La Ferme de Gaïa

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  • Les recettes de la création d'une communauté réussie

    La vie communautaire : vraie ou fausse solution ? A quoi ressemble la communauté efficace des années 2020 ?

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    Qui dit ferme résiliente renvoie très vite à la notion de vie communautaire !

    Et là, dans notre société hyper consumériste et individualiste ou « JE » décide de tout, de ce qu’il mange, de ce qu’il écoute à la télé, de ce qu’il fait et de ce qu’il fait de SON argent, cette idée de communauté dérange …..

    • Le groupe va décider pour moi
    • Je ne vais pas pouvoir choisir mon programme télé tous les soirs
    • Mes affaires ne seront plus mes affaires
    • Etc…..

    Ce qui n’ est pas faux …. Car une communauté doit être centrée autour d’un certain nombre de points communs, bien qu’il s’agisse plus de valeurs, que d’objets, ou de choix de programmes télévisés …. Et surtout, lorsque tout va bien, c’est la grande famille, mais quid des inévitables crises ? Conflits ? Également inévitables au sein de nos familles occidentales.

    J’ai animé des groupes pendant presque 20 ans de ma vie, le temps est sans doute venu de partager ces expériences, tout en invalidant les idées reçues, mais en plaçant en exergue les points qui m’ont semblés cruciaux pour la réussite d’un projet communautaire.

    Retour aux années 60 ?

    Certainement pas …. Les mouvements communautaires des sixties avaient leurs propres systèmes de valeurs et elles ne se sont pas avérées solides dans le temps. C’était le grand partage, dont on sut plus tard qu’il fut excessif ! La grande non jalousie, autre mythe non viable ! La libération sexuelle – vaste débat, mais réservée à la stricte intimité et non au groupe ! Et l’absence totale et présumée de droit à l’individualité dans de nombreux groupes, ce qui fâche 100% des égos dans le temps !

    10 règles de réussite durable !

    1°) Le système de valeur

    Il n’y a pas 1 système de valeur tout à fait universel, mais un système de valeurs par communauté ! Le tout étant que tous y adhèrent sans exception.

    Par exemple :

    • Amitié
    • Tolérance
    • Partage
    • Famille
    • Solidarité
    • Empathie
    • Ruralité
    • Accueil

    Mais vous pourriez aussi bien avoir :

    • Priorité à nous
    • Modernisme
    • France et Français
    • Droit à la défense de ses intérêts
    • Survie de soi face aux autres, soit eux ou nous

     

    Ou encore un mélange des 2 et bien d’autres modèles d’ailleurs ……. Je ne sais pas vous dire quel modèle serait le plus adéquat. Mais si tous n’adhèrent pas au même, cela constituera un inévitable sujet de friction ….

     

    2°) La place de l’individu au sein du groupe

    Chaque personne compte ! Pour autant que son voisin ! Ce qui lui donne des droits et des devoirs, l’accès aux mêmes ressources, mais l’obligation de partager aux tâches communautaires en fonction de ses compétences, mais à effort égal. Il n’existe donc aucun système de favoritisme dans une communauté équilibrée. Un membre l’est à part entière ou pas du tout.

     

    3°) La nécessité d’un espace individuel

    C’est une nécessité qui, hors situations d’urgence, est vitale. J’ai vécu à plusieurs reprises dans de très grandes familles ou communautés et je sais par expérience qu’il n’est pas possible de priver durablement quelqu’un de son droit à la solitude autant que de son espace strictement privé ( dans lequel il fera ce qu’il veut hors mis ce qui est interdit par le règlement, comme de sodomiser une chèvre par exemple)

    Dans la plupart des communautés, cet espace privé est la chambre. Et seulement la chambre.

     

    4°) Le règlement intérieur

    Il est inévitable ….. Souvent, il traduit nos valeurs par des règles plus fines. Si la communauté ne s’est pas créée en une seule fois, ce sont les premiers constituants qui ont pu en figer les bases. Le règlement intérieur n’est d’ailleurs pas rigide, mais il est stable.

    De quoi parle-t-il ? De petites choses comme le partage du choix des médias, du travail sur place, des apports financiers, du matériel commun (ou non), de l’obligation de propreté, de la résolution des conflits, des sanctions potentielles en cas de débordement grave (violence, vol par exemple), de la constitution d’une forme d’autorité (tournante ou non, sur élection ou avérée) de réflexion ou de décision etc…..

    La plupart du temps, c’est l’expérience qui le fera s’améliorer au fil du temps, des ententes et des conflits

     

    5°) Un exécutif fiable, expérimenté et remportant l’adhésion

    Dans la plupart des films, quelques héros tiennent le rôle ! De façon générale, il y a toujours un père et une mère de famille …. Personnellement, je ne préconise pas l’exécutif mono-individu, mais plutôt le « Conseil des Sages » avec un minimum de 3 personnes (chiffre impair pour les votes) et tournant, si possible 1 fois par an !

    Je suis tout à fait contre un exécutif figé avec un leader charismatique et tyrannique si possible ! Cela fait d’immenses dégâts dans les associations.

     

    6°) Un listing des tâches obligatoires, récurrentes ou saisonnières, avec la constitution d’un planning auquel tous participent à valeur égale !!!

    Dans certaines communautés, cette valeur est chiffrée en heures, là aussi tournante : ce ne sont pas toujours les mêmes qui nettoient les chiottes ou les étables

     

    7°) Un partage financier

    Dans notre société, les finances restent un sujet à fâcherie ! Même au sein des familles, alors à fortiori au sein d’une communauté. Il existe donc des pôles de dépenses communes qui doivent être partagées de façon équanime :

    • Electricité
    • Eau
    • Téléphone/Wifi etc…
    • Taxes foncière ou impôts locaux
    • Chauffage de quelque méthode que ce soit
    • Alimentation
    • Travaux de la communauté
    • Achats visant au bien-être ou à la survie de tous : poules, semences, aussi bien que télévisions etc….
    • Voiture communautaire

    De la même façon que sont partagées les rentrées communes

    • Accueils payant extérieurs (chambres d’hôtes par exemple ou gite rural)
    • Vente d’œufs ou de légumes, ou encore de viande et de fromage
    • Prestations de services proposées par la communauté

    Tant que le monde tourne rond, il peut y avoir un stricte individualité sur certains points :

    • Achat des vêtements ou éléments de conforts personnels, friandises,
    • Voiture perso etc…
    • Alcool pour consommation personnelle ou cigarettes

    Mais attention à l’effet toxique que constitue une situation personnelle privilégiée. Et si le monde ne tourne plus rond, certains ne pourront pas avoir leurs clopes et d’autres pas.

    Il va de soi que les pilleurs de ressources (frigo, chauffage électrique etc…) seront sources de grogne et doivent être gérés.

     

    8°) Un système de sanctions

    Hélas. La perfection n’étant pas de ce monde, il peut y avoir, malgré nos valeurs communes, malgré le choix du départ et malgré toute notre bonne volonté, des erreurs, puis des fautes avérées. Parmi elles : le vol et la violence.

    Dans une communauté très large (village) il peut même y avoir la reconstitution d’un système complet. Mais au sein d’une petite communauté, la sanction ne peut s’orienter que vers 2 solutions :

    • La réparation (si possible)
    • L’exclusion (après avertissement ou non selon la gravité)

    Ce mérite un livre tant le sujet est complexe. Que faire d’un problème psychiatrique par exemple ? ou du vol d’un résident qui semble largement favorisé par ses moyens financiers ? Que peut-on pardonner ou non ? Et surtout y a-t-il risque ou non de récidive ? S’agit-il d’une erreur ou d’une faute (soit sans ou avec intention). Un enfant est-il en cause ? Etc….

    Il va de soi qu’une erreur, même non grave, peut dégénérer en conflit destructeur si une famille finit par accuser l’enfant d’une autre famille au sein de la communauté. J’ai vu des associations sauter en éclats pour des partages de sandwichs.

    Le rôle des leaders sera sans doute crucial : prévenir – dialoguer – apaiser

     

    9°) Prévoir des procédures

    Le terme fleure bon l’Industrie ou la société actuelle, il est pourtant inévitable :

    A partir de quel moment un malade peut-il cesser de travailler et pour combien de temps ?

    Quoi faire en cas de graves intempéries (hommes et bêtes)

    Plan d’action de fuite en cas d’incendie, d’inondation, ou de troubles civils/militaires

    Comment gérer la mort

    Qui prévenir en cas de quels évènements

    10°) Répartir les compétences

    Tout le monde ne saura jamais tout faire. Il sera donc inévitable de travailler plutôt avec les différences, qu’en les fustigeant ! Si Albert sait faire de la plomberie, il vaut mieux qu’il répare la plomberie pendant que Jean fait la vaisselle.

    Mais les compétences ne doivent pas constituer une excuses pour fuir certains travaux pénibles.

    Il existe des différences litigieuses :

    • Qui a de la force ou pas
    • Qui est vieux ou pas
    • Les enfants ont-ils le devoir de participer ou non et à quoi
    • Les lourdaux peuvent-ils participer aux tâches physiques ou non
    • Existe-t-il des membres qui sont un frein et ce frein est-il acceptable
    • Une femme enceinte peut-elle participer et à quoi

    Vous allez me dire que tout ça est du bon sens. Oui, dans une certaine mesure et dans une communauté peu élargie. Quid d’une grosse communauté ou la femme d’Albert passe son temps à faire des gosses qui mangent comme 4 et ne branlent rien ? Ceci parait exagéré, mais bon ….. Viendra sans doute un temps où la communauté aura trop grandi et deviendra ingérable en tant que telle. On refera un village !

     

    A combien de membre se monte la communauté idéale ?

    C’est une question de places en chambres, mais pas seulement !!!

    Il me semble que c’est aussi une question de vie familiale. 10 membres, mais constitués de 2 couples et 6 enfants me semblent très compliqués à gérer car inévitablement chacun voudra le meilleur pour ses petits. 10 membres célibataires ne le resteront pas. On fait quoi des entrants ? Ce qu’il faut prévoir. Idem pour la place du couple au sein de la communauté.

    Il n’existe pas une solution, mais plusieurs. Adaptées au cas par cas.

    Attention aux tromperies conjugales dans le groupe !!!!!!

    Albert a couché avec Marie, la femme de Jean ? Et le groupe explose ….

    Ce n’est donc pas facile.

    Personnellement, je n’ irai pas au-delà de 8 à 10 personnes dans une grosse ferme. Ou un grand bâtiment, voire un immeuble. Au-delà, il me semble raisonnable de scinder la communauté et de créer un petit pôle collectif, comme le jardin ou l’élevage.

     

    La recette du succès

    Tolérance, finesse des choix, main de fer mais gant de velours, choix des entrants, pertinence de la réflexion ?

     

    Je suggère tout de même quelques éléments fondamentaux :

    1°) Pas d’idéalisme ni d’idéologie

    2°) Bien connaître les entrants, bien se connaître avant de décider quoi que ce soit

    3°) Être en mesure d’accepter soi-même la vie commune avant de se lancer dans ce type de projet. La seule volonté d’échapper au système ne suffisant pas.

    4°) Ne jamais idéaliser qui que ce soit en début de relation.

    Et il me semble qu’il existe une « communauté de valeurs communes » à tout groupe résilient : Solidarité – Empathie – Partage (au sein du groupe)

     

    Pour un avenir meilleur, plus radieux ….

  • Coronavirus, Travaux de la terre et résilience ?

    Coronavirus et Résilience : faut-il avoir peur ?

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    La peur n'évitant pas le danger, je ne suis pas certaine qu'il faille avoir peur. Et le coronavirus n'est sans doute qu'un symptôme de plus sur notre société malade et notre planète fatiguée. A l'heure actuelle, alors que le permafrost décongèle un peu partout, de très anciens virus, tout à fait inconnus, sont en train de faire leur "coming-out". Ce n'est pas le cas du coronavirus, né à l'insu du plein gré du labo haute sécurité de Wuhan .... Mais ce n'est sans doute pas la dernière fois que cela se produit.

    Les conséquences seront sans doute économiques pour commencer, même si la progression d'heure en heure fait particulièrement peur :

    hier soir 20500 cas et 450 morts à la louche, ce matin 25000 cas et 500 morts à la louche ....

    Je crois que ce qui me fait le plus tiquer, ce sont les mesures de propagandes de notre bien-aimé gouvernement : tf1 hier-soir, on filme des touristes chinois souriant et trimballant des courses de chez Vuitton, rappelant que le tourisme Chinois, c'est 3 milliards d'Euros par an en France. Puis on nous dit que si la situation est terrible en CHine, il n'y a rien à craindre en France, alors que nous maintenons nos lignes régulières avec cet ami privilégié.

    Ca me rappelle Tchernobyl : le nuage qui s'arrête à la frontière .... Les mêmes mots. Les mêmes maux.

    Et Marseille tente de contenir une épidémie d'infection à pneumocoque sur ses chantiers marins ..... Mauvais hasard

    Ajoutons H1N5 et la peste porcine qui galopent à toute vitesse en massacrant tout à la fois les réserves de porc et de poulet, toujours en Chine. Sachant que H1N5 est accessible à l'homme et hautement mortelle. Pauvre Chinois. Sans doute pas les mêmes que ceux de chez Vuitton.

    Et encore des Chinois filmés en Autriche dans le village de la reine des neiges.

    On est en train de nous enfumer.

    Ceci dit, je ne pense pas que la peur soit le bon article à importer de Chine pour le moment.

    Pour information : faites confiance aux huiles essentielles, à la fois bactéricides et anti-virales, trèèèèès efficaces. Je vais travailler cet Après-Midi sur une formule spécifique aux maladies virales respiratoires que je mettrai en ligne à la page aromathérapie.

    Voilà le lien vers le soin : Allez tout à fait en bas de page : j'ai conçu ce soin à ce jour !

    Santé Nature : l'aromathérapie

    Pourquoi peaufiner sa résilience ?

    Pour plein de raisons, la première étant que vos retraites sont loins d'être acquises, que le travail se fait rare et cher, la dernière étant que l'économie risque de très mal prendre l'extinction prolongée du poumon industriel du monde : la Chine. Les bourses chinoises ont chuté de 8% (c'est juste hallucinant) et toutes les BCE serrent le cul pour se préparer à soutenir les autres bourses en cas de frémissement.

    Quant à la dangerosité du virus en question, je crois que nous sommes sur une exponentielle, mais qu'elle ne fait que compléter un tableau collapsologique très sombre. S'alarmer ou paniquer est inutile. Faut-il vous rappeler que pour Tchernobyl, les extinctions thyroidiennes ont été multipliées par 100 dans le Jura sans que jamais nous ne soyons prévenus ?

    Par ailleurs la Chine est également grande productrice de médicaments, aussi simples que le Doliprane (90% de la production mondiale)

    Hélas, et même si je fais la promotion de la vie à la campagne, je sais que beaucoup sont citadins. Quoi faire donc ?

     

    Comment peaufiner sa résilience :

    1°) 15 jours de stocks pour les produits alimentaires

    2°) 3 jours d'eau potable en bouteilles

    3°) 1 paquet de capsules micropur (ou de même type)

    4°) Favorisez une alimentation locale (petits producteurs locaux de viande, d'oeufs et de légumes)

    5°) Créez vous un cercle de relations rurales avec qui entretenir des rapports commerciaux qui vous seront utiles

    6°) Achetez vous la liste des huiles essentielles nécessaires (et citées pour la recette ci-dessus référencée), plus celles que vous jugerez utiles sur la page d'aromathérapie

    7°) En cas de maladie, commencez par vous reposer afin de faciliter le travail de régénération et évitez d'embrasser vos proches.

     

     

    Quant aux ruraux, lisez les articles précédents qui expliquent comment mettre en place un système résilient durable partageable pour plusieurs familles éventuellement. Prochainement, un article sur la permaculture qui n'a tout de même rien inventé si ce n'est d'appuyer là où ça fait mal : l'appauvrissement général de nos terres ......

  • Sommes nous en danger : collapsologie et Ruralité ?

    Collapsologie et Ruralité : sommes-nous en danger, quelle solution ?

    Savez-vous ce qu’est la Collapsologie ? C’est la terminologie adéquate et politiquement correcte pour les théories de l’effondrement civilisationnel.

     

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    Pourquoi nous effondrerions-nous ? Sommes-nous en danger ?

    OUI

    Pour de multiples très bonnes raisons parfaitement analysées par un certain nombres de scientifiques, d’assureurs (qui ont peur d’avoir un peu trop à payer) et d’hommes politiques bien informés.

    Argumenter sur le « est-ce juste » ou « c’est n’importe quoi » me semble compliqué et inutile, je vais donc vous donner 2 sources qui me sembles fiables et même édifiantes, à la fois politiques, scientifiques et recoupées :

    Yves Cochet : ancien ministre de l’environnement, ayant eu en sa possession de nombreux rapports alarmistes, ancien vice-président de l’assemblée nationale, il n’a aucun intérêt personnel à nous prévenir, il est âgé de 74 ans et a personnellement pris ses dispositions. Si cet homme, qui n’est pas un imbécile, renouvelle ses derniers temps, l’ensemble de ses avertissements, c’est probablement parce qu’il est convaincu que « ça urge »

    Voici un lien vers l’une de ses vidéos ultra récentes :

    https://www.youtube.com/watch?v=g58FCakyYEE&t=1955s

    Pablo Servigne, conférencier et auteur Français, spécialisé dans la collecte des informations sur les phénomènes d’effondrement, il a écrit de nombreux ouvrages, mais un seul pourra éventuellement vous suffire : le « comment tout peut s’effondrer » que j’ai personnellement lu. Ses sources sont crédibles, étayées, vérifiées.

    Notez bien que les chaines de télévision nationales ou privées telles que Tf1 et A2 ne se privent plus de faire des reportages sur ces phénomènes de recherche de résilience face à la menace de l’effondrement.

    Et que dit le gouvernement ? Il propose de faire un « sac de survie », donne des instructions claires et propose d’adopter des conduites réfléchies en cas de catastrophe. Le lien ci-dessous n’a rien à envier aux sites « survivalistes » habituels :

    https://www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-kit-d-urgence

    A présent, vous venez de lire tout cela et songez avec effroi que nous risquons l’effondrement pour des raisons anthropiques, soit à cause de notre faute, notre très grande faute : pollution, réchauffement, épuisement des ressources …..

    Est-ce la seule raison ? NON certainement pas.

    Savez-vous que nous avons entamé notre sixième extinction d’espèces ? C’est dire qu’il y en a eu 5 durant l’histoire de la terre et que, de façon récurrente, nous essuyons des déluges de toutes natures.

    Je vous conseille la lecture de l’excellentissime Immanuel Velikovski « Mondes en Collision » qui vous guérira tout à fait de l’idée absurde que la Terre, le Soleil ou le Cosmos sont stables.

    Par exemple : le volcan Yellowstone, gigantesque Caldeira de l’Ouest des USA, explose tous les 6 à 700 000 ans. Ca fait actuellement plus de 700 000 ans qu’il n’a pas explosé. En cas d’éruption majeure, l’ensemble des USA subit un hiver nucléaire, une bonne partie devient inhabitable, le monde entier se refroidit de plusieurs degrés et la plupart de nos terres cultivables ne le sont donc plus.

    Notre ère actuelle, l’Holocène, réputée pour sa stabilité climatique, est en train de prendre fin. Les désordres climatiques sont de plus en plus nombreux, irréfutables, inévitables. Des villages Français rasés par les tornades aux régions côtières dévastées par les inondations en passant par les incendies en Australie, comment pouvons-nous encore douter ?

    Quelle est notre véritable capacité à vivre durablement dans ce monde ?

    FAIBLE

    L’ensemble des acteurs, qu’ils soient survivalistes farfelus, ou scientifiques rationalistes, en viennent à peu près tous à la même conclusion, en cas de véritable catastrophe, les magasins ont 24 à 48 heures de stocks, les citadins disposent de quelques jours dans leurs placards,  à peine plus d’une semaine en campagne (où faire ses courses demande plus de temps de déplacement).

    Mais bien au-delà de ces faibles réserves alimentaires, nous dépendons entièrement de l’approvisionnement électrique, en cas de panne majeur, même l’eau potable ne coule plus au robinet.

    Ceux qui disposent d’une voiture ont en général ½ plein d’avance, moins si pas de chance

    En clair, en cas de catastrophe, nous sommes dans la m***e la plus noire en moins d’une semaine. Plus d’eau potable, plus de chasse d’eau, plus de nettoyage des poubelles, plus de chauffage, plus de repas chaud, puis plus de repas du tout, surtout en ville.

    Relisez bien les consignes gouvernementales. Pensez-vous vraiment qu’elles ont été écrites au pif ?

    Notre capacité actuelle, occidentale et Française, à se débrouiller, est de l’ordre de 0.

    Existe-t-il une solution facile ?

    NON

    Pendant les situations de guerres ou de chaos, il est notoirement connu que les citadins disposant d’une famille à la campagne partent faire leurs courses. Ceux qui n’en ont pas passent, au début, par le marché noir. Ceux qui n’ont rien ne passent par rien du tout et viendront s’ajouter aux problèmes d’approvisionnement des hôpitaux, la famine et la maladie des pauvres gens dépourvus.

    Et non, la ville est tellement peuplée (explosion démographique de la seconde moitié du 20ième siècle) que, contrairement aux situations antérieures (guerre de 39/45), la campagne ne pourra pas nourrir l’intégralité de la ville.

    En cas de catastrophe, nous risquons :

    1. Le Chaos
    2. L’arrivée du trio infernal : Famine Maladie Violence
    3. Une réduction drastique d’une partie de la population que Yves Cochet (ainsi qu’un certain nombre de scientifiques, militaires, etc….) ont estimé à 50% …….

    Il n’existe donc quasi pas de solution, quelques palliatifs qui permettront aux plus prévoyants, malins et autres écureuils de s’en sortir. En espérant que ceux qui s’en sortent soient solidaires et tendent la main à quelques malheureux – en sachant qu’ils ne pourront pas tendre 1000 mains, mais juste 2.

    Quelles solutions concrètes

    PLUSIEURS

    La ruralité est, d’avis d’expert, la meilleure des solutions en Occident ! La plus complète, la plus durable. Une famille bien organisée dans une micro exploitation agricole, peut tendre la main à 15 familles qui s’installent. Elle ne peut pas les nourrir, mais peut les aider à devenir eux-mêmes de petits exploitants. Ce qui semble réaliste, étant donné qu’en cas de chaos, les grosses exploitations de type agro-industrielles seront à l’arrêt, contraintes à l’abattage des ¾ du bétail ou incapables de maintenir une culture intensive. Les terres seront donc rapidement et hélas disponibles en cas d’arrêt du circuit.

    Première et meilleure solution : l’investissement courageux et résilient dans une petite fermette en sachant que 1000 m² de jardin, 4 lapins et 2 chèvres peuvent faire des miracles. Mais en travaillant, en acceptant de manquer de confort etc…..

    Comment prévoir, prévenir le temps d’adaptation ? Tout le monde ne pouvant acheter une fermette à la campagne, il est indispensable de prévoir sa propre résilience citadine :

    1. Cultures en toitures
    2. Cultures à organiser dans les jardins publics et semences à stocker, jardins ouvriers, quelques m² suffisent ….
    3. Stocks alimentaires d’au moins 15 jours au strict minimum
    4. Stocks hydriques à l’identique
    5. Stocks de gaz (cuisson, conservation, chauffage), de bougies, 1 jerricane de carburant renouvelé régulièrement
    6. Médicaments d’avance, pathologies en cours, mais aussi bobologie et désinfection

    Ne faites pas trop confiance à vos congélateurs : ils dépendent de l’électricité. Prenez des basiques : du riz, des pâtes, bien emballés à l’abri des mites alimentaires, des couvertures pour avoir chaud.

    C’est ainsi qu’un petit immeuble bien organisé peut rapidement produire ses légumes solidaires et partager ses ressources, le temps que le système redémarre.

    Et il redémarrera. Inévitablement.

    Alors prêts ?

    Formez-vous, Informez-Vous, Bougez-vous !

    Formation, woofing, vidéos, réfléchissez pendant qu’il est temps.

     

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  • Bienvenue chez nous ? La comparaison qui ose tout : Petite Ferme Versus Ibis

    BIENVENUE CHEZ NOUS !!!!!

    Chambre d’hôtes à la « Petite Ferme de Gaia » versus l’Ibis de Dole - Jura,

    La comparaison qui ose tout et qui renverse les bases de l’émission !

     

    Le concept de chambre d’hôte, Bed and Breakfast, n’est pas récent.

    Il s’agissait, la plupart du temps, d’une modeste chambre, douillette mais simple, dans une maison rustique qui comptait plus de place que nécessaire. Je me rappelle d’une nuit chez l’habitant dans une vieille ferme de Forêt Noire, de la grosse couette de plume dans une maisonnée peu chauffée, de la maîtresse de maison qui parlait peu, mais faisait une excellente brioche. Il n’y avait pas de télévision, et internet n’existait pas. Nous étions en 1981, j’avais 18 ans.

    30 ans ont passé et la rapidité des transports, la facilité d’accès à tous les services via le net, ainsi que cette culture occidentale du voyage et de la découverte, ont popularisé le concept de maison d’hôte – alternative à une hôtellerie souvent froide et efficace.

    Perte de chiffre d’affaire aidant, les lobbys hôteliers sont sans doute à l’origine de cette mauvaise télé réalité qui lança l’émission « bienvenue chez nous », dont l’objectif non avoué ne peut être que de faire grimper le niveau d’exigence des « invités payants » : pour un prix défiant toute concurrence, votre maison, pleine de charme et de caractère, accueille, bichonne et amuse d’exigeantes personnalités qui s’acharnent à chasser le grain de poussière ou l’imperfection.

    Comment vous dire ? C’est tellement navrant …. Tellement loin du concept d’origine qui mettait en rapport des hommes et des femmes différents, partageant, le temps d’un séjour, un univers personnalisé ou atypique, sans l’ultime prétention de faire mieux que l’hôtel voisin.

    Pour mettre cartes sur tables, faisons un comparatif !!!

    L’hôtel de référence : l’Ibis de Dole, moyenne gamme, faisant partie du groupe ACCOR, aucune mauvaise surprise prévue

    La chambre d’hôte de référence : Petite Ferme de Gaïa, moyenne gamme, chambre Georges Sand

     

    Ce qu’un hôtel vous offrira toujours :

     

    Une formule 100% stéréotypée, complète et prévisible au détail prêt. Votre petit-déjeuner est servi entre telle et telle heure, vous n’y rencontrerez personne, il n’y aura pas de feu et pas de cheminée. Votre chambre a une surface garantie contractuellement et une femme de ménage passe une fois par jour faire votre lit et nettoyer votre salle de bain. Tout est propre en général – voire aseptisé. Rien ne manque, 0 imprévu. Vous serez accueilli à votre arrivée et l’on prendra les références de votre CB parce que oui, il y en a qui se tirent sans payer, parfois avec le linge …. Le café et le thé hors plateau bouilloire dans la chambre sont payants. Manger, même simplement, a également un prix. Les choses sont contractuelles – définie, claires. Il n’y a pas non plus de poils de chats, les chambres sont fumeurs ou non-fumeurs et il est possible d’avoir un lit anti-allergie. L’espace collectif est garanti non-fumeur, vous disposez des basiques, wi-fi, télé, et d’un bar (payant), ainsi que d’un restaurant (payant)

     

    Hôtel 1 

     

    Pour à peine plus de 66 euros, vous avez une chambre double d’une surface de 15 m² et un petit déjeuner inclus pour une valeur d’environ 6 euros.  Vous n’y recevrez aucune compagnie, mais ne manquerez de rien.

    Le menu de base sans les boissons est à 19 euros, entrée, plat et dessert. SI vous ajoutez un café et 1 verre de vin, vous tournerez autour de 25 euros.

    Pour ce prix-là et ces conditions, vous pouvez séjourner en couple sans sortir la voiture et disposer de tout le confort.

    • Points positifs : bon rapport qualité/prix de la cuisine, possibilité de faire une étape de repos total, chambres garanties contractuellement, services standards, petit-déjeuner Européen abondant.
    • Points améliorables : le cadre général est celui d’une zone commerciale de banlieue citadine – pas glamour ! Si vous êtes seul, vous ne parlerez à personne ou presque durant le temps de votre séjour, les chambres sont aseptisées et impersonnelles, tout surplus est payant.

    Les grandes chaines proposent des conditions absolument impeccables dans 95% des cas, et choisir un hôtel, c’est la sécurité du contrat.

     

    Ce que la Petite Ferme de Gaia vous offre

     

    Sans doute quasi l’inverse : une formule atypique, dans un cadre original – une maison d’artiste pleine de peintures et à la déco colorée, pleine de meubles anciens ou peints, avec un peu de désordre, quelques toiles d’araignées et sans doute de la poussière ça et là.

    Vue d ensemble 1 

     

    La chambre fait 22 m² et est équipée d’un sauna, mais aussi des basiques, wi-fi, télé, plateau bouilloire …., elle est tenue strictement propre et a sa propre salle de bain avec une vasque posée sur meuble de tek, ses grands miroirs et sa table ancienne pour poser ses affaires perso.

    Je vous accueille en personne et nous allons sans doute échanger un peu, même si je ne fais pas la dame de compagnie. Je vous apporterai des conseils sur le plan touristique et peux même vous accompagner au départ de vos promenades à pied. Ou vous expliquer un détail sur la carte, voire vous montrer le chemin. Les routes sont barrées ? Ce n’est pas un problème, je connais tous les chemins de mon pays J ……

    Votre petit-déjeuner est largement abondant, Européen, devant le feu de cheminée. En hiver le vieux poêle Alsacien rayonne toute la journée et vous avez les ¾ de la maison qui vous sont accessibles : salon de repos, bibliothèque, salon télé/musique et jeux de société, cuisine si vous souhaitez vous faire chauffer un truc perso.

    Votre chambre n’est pas qu’une chambre, c’est un sésame pour une expérience …. Dans un monde non ordinaire

    En été, le jardin, son vaste bassin et ses transats, ainsi que sa terrasse sont disponibles, silencieux, cachés à la vue du monde …

    Le café et le thé sont offerts, pas seulement dans votre chambre, mais dans toute la maison. Mais je ne fais en général pas à manger car ce que les hôtes souhaitent, pour 20 euros, je ne peux pas le faire aussi bien qu’un professionnel de la restauration. Et Dole, c’est environ 95 restaurants !!! Alors pourquoi bouder son plaisir de varier justement …..

    Points positifs : le meilleur rapport qualité/prix, car pour 69 euros, vous avez un sauna et 22m², plus l’accès à toute une maison, un jardin, un vaste espace collectif. Le petit-dej est à peu près le même que dans l’hotellerie, feu de cheminée en plus. La chambre est vaste, très proprement tenue. Ce sont des espaces qui ont une personnalité. Beaucoup de petits plus sont gratuits et vous avez une présence presque permanente à la maison, une sorte de « gouvernante » à votre disposition et qui a à cœur de vous aider lorsque c’est possible.

    Points améliorables : il faut sortir pour dîner ! Il y a des toiles d’araignées, des chats qui courent, parfois de la poussière dans certains coins des parties communes. Il arrive même qu’il y ait des gens que vous croiserez : ma famille, mes enfants. En été le coq chante et les moutons bêlent le matin quand ils ont faim. Il y a des insectes dehors et des oiseaux parfois bruyants. Enfin les arbres perdent leurs feuilles …. Qui cherchent à entrer dans la maison.

     

    Alors, Quid de la comparaison ? Est-ce comparable ? La petite ferme est moins chère, et offre bien plus de caractère, elle ne conviendra jamais à 100% de la population. C’est un mode de vie et pas seulement un lit et une prestation. La petite ferme de Gaia, c’est avant tout une expérience à un prix légèrement en-dessous de celui d’un hôtel de gamme équivalente. Mais les amateurs d’une modernité blanche et impeccable seront déroutés. Comme le citadin qui goute d’un beurre fait avec du lait de vache non pasteurisé …. Expérience forte, trop peut-être ….

    J’ai eu fait des promotions qui attiraient tout particulièrement une clientèle très citadine. Je n’en fais plus, ce type de clientèle est souvent gênée par la réalité de la campagne, elle s’attend à un univers promu par les émissions télé, souvent par méconnaissance culturelle d’ailleurs. Pour rêver de la Petite Ferme, il est nécessaire d’avoir envie de se plonger dans un vaste espace aux frontières temporelles étendues….

     

    De façon générale, que penser de l’émission « bienvenue chez nous » ?

    Alors là, c’est pire qu’une blague ! Pour le prix d’une chambre et d’un repas dans un hôtel équivalent, les accueillants sont priés d’offrir du temps de compagnie, une activité de loisir adaptée, un repas fin servi à l’assiette et faisant la part belle à une cuisine élaborée autant que régionale, proposer un cadre charmant, avec de la personnalité, mais plaisant à tous (ce qui est antinomique).

    Et là vous voyez arriver une meute d’hôtes à l’esprit critique aiguisé par la compétition et la joie de gagner 3 pauvres mille euros avec un peu de pub en sciant la branche sur laquelle ils sont posés : à savoir une hôtellerie amateur qui n’offre pas de service standardisé, mais reçoit chez soi pour une expérience dans un univers personnel.

    Mais a-t-on oublié que nous faisons aussi ça pour gagner un peu d’argent, entretenir et faire perdurer nos « maisons de charme » ? Que penser du prix de revient (et oui, il faut y penser) si, pendant toute votre journée, soit 8 heures standard, vous faites le ménage, la cuisine, la conversation, les loisirs, assurez, rassurez, anticipez les besoins d’un ramassis de capricieux pour qui rien n’est assez ni trop beau dans cette société consumériste exceptionnellement pingre de gentillesse et de reconnaissance ???

    Les « ceusses » qui ont créé l’émission, mettant fin au mythe de l’amateurisme en hôtellerie, doivent bien se marrer du bon coup qu’ils ont fait dans cette histoire ! Désormais, les amateurs doivent faire mieux que les pros, pour un prix souvent inférieur et dans des cadres tout à fait extraordinaires que les pros ne pourront jamais créer, vu que ça couterait « une blinde ».

    Alors à tous ceux qui rêvent de transformer leur maison en chambre d’hôte pour agrémenter, voire obtenir, leur retraite, n’oubliez pas de faire vos comptes et de savoir ce que vous pouvez offrir sans y laisser votre chemise. Le prochain article fera pour vous ces calculs de base, investissements, petits frais, consommables qui peuvent transformer votre beau projet en ruine-budget. Puis nous aborderons également la notion de service : où commence-t-elle ? Où doit-elle finir ? Ce que nous vendons, ce que nous donnons et comment le prévoir. Restera à parler des hôtes accueillis et des hôtes accueillants : portraits, attentes etc…..

     

    A bientôt très chers ….. texte co-signé par toutes les araignées de la maisonnée :-) 

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  • Woofing mode d'emploi

    QU’est-ce que le Woofing ?

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    Potimarron de Romange, le légume merveilleux dela soupe hivernale

     

    Le woofing est un mouvement mondial !

    Il permet à tous de voyager chez l’habitant, agriculteur, permaculteur, adepte d’une nature préservée ou d’un élevage en bio en échange d’un petit coup de main.

    C’est ainsi que savoir-faire et compétences variées, mais éthiques, peuvent traverser la planète à moindre coût et dans les meilleures conditions.

     

    Comment ça marche ?

    Le woofer ou woofeur s’installe au domicile de son hôte pour une durée fixée contractuellement et variable. Il est nourri, au sein de la famille, logé tout à fait dignement, comme tout le monde dans la maison. En échange il offre 25 heures par semaine de son temps pour participer aux travaux de la ferme. C’est ainsi qu’il s’informe ou apprend tout en rendant service et sans que cela ne lui coûte !

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    Forêt vierge de légumes maison dans notre serre

     

    Quelles démarches ?

    Le woofing répond à une démarche structurée. Afin que tout soit encadré et légal (et surtout afin d’éviter d’une part le travail au noir et d’autre part toutes les formes d’abus de part et d’autre), il est nécessaire que l’accueillant et l’accueilli se retrouvent sur une plate-forme commune :

    https://wwoof.fr/

    Cette plate-forme exige que les hôtes soient inscrits et agréés, reconnus pour leur éthique agricole et leur savoir-faire.

    Elle exige, de la part des futurs woofers, qu’ils aient réglé une petite adhésion, et clarifié leur identité, leur motivation.

    Dans cet esprit, le site propose une charte :

    http://docs.wwoof.fr/documents/charte-wwoofing.pdf

     

    bb-cochin-portrait-04.jpg

    Poupoule maison en devenir

    Quels avantages ?

    C’est du gagnant/gagnant, le woofer apprend, s’informe, capitalise un certain nombre de connaissances didactiques sur le terrain. Donc concrètes ! Pendant cet apprentissage, il est pris en charge, il peut  se former gratuitement ou presque.

    L’hôte, agriculteur, manque la plupart du temps de fonds pour se payer des coups de main qui ne nécessitent d’ailleurs pas, ni ne justifient de salarié. Il est souvent seul dans son travail. Grâce à la présence de woofers, il n’est plus seul et peut se faire aider.

    voyage-120.jpg 
     

    Nos chevaux ne sont pas juste là pour le fun, ce sont nos alliés

     

    Quelles limites ?

    Le woofing n’est pas une situation qui doit se pérenniser dans le temps. Les séjours vont de 1 à plusieurs semaines, mais le but n’est pas de prendre racine ….. Le Woofing ne peut donc pas pallier à une recherche de travail d’un côté, ou de salarié de l’autre.

    Il va de soi que cette démarche est basée sur le respect et la tolérance réciproque. Il faut, de part et d’autres, une capacité à l’adaptation et à l’accueil des différences.

    L’agriculteur hôte doit avoir la fibre pédagogique, à défaut de quoi la démarche perd son sens.

    Mouton 01 2012 

    Tonton perso ....

     

    Le Woofing à Romange

    Vue d ensemble 

     

    Ne rêvez pas : la piscine va être transformée en bassin pour la plus grande joie de la nature et des  grenouilles :)

    Ancienne formatrice, je n’ai jamais trop su quitter la fibre pédago, même si je suis tombée très tôt dans l’agriculture et surtout dans l’esprit «permacole » (qui ne s’appelait pas comme ça avant, mais existait déjà)

    Transmettre, c’est l’essence de l’avenir ….

    En même temps, le coup de main n’est pas de trop, aussi et surtout pour le plaisir de travailler à plusieurs.

    Je ne reçois les woofers que un par un pour de banales questions de logement et parce que je me sens plus disponible ainsi. Prochainement seront mises en place des formations, cette fois-ci destinées à accueillir des petits groupes, dans le cadre de la collapsologie et de la permaculture, ainsi que des différentes techniques connexes.

  • L'esprit de Gandhi et le Minimum de la Survie Rurale

    Cet article verra son écriture étalée sur plusieurs jours, il va me demander du temps et des explications : attention modifications et enrichissements tous les jours

    Avertissement : les notions de potager, culture, et élevage sont traités en détail dans les pages connexes

    L'esprit de Gandhi

     

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    Il détestait la violence autant que les abus de violence tout en réverrant un ordre immuable, il pronait simplicité et autonomie, Il fut un fervent lecteur de Tolstoï et sans doute a-t-il mélangé son influence pour toucher Martin Luther King. Tous 2 sont morts assassinés après avoir "combattu" par le verbe, l'obstination et l'exemple une société de castes où ils rêvaient de faire régner l'amour divin en toute simplicité. Utopie ? Peut-être pas totalement.

    De la vie à la campagne ..... et à l'ancienne

     

     

     

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    Serge Merlier, Alors Président de l'UIMM Grand Hainault, fervent développeur de l'activité économique éthique et responsable

    Le modèle industriel des 30 glorieuses, ni heureux, ni malheureux, mais souvenir d'un temps où l'on pouvait s'endetter à moindre risque pour créer son entreprise ou acheter son habitat, et non la pollution n'était pas pire et l'être humain était, en France, plus respectée que maintenant.

     

    Qu'est-ce que le minimum survie ? Et pourquoi Rural ?

    Les articles écolo fleurent bon le fumier et son coq qui trône, l'oeuf de poule frais et le civet de lapin tandis que le RSA progresse plus vite que la courbe de chômage

    Source le Figaro : 31/12/2015 : 2.53 millions de foyers au RSA, mais combien de bénéficiaires en fait ? Le double ?

    Pendant que les auto entrepreneurs se lancent à moindres frais dans le business juteux des apparentes facilités : pas de comptes ou presque, pas de compétences obligatoires ou presque, une bonne vieille formation de chez Paul Emploi et vous voilà motivé pour affronter vos concurrents (nombreux), formés. Les (fausses) facilités étatiques pour la mise en place de sa petite entreprise n'ont pas répondu au besoin de faire coïncider chômeurs et nécessité sociale et économique.

    Le rêve de l'autarcie reste un mythe (voir nos précédents articles)

    Le rêve de la prise en charge automatique par la société n'est nécessairement qu'un mythe (et qui produit la Valeur Ajoutée nécessaire à l'entretien des structures communes ?) pour le moment entretenu par le Q.E. (quantitative easing, plus sobrement planche à billets)

    Le minimum survie, de mode rural (possible en modèle semi urbain), c'est la tentative de participer à la création de ressources au pays où elles disparaissent.

       

    Le sujet qui nous préoccupe consiste donc à trouver un mode opératoire réellement survivaliste entre la tenue d'une ferme (demandant des fonds et des moyens physiques importants) et le bricolage personnel néanmoins très productif. (sans céder au syndrome des biquettes dans le Larzac).

     

    II Les moyens à se donner

    Les moyens dont il faut se doter dépendent de nos besoins :

    • Manger (75% de glucides, + ou - 10% de protéines et le solde en fibres, minéraux, etc (légumes verts par exemple)
    • Boire (au minimum 1l d'eau par jour et par personne)
    • Se couvrir (vêtements)
    • Se recouvrir (habitat + ou - chauffé)
    • Se soigner (éviter la souffrance)

    L'autarcie du 21ième et en France n'est guère possible, elle fut pratiquée il y a au moins 1 siècle dans de grandes fermes qui possedaient plusieurs ateliers (forge, tissage, moulin etc.....), mais devient difficile à mettre en oeuvre (ou à un coût prohibitif faiblement rentable sans notion de commerce)

     

    III Traduire ces moyens concrètement

    Il va de soi que beaucoup d'entre nous n'ont plus de quoi s'endetter, se loger ou se chauffer dans la dignité, mais négocier avec le maire de sa commune ou un agriculteur (avec un coeur) un petit bout de terre pour y faire son chalet et y installer ses ressources devient possible et d'actualité sans choquer grand monde, l'internet regorgeant d'exemples de ce type.

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    Jardin ouvrier du début du 20ième, on a rien inventé. Tout au plus prenons nous conscience

    Si vous avez la chance de disposer d'une maison (ou un appartement) et d'un lopin de terre (à chercher si appartement), c'est alors très simple. Je ne détaillerai pas en profondeur les modèles d'autarcie, non idéaux en temps de paix ou d'abondance.

     Une fois la base du logement posé (qui peut même se limiter à un logement troglodyte (légal, attention à la protection des sites, attention aussi à la dangerosité de certaines grottes largement inondables ou "friables"), nous allons travailler secteur après secteur.

    • L'eau
    • La chaleur
    • L'énergie
    • L'alimentation
    • Les soins

    De très nombreux articles de ce type existent déjà (dont certains par ma pomme) notamment sur les sites survivalistes de type "survivre au chaos" de Pierre Templar, la formule qui va suivre vise le très faible cout et les petits moyens d'une survie rurale simple rendue nécessaire.

    A - l'Eau

    L'eau c'est la vie,3 journées sans boire, c'est la mort

    Vous devez disposer :

    • Soit d'un stock d'eau propre et buvable en permanence (achetée ou collectée et traitée)
    • Soit d'un système complet de traitement opérationnel très rapidement (taper systèmes de filtre d'eau sur google, voir ci-dessous les modes de traitement)

    Même en difficulté, l'être humain sous nos climats ne descend guère en dessous de 1 litre par jour (cuisson des nouilles comprise, d'ailleurs achetez à ce titre des cuisson 3 minutes). L'eau n'est pas un produit cher, en tous cas pas en regard du cout des cigarettes par exemple.

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    Cuve à eau de type courant à chine d'occasion (n'ayant pas contenu de produit chimique)

    Il est trop facile de s'imaginer que l'eau "de la fontaine" (dite potable), soit si "pure" que ça vu le nombre de pollutions auxquelles sont soumis les sols et les pluies drainantes qui accompagnent. Une eau qui ne peut être contrôlée doit être /

    1°) Décantée

    2°) FIltrée (filtre céramique pour micro-particules souvent les plus dangereuses et passage dans le charbon activé)

    3°) Purifiée, soit désinfectée par rayons UV (3 heures sous rayons ou en plein soleil), chlore, pastilles "micropur", ébullition etc.....

    Certains éléments polluants étant difficiles à extraire malgré tout. L'ébullition, si elle parait à la fois la plus fiable et la moins chère n'est pas si simple en cas d'économie simplifiée car elle consomme du "carburant" que ce soit du bois, ou du gaz, le problème revient au même et non tous les virus ne meurent pas à 60°C .......

    Note : pour un budget souvent simple sur le bon coin ou autre site d'annonce, les citernes d'1 m3 reliées à une gouttière permettent de collecter l'eau de pluie d'arrosage ou plus si affinités (ou besoins)

    En résumé, disposer d'eau courante et propre ou presque est une première nécessité.

     

    B - Chaleur

    Avoir chaud sans risque en hiver consiste à disposer d'une cheminée et/ou d'un poële à bois, ça ne s'invente pas et inutile de penser ré utliser sans recyclage du circuit les poëles anciens qui laisseraient votre pièce pleinede monoxyde de carbone à la première occasion !

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       Poële Alsacien ancien (mon modèle perso, avec four à pain intégré)

    Un Poële ancien en état de fonctionnement ou remis en état est une pure merveille dans une maison de campagne ou il permet de faire la cuisine en même temps avec une grande facilité, attention : la plupart des modèles "beaux" d'apparence ont un ou plusieurs éléments importants brisés.  

    La cheminée est ce qu'l y a de mieux pour éviter les intoxications à condition de gérer le risque d'incendie et là aussi un conduit propre et sans fuite (ramonage)

    Les modèles de poëles à bois modernes présentent souvent tous un inconvénient majeur, ils s'allument électroniquement et sont donc quasi inutilisable (système dévacuation des gaz ventilé par électricité, chargement semi automatisé pour les pellets, four inaccessible pour un allumage manuel) en cas de défaillance  du système électrique

    Le carburant : vous l'avez compris, c'est le bois (et non les pellets dont production et prix constituent une imprévisible variable)

    Le Bois : Sorte de carburant local universel en présence de forêts, il reste accessible, transportable et reconstituable !

    Dans les pays Nomades aux rares forêts et climats rudes comme la Mongolie, la Bouse de Yak remplace le bois sans perte de chaleur après avoir été "aplatie" et séchée pour ressembler à de grosses galettes plus difficiles à enflammer mais néanmoins efficaces (La bouse de Yak se remplace chez nous par de la bouse de vache)

     

    C - Energie

    Dans nos pays, vivre sans électricité est une gageure ! Tous nos appareils sont électriques, et même la douche dépend de la chaudière dont l'allumage est électronique. La recharge du téléphone portable est devenue une priorité, ainsi que de l'ordinateur "Maison" qui équipe environ 95% des foyers occidentaux.

    Il est obligatoire de revendre l'éventuelle énergie produite à l'état et de racheter la sienne à un fournisseur agréé ....... (quid des systèmes personnels)

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    Eolienne de type privée Haut Jura (gite l'éolienne)

    Néanmoins, il est possible de s'équiper :

    • De capteurs solaires ( à recycler tous les 10 à 15 ans)
    • D'une éolienne individuelle (attention à l'arrimage)
    • De petits chargeurs personnels de voyage qui peuvent être utilisés pour les recharges modestes (portable et ordi)
    • D'un groupe électrogène de type Gazole (la conservation et la disponibilité du carburant est aisée dans nos campagnes)

    Ces systèmes ont un coût certain au départ et leur "rentabilité" est souvent très aléatoire sur de la maison ancienne et non isolée. Le petit chargeur dépanne largement, mais son objectif s'arrête là. Le groupe est facile et accessible pour une installation de dépannage (sauver les congelateurs et faire fonctionner la chaudière), mais il est bruyant et donc peu utilisable la nuit sauf exception.

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    Chargeur solaire de Voyage pour périphériques de type USB

    L'éolien industriel est très contesté et dénoncé pour un certain nombre de problèmes touchant autant la rentabilité que la santé publique et l'environnement. L'éolien personnel ne présente sans doute pas les mêmes inconvénients, il existe de nombreux modèles à découvrir sur le net.

    Personnellement je dispose d'un groupe 5 kw pour les urgences (au gazole), d'une cheminée et d'un poële alsacien remis en état.

     

    D - Energie et chaleur personnelle : couvertures et vêtements

    Il est possible de passer un hiver rude avec un chauffage modeste, un automne pluvieux avec de quoi se sécher, mais vivre en pagne et petit Bikini n'est absolument pas envisageable sous nos latitudes.

    FIler la laine et faire ses couvertures, ou ses pulls, semble une opération tentante, mais elle est fastidieuse ....... pour un résultat auquel nous ne sommes pas habitués (allergies, odeurs, démangeaisons d'ordre mécanique)

    Par contre la couture et récupération des anciens textiles partiellement abimés est une option intermédiaire intéressante, un simple set de couture et pourquoi pas une machine à pédale suffisant à faire l'essentiel, sans omettre aiguilles à tricoter et crochets pour retransformer la laine récupérée !!!

    Les soirées d'hiver seront donc partiellement occupées à ces taches patientes, mais utiles. Au coin du feu bien entendu !

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  • JOIE DE VIVRE : gérer son stress

    JOIE DE VIVRE : Gérer son stress !

     

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    Qu'est-ce que le stress ?

    Le stress est une réaction de votre organisme à une situation d'urgence nécessitant de trouver rapidement les ressources pour s'adapter (ou sauver sa peau). Le stress n'est donc ni bon ni mauvais en soi et correspond plutôt à une nécessité vitale. On l'appelle aussi parfois avec humour le syndrome du mamouth, car l'homme préhistorique qui partait à la chasse et tombait sur un mamouth devait trouver l'énergie et le réflexe de courir très vite pour se sauver et se mettre à l'abri !

    On parle bien entendu de bon stress quand il rend service et permet de trouver en soi la force et le courage nécessaire pour exécuter des taches. On parle de mauvais stress quand la souffrance s'installe et les dégâts dus au stress souvent chronique (durable) ou aigu (violent) : maladies cardio-vasculaires, problèmes digestifs, dépression, anxiété (angoisse) etc... Cette réaction au stress est à évaluer individuellement car nous ne réagissons pas tous de la même façon face aux mêmes évènements. Ce qui pour l'un est bénin, peut être grave pour l'autre. Question souvent de culture, d'habitude, d'éducation, de génétique, etc...

     

    Comment le stress se met-il en place ?

    La situation créatrice de stress est perçue par le biais de vos 5 sens (VIsuel, Auditif, Kinesthésique ou TOucher, Olfactif et Gustatif) et analysée par votre cerveau en fonction de vos paramètres personnels (4 sources principales : votre génétique, les conditionnements de la petite enfance, les conditonnnements culturels (géographiques, familiaux, religieux, politiques, etc...) et les conditionnements expérientiels). Autrement dit ce n'est pas vraiment la situation qui est en cause, mais l'éclairage que vous vous en faites. La plupart de vos paramètres, également appelés "conditionnements", s'auto renforcent dans le temps, vous sensibilisant de plus en plus aux mêmes agressions qui parfois deviennent intolérables et mêmes phobiques (une phobie étant une peur, parfois panique, irraisonnée).

     

    Quels en sont les signes extérieurs du mauvais stress ?

    Nervosité, Angoisse, Palpitations, noeud à la gorge ou boule à l'estomac, aigreurs d'estomac ou difficultés à digérer, transpiration, sentiment de malaise, hypo ou hypertension (surtension ou tension trop basse), tête qui tourne, vertiges, douleurs inter-costales bêtement situées près du coeur, mais aussi insomnies, cauchemards, et même diarrhée ou constipation, infections urinaires, maux de dos ou douleurs sur les trapèzes (les muscles de chaque coté des cervicales et sur les épaules), lombalgies, et encore tremblements, incapacité à se concentrer, grande fatigue, mauvaise humeur, réactivité accrue etc.... La liste est longue ! A  terme un stress durable et non géré peut être à la source de très graves problèmes de santé avec toute la gamme des maladies cardio-vasculaires et parfois même la mise en place d'un diabète insulino-dépendant ou d'ulcères à l'estomac. Dans tous les cas, il convient de se soigner dès la mise en place des premiers symptômes et d'éloigner si possible la source de stress. Il est assez souvent impossible de supprimer purement et simplement la source du stress car elle est exogène (extérieure à notre volonté et à nous-même), mais il faut dans ce cas considérer la vie comme une balance plus et moins et rééquilibrer cette balance malmenée par les évènements.

     

    Quels sont les avantages d'un bon stress ?

    Le bon stress est avant tout une réaction d'adaptation due au travail des glandes surrénales qui donnent à votre organisme de meilleurs ressources pour "s'en sortir" : Vous avez brutalement du courage, de la tonicité, de la volonté. Vous y voyez clair et votre cerveau analyse vite et bien la situation, vous vous sentez motivé pour des choses qui d'ordinaire vous ennuient, vous êtes meilleur sur le plan sportif, etc.... De nombreuses personnalités ne travaillent bien qu'avec une relative "pression" qui met en route ces mécanismes et les rend performant. Mais attention à la fatigue dans le temps !

     

    Comment gérer son stress ?

    Il existe de nombreuses méthodes et plusieurs très bons ouvrages dans le commerce, mais considérons plusieurs approches de base :

    1°) Agir sur la situation stressante : la supprimer ou s'en éloigner si vous ne la  tolérez pas est la première et la plus rapide des solutions. Par exemple, faire les courses toute seule vous occasionne un grand stress car la tache est énorme est fatiguante : vous la redoutez ! Eh bien, tentez de négocier avec un membre de votre petite famille pour vous faire aider, c'est tout à fait légitime. Ou bien encore votre voisin est collant et débarque chez vous à toutes heures du jour en occasionnant un grand dérangement : expliquez lui que vous n'êtes pas disponible tout le temps, c'est votre choix libre d'adulte que de ne pas tolérer de trop grande intrusion dans votre vie. Idem pour la meilleure amie qui vous appelle 10 fois par jour et par nuit pour vous raconter ses misères (et qui n'écoute pas les votres d'ailleurs). Mais hélas cette méthode n'est pas toujours possible : l'exemple le plus flagrant est la vie professionnelle, les collègues ou la hiérarchie, la mauvaise ambiance ou les cas de harcèlement. Comme vous avez besoin de travailler, vous subissez une situation dégradée et il n'est pas toujours possible ou facile d'y mettre un terme rapidement. D'où l'activation d'autres méthodes.

    2°) Ré équilibrer la balance plus et moins de la vie: la vie est souvent heureuse ou malheureuse en fonction de ce calcul simple : avez vous plus d'aspects positifs ou négatifs dans votre quotidien ? Il existe 2 moyens de faire la part des choses : un aspect objectif et évènementiel, ce qui m'arrive concrètement, et un aspect subjectif et personnel, comment je le perçois. Dans cette première partie, il s'agit simplement de ré équilibrer la balance à l'aide de petits moyens objectifs et simples à mettre en oeuvre, Des moyens simples et concrets pour améliorer son existence :

    • Des soins personnels, savoir prendre soin de soi (depuis les soins au corps (spa ?) en passant par ceux de l'esprit (psy ?), et ceux de la maison (Feng shui par exemple ou rangement/déco).
    • Des actes de pur plaisir : se payer un bon café, un bon livre, un ciné, une après-midi de sport avec un ami, etc... Ce n'est pas nécessairement coûteux, ni long, mais c'est agréable POUR SOI (et non pas pour son conjoint, sa famille, ses amis ou ses enfants).
    • Des décisions saines quant au "management" de son existence : si "untel" me pourrit la vie, je ne vois pas pourquoi je m'infligerais 3 après-midi de sport avec lui dans la semaine, où si faire à manger le soir me cause une v raie fatigue, dois-je vraiment le faire ? Et au nom de quoi. Le sens du devoir Oui, mais quand le devoir devien un vrai sacrifice à sens unique, est-ce justifié ? A vous de voir ce que vous mettez dans cette balance sacrificielle peuplée de "Je dois" et "il faut". l existe aussi des personnes stressées de façon chroniques et résistant à tous les moyens mis à leur disposition pour s'en sortir. Ces grands stressés sont souvent devenus des pessimistes notoires, habitués à subir et ayant bien du mal à s'en sortir. C'est à eux que s'adresse notre troisième acte de gestion du stress :

    3°) Changer son éclairage sur la situation afin de la rendre moins ou pas du tout stressante !

    Plusieurs études ont permis de se pencher sur l'effet directe de l'analyse faite par notre cerveau sur les évènements de la vie, sur la qualité ou la durée de celle-ci. Certains, à situation égale, voient le verre à moitié vide, d'autres le perçoivent à moitié plein. Certains sont "optimistes" (on va s'en sortir !), d'autres sont pessimistes (c'est cuit !). Statistiquement, il est dit que les premiers survivent mieux que les seconds, car partant du principe qu'ils vont s'en sortir, ils mettent en oeuvre plus de ressources dont notre merveilleuse créativité, pour arriver à leurs fins. Chez les animaux il est courant de voir des battants résister vaillament à une maladie, même grave, alors que d'autres se laissent mourir malgré nos efforts et notre aide. Cette particularité s'appelle "l'éclairage". Elle est individuelle et personnelle. Inutile de vous blâmer si vous êtes un pessimiste notoire, entrainez vous plutôt à voir le verre à moitié plein sur des choses simples. Cette capacité est le fruit de vos "conditionnements". Comment faire concrètement ?

    Analyser la situation avec un regard neutre : que penseriez vous de cette situation si vous étiez : votre meilleur ami, votre frère, votre parent, votre chef, votre collègue, etc... Et même que penseriez vous de cette situation si vous étiez un Américain, un Africain, ou...un extra terrestre ! Faites cela par écrit en prenant des exemples de plus en plus éloignés de vous-mêmes et vous constaterez à quel point votre objectivité ne l'est pas tant que ça. Puis regardez le résultat avec cet oeil différent :

    • Quelle est concrètement la situation à présent (ne mettez aucune émotion dans cette description)
    • Que ressentirait cette autre personne qui la voit de l'extérieure
    • Qu'est-ce que je ressens moi-même (mes émotions)
    • Pourquoi je peux voir les choses autrement : la situation nouvellement analysée
    • Que dois-je faire concrètement au quotidien pour garder un esprit neutre et plus distant par rapport à cette situation

    Prenons un exemple : l'ambiance déplorable avec ma collègue "Untelle" au travail me met hors de moi et je vais au travail pleine d'angoisses. Chaque jour c'est l'engueulade à la machine à café car "untelle" attend de m'y voir y aller pour y aller aussi et m'agresser dès que je reprend mon gobelet (en me disant que je passe 8 heures par jour à la machine à café). Donc je n'ose plus le prendre quand elle est là, je le bois froid 10 minutes plus tard en regardant autour de moi avec l'oeil inquiet. 

    1. Un extra terrestre regarde la scène et dit : que ces humains sont bizarres à émettre des sons aussi violents. C'est  très fatigant ! Ne pourraient-ils pas s'occuper chacun de leurs affaires ?
    2. Votre chef regarde la scène et dit : Pourquoi untelle se mèle du café de sa collègue ? Et pourquoi sa collègue la laisse-t-elle faire ? Elles ne vont pas tarder à venir m'ennuyer avec leurs histoires. Je répondrai à untelle que ça ne la regarde pas (c'est moi le chef) et je dirai à sa collègue qu'elle n'a cas trouver le courage de l'envoyer paitre, si moi (le chef) je ne dis rien, c'est qu'il n'y a rien à dire - et voilà !
    3. Vous-même et vos émotions avant de modifier l'éclairage de la situation : c'est affreux, untelle est une sale chipie qui me pourrit la vie et à cause d'elle j'ai mal à l'estomac rien qu'en passant devant son bureau !
    4. Vous-même après avoir "écouté" ces nouveaux guides intérieurs imaginés par le biais d'un "extra terrestre" et de "votre chef" (ce que eux vous diraient) : C'est vrai que je n'ai pas à écouter cette chipie et ce qu'elle dit n'a pas à influencer ma vie. Si j'ai envie de boire un café elle n'a rien à dire. Ce qu'elle pense ou dit m'est égal puisque ça ne représente aucun danger pour moi.
    5. Ce que je vais faire concrètement avec ce nouvel éclairage : à la prochaine agression de sa part je vais lui expliquere calmement et pour la dernière fois les choses : soit nous faisons la paix et le service retrouve son calme, soit elle accepte au moins de se mêler de ses affaires car je ne suis pas disposée à écouter ses récrimnations sur mon café : ça ne la regarde pas !

    Toutes les situations ne permettent pas aussi simplement d'en changer l'éclairage, mais entre l'une et l'autre de ces méthodes, vous pourrez sans doute évacuer 80% des stress quotidiens simples, ce qui n'est déjà pas si mal. Face à une situation ingérable, faites vous aider par un professionnel, le jeu en vaut souvent la chandelle !

    Vous n'êtes pas seul !

  • Poules et Oies : Favoriser la ponte et limiter l'agressivité des mâles, le tout sans se facher avec ses voisins.....

    "Les jars sont agressifs et dangereux (il parait même qu'ils peuvent vous casser une jambe)...... Mon coq était tellement mauvais qu'il a fini aux Morilles....Mes oies ne pondent pas...... Mes poules ne pondent plus...... les coqs se battent entre eux.... les voisins sont réveillés à 5 heures du matin..."    

    Résultat de recherche d'images pour "humour coq agressif"" 

     

    C'est la mode de la basse-cour, mais avec pas mal de préjugés !

     

    Revenons à la réalité du terrain ! Nous avons envie d'avoir plein d'oeufs et peu de soucis

    Plan de bataille :

    • Ne pas facher ses voisins
    • Faire pondre sa basse-cour
    • Ne pas se faire agresser par son coq ou son jar

    I La campagne - les voisins et le bruit

    Un coq chante, mais il est plutôt facile de le faire taire (opération fiable à 95% chez les espèces de taille petite à normale, plus délicate chez les très petites espèces de type Sebright ou Sabelpoat).

    Joli coq Sabelpoat en train de faire son cocorico du matin

    sabelpoat-coq-cocorico-1.jpg

    Mais ce n'est pas le seul souci de notre jolie campagne.

    Les gens sont stressés, fatigués, ont leurs propres problèmes (chômage, divorce, ou tout simplement difficultés financières, de santé, etc...), ce qui les rend nerveux

    Aux dernières nouvelles nous avions reçu les informations suivantes :

    • Les maires des petits villages contraint d'éteindre le clocher de leur église le samedi et dimanche matin
    • Les agriculteurs contraints de retirer les cloches des vaches (elles servent à signaler leur présence)
    • Les plaintes anti-coq se multiplient

    Pendant que Téléphones portables, ondes Wifi et autres prédateurs de nos neurones continuent très silencieusement de nous griller les cellules....

    Ne serions nous pas en train de nous tromper d'ennemi ? Débat ouvert. Dans l'attente nous vous conseillons :

    1. D'ouvrir plus tard à votre basse-cour le dimanche matin (10 heures ?)
    2. De les mettre dans le noir pour la nuit (ça limite les chants nocturnes qui peuvent se manifester à 2 ou 3 heures du mat.)
    3. De partager le fruit de votre bonheur : les oeufs ou la viande, ça aide à redonner à nos basse-cour une place dans notre société.
    4. De maintenir de bons rapports basés sur le dialogue et la courtoisie : nous avons tous des raisons d'être grognons.
    5. D'avoir des animaux propres : pas d'odeur svp !

     

    II Faire pondre sa basse-cour : poules et aussi les oies

    Les poules et les oies ont des oeufs et des performances différentes, mais ils ont des besoins assez similaire pour pondre :

    ferme-5-1.jpg

    1. Les animaux n'aiment pas pondre dans la Merde : nettoyez régulièrement vos poulaillers et mettez leur de la paille fraîche, vous allez vite voir que les performances s'améliorent.
    2. Poules ou Oies pondent pour se reproduire, s'ils n'ont pas de coq ou de jar, les femelles vont pondre, mais moins car elles ne sont pas sollicités d'un point de vue hormonal. Mettez un mâle et regardez la différence : le poulailler est paisible, les poules confient la surveillance à leur coq et pondent en paix. Idem chez les oies.
    3. Dernier critère important : l'alimentation, vos poulaillers ne sont pas des poubelles et vos poules autant que vos oies ne consomment pas exclusivement vos déchets. Elles doivent disposer, à volonté de céréales, de protéines et de verdure pour les oies. A défaut de temps, acheter un aliment industriel vaut mieux que de ne rien leur donner ou que des déchets.
    4. Attention aux animaux fatigués : ils ne pondent pas, en cette saison, coccidiens, parasites internes et poux de poules peuvent stopper la ponte en quelques jours.

    (nous ferons bientôt un billet complet sur l'alimentation des poules, oies et chevaux ainsi que lamas)

    Lorsque ces 4 critères sont respectés, la ponte doit monter rapidement si vous n'avez pas un temps trop chaud ou trop froid.

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  • L'alimentation des poules : faire bien, simple et sans dépenses inutiles

    Comment on les nourrit ?

    Cette question, je l'ai 500 fois par an et quand j'y répond, j'entend tout de même, invariablement, yaka...

    • Yaka lui donner nos déchets
    • Yaka lui laisser de l'herbe
    • Yaka lui donner du Maïs ou du blé

    Eh bien non, c'est à la fois tout vrai et tout à fait Faux...

    Comment bien la nourrir ?

    I Quel est le régime alimentaire de la poule ?

    La poule est relativement omnivore. C'est à dire qu'elle mange de tout. C'est aussi dire qu'elle a besoin d'une alimentation variée et qu'elle n'est pas herbivore. Le régime de la poule est comparable à celui de l'homme :

    • 1 Une part de protéines, trouvée dans les insectes au sol notamment, ou les déchets de viande/poisson, légumineuses, mais aussi dans du soja à défaut d'autre chose
    • 1 part de glucides, le plus souvent trouvée dans les céréales (maïs, blé, orge)
    • 1 part de lipides, le plus souvent dans les insectes au sol, et les déchets carnés ou les oléagineux végétaux, pourquoi pas dans une huile végétale
    • Quelques fibres, de l'herbe par exemple, le son du blé
    • Des vitamines, minéraux etc.... grâce à la variété de l'alimentation !

    II Ce que la poule ne mange pas ou très peu

    La poule ne consomme pas beaucoup de cellulose, donc l'herbe ou le son de blé par exemple ne sont pas des nutriments valables pour la poule. On dit même qu'ils peuvent, à cause de leur action sur la digestion, ralentir l'assimilation des autres nutriments. Inutile donc de couper de l'herbe à votre poule pour "lui faire plaisir".

    La poule n'apprécie pas du tout les épluchures de pomme de terre. D'abord elles sont toxique à bonne dose, puis elles sont sans intérêt, et enfin ce n'est pas très bon au goût

    La poule ne mange pas non plus les déchets qui ne contiennent plus rien comme : un os de poulet parfaitement propre. Ou une épluchure d'Orange.

    La poule ne mange pas bien l'avoine à cause des extrémités pointues des grains. De la même façon, les grains de maïs bruts sont un peu gros à consommer...

    Les déchets ménagers non compostés ne sont pas tous consommables :

    III Ce que la poule aime

    La poule consomme en général  très bien :

    • Un mélange de céréales (presque toutes, y compris les céréales moins connues)
    • La viande et tous les déchets qui en contiennent, le poissons
    • Le poulet cuit (elle ne sait pas que c'est un confrère)
    • Les restes de légumes crus (sauf pelures de pomme de terre, qui sont toxiques)
    • Les fruits
    • Les restes d'aliments familiaux cuits et mélangés
    • Les plats de pâtes, riz, etc...Chaud en hiver, miammm !!!
    • Le soja
    • L'huile végétale (colza notamment)
    • Les oeufs pondus en excès, cuits et donnés épluchés (afin qu'elle ne prenne pas, dans l'avenir, ses propres oeufs pour un repas)

     

    IV Ce dont elle a besoin

    D'une alimentation variée avec environ 21% de protéines. Des aliments de qualité lui apporteront minéraux et vitamines. Lorsqu'une poule ne reçoit pas d'aliments variés, elle peut être complémentée avec des mélanges de minéraux et vitamines commerciaux.

    La poule a besoin, pour une ponte saine, de pouvoir bénéficier d''un apport de calcium. C'est assez facile avec ce que l'on appelle le Krit (coquuillages broyés).

    La poule a viscéralement besoin de gratter dans le sol pour y chercher quelque petit ver qui traine par là.... ELle a donc besoin, pour son équilibre d'un "parcours", si possible herbeux (non pas pour manger l'herbe) afin d'avoir une certaine richesse en insectes.

    V Donc, que faut-il faire ?

    Pour une alimentation "0 risque", faisons simple :

    80% de céréales et 20% de tourteaux de soja (qui apportent les protéines) pour le mélange quotidien. Evitez de faire 100% ci ou ça, c'est peu équilibré dans le temps..

    Si vous préparez votre mélange, il doit être concassé et réduit en miettes si c'est pour des poussins (qui mangent comme les adultes, mais vous pouvez monter les protéines à 24%)

    Ajoutez, au sol, une poignée de Krit par semaine à disposition des pondeuses (1 poignée pour 4 ou 5 poules)

    Mettez leur à disposition un parcours correct (idéalement, 8 m² par poule dit-on), quelques m² suffisent si votre poule jouit d'une bonne alimentation et d'un poulailler sain et propre

    Ici et en plus d'une alimentation saine, nous faisons 2 cures de vitamines de 2 semaines par an : 1 en amont de l'hiver pour se préparer et 1 au printemps pour s'en remettre.

    Les déchets alimentaires sont un plus, mais ils ne remplacent en général pas le reste (sauf famille jetant beaucoup)

    Poule dans l'attitude typique de recherche d'insectes dans le sol : une fine observatrice !

     

     

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  • Acheter et Accueillir son cheval chez soi

    Acheter son cheval et l'accueillir chez soi : ce qu'il faut savoir avant de se lancer !

    Qui n'a pas rêvé d'avoir son propre cheval, de s'en occuper et de se lever le Dimanche matin en sachant qu'il est là, à coté de la maison, comme l'un des meilleurs amis de la famille ?

    Vos enfants vous en ont peut-être parlé ? A moins que ce ne soit votre propre rêve de gosse ? Un  rêve très accessible, à condition d'en maîtriser les règles. Si la joie est au rendez-vous de ceux qui osent, nous connaissons hélas bon nombre de gens qui payent les pots cassés d'une mésaventure dans laquelle ils se sont fait rouler (l'achat), avant d'avoir été peu ou pas informés et de subir jour après jour des contraintes devenus couteuses en temps et en argent : Achat, Frais à envisager, Matériel à avoir, les risques et les avantages, les inconvénients et les contreparties agréables, tout ce qu'il faut savoir avant de se lancer dans la grande aventure des chevaux !

    Nous démarrons cet article à ce jour, Mercredi 27 Mars 2013, et nous vous invitons à le suivre à votre rythme et au fur et à mesure des informations que nous allons ajouter dans ce billet qui doit être utile à tous !

    Quelles sont les questions qui doivent précéder le projet :

    1. Quelle est ma motivation pour avoir mon propre cheval et m'en occuper
    2. La question du sauvetage des chevaux de l'abattoir
    3. Combien ça coute (achat et entretien)
    4. Combien de temps ça prend
    5. Que faut-il avoir chez soi (matériel et structures) pour s'en occuper
    6. Comment faire (achat et gestion du cheval au quotidien)
    7. Quels sont les grandes joies et les gros soucis à prévoir
    8. Les erreurs à éviter

    Nous vous proposons de répondre point par point à toutes ces questions, ce qui va être long, mais vous permettre, nous l'espérons, de mieux vous positionner par rapport à votre projet !

    1°) Ma motivation, mon projet :

    Acheter un cheval part souvent d'une très bonne intention : plus d'autonomie, avoir son compagnon à soi que personne ne vient déranger ou monter, voire sauver un animal de l'abattoir et se faire plaisir en famille font parties des principales raisons qui nous poussent à nous lancer dans la grande aventure. Entretenir soi-même son cheval est souvent perçu d'une part comme une chance, d'autre part comme une économie. Qu'en est-il exactement ?

    Il est vrai que si vous avez un peu d'expérience et que vous achetez votre propre cheval, vous gagnerez immédiatement le droit absolu de vous en occuper seul (c'est à dire que personne n'y touche ou ne le monte), d'en profiter seul, et de prendre les décisions qui le concerne seul. Qui n'a pas été horriblement déçu, dans le centre équestre d'à coté, de voir partir son poney préféré, vendu, ou pour son dernier voyage ? Qui n'a pas bondi en voyant son cheval prêté en demi-pension, monté par n'importe qui d'irrespectueux ? Qui n'a pas pleuré en voyant partir d'honnêtes serviteurs à la boucherie ? Qui n'aurait pas envie de se lever le dimanche matin et d'aller soigner son compagnon ?

    Si il est vrai que grâce à votre projet vous serez seul maître à bord de votre cheval, vous ne pourrez pas sauver la terre entière de l'affreuse boucherie ! Il faut aussi savoir que sauver un cheval de la boucherie est sans doute honorable, mais parfois pas toujours souhaitable.Soyons plus précis :

    Décider seul veut dire aussi assumer à 100% la responsabilité de son cheval : soins, alimentation, espace vital, exercice, vétérinaire, chirurgie éventuelle, assurances, risques d'accidents, relations avec les voisins, stockage du foin, de la paille et du reste, achat du matériel nécessaire, gestion des intempéries et j'en passe. Décider seul ne veut pas dire seulement prendre des décisions, mais les assumer. Vous devez, au coeur de votre projet, intégrer la notion de temps (un cheval vit plus de 30 ans), la notion d'argent, la notion de disponibilité (votre emploi du temps, quoiqu'il se passe). Si vous vous sentez prêts, nous pouvons passer au chapître 2. Si vous n'êtes pas 100% disponible, ce n'est vraiment pas un crime, il existe des solutions adaptées à tous les cas de figure à condition de le savoir !

    2°) La question des chevaux destinés à l'abattoir :

    Certains chevaux terminent à l'abattoir et tant que l'être humain mangera de la viande, ça risque de durer ! Il n'est pas plus injuste de tuer un cheval qu'une vache ou un lapin : ils ont la même envie de vivre et leurs souffrances sont les mêmes. Il peut être (très) injuste de faire abattre un cheval parce qu'il est vieux et qu'il ne sert plus à rien. Il peut être affreux de voir certains profiter de leur compagnon, puis de s'en débarasser parce qu'ils ne veulent pas assumer sa "retraite".Faut-il pour autant l'assumer à leur place ? Un cheval à la retraite coute plus cher qu'on ne le croit et la prise en charge des frais vétérinaire peut être un casse-tête.

    Si vous voulez sauver un cheval vieux, maigre, malade, réfléchissez au fait que vous encouragez le système de ceux qui se disent qu'ils trouveront toujours un "pigeon" pour entretenir un cheval dont ils ne veulent plus. En clair vous allez assumer les responsabilités de quelqu'un d'autre. Sachez aussi que le coup du "cheval qui part à la boucherie" est un grand classique des vendeurs pour vous refiler un cheval inutilisable et invendable.

    Si malgré tout vous vous sentez l'âme d"'un sauveur, il existe des associations dont c'est le métier et qui ont les moyens de s'en occuper (un cheval à la retraite n'est pas toujours simple à gérer). Réfléchissez donc avant de vous engager sur cette voie difficile qui demande du temps, de l'argent et des compétences.

    Quant à sauver un cheval qui part à la boucherie sans raison (jeune, en bonne santé, etc..) : sachez lire entre les lignes, aucun professionnel n'envoie sans raison un cheval à la boucherie ! Ou de façon très très rare pour une raison fort simple : c'est la plus mauvaise façon de le vendre et ça génère une perte financière (un très gros cheval n'est pas racheté plus de 700 euros par les bouchers, il vaut toujours mieux le vendre 1.000 euros comme cheval de promenade). Que se passe-t-il vraiment ? Vous allez taper dans la catégories des invendables :

    • Chevaux présentant un handicap ou un vice ou une maladie grave (par exemple emphysème pulmonaire)
    • Chevaux au comportement difficile (par exemple qui tape au boxe ou agresse tous ceux qui vont dans son pré)
    • Chevaux non montables pour raisons de caractère et/ou de difficultés physiques avérées (par exemple boiterie chronique dès qu'il travaille, ou cheval se cabrant sans raison)
    • Chevaux sans papiers et à l'origine douteuse
    • Chevaux malades et ayant tendance à la récidive (par exemple ayant une tendance aux coliques)
    • Chevaux accumulant plusieurs des difficultés citées ci-dessus

    Le gentil cheval qui part à l'abattoir sans raison est vraiment très rare, réfléchissez bien. Tous ces cas de figure sont hélas très délicats à gérer, et vous allez perdre argent, énergie et bonne volonté pour sauver l'insauvable alors qu'il y a tant d'animaux non problématiques qui pourraient bénéficier d'une vie heureuse partagée. Il n'est pas interdit de sacrifier son projet sur l'autel de son amour universel des animaux, mais d'une certaine façon vous donnez raison aux irresponsables à qui vous fournissez une bonne raison de continuer ainsi.

    Par expérience, je sais aussi que cette aventure se termine souvent pas très bien : les frais vétérinaires sont monstrueux et/ou le cheval en question est ingérable, les "sauveurs" y perdent argent et moral et pour finir les professionnels malhonnêtes ricanent. Faites comme vous le voulez, mais agissez en personne consciente et prévenue.

    3°) Combien ça coute : l'achat et l'entretien ?

           A l'Achat

    Le prix d'un cheval va de la gratuité absolue (mais attention, qu'avez vous à ce prix là ?) à des sommes exhorbitantes. Néanmoins, rien n'est gratuit et il existe une fourchette de prix raisonnables :

    En prenant pour exemple les annonces qui paraissent sur "le bon coin", vous allez, en moyenne, trouver les fourchettes suivantes :

    • De 0 à 1.000 euros : chevaux âgés, en difficultés, non montables, ou au contraire, poulains et pouliches de moins de 12 mois à élever et dresser
    • De 1.000 à 2.000 euros : de tout, mais de bons chevaux de promenade, de randonnée, d'âge moyen.
    • Au delà de 2.000 euros : tous les chevaux destinés au sport et à la compétition et/ou ayant des papiers/origines laissant supposer une carrière sportive.

    Bien entendu ces chiffres sont très simplifiés et seulement destinés à vous aider à lire entre les lignes. Si vous achetez par l'intermédiaire d'un professionnel (comme votre centre équestre par exemple), les références seront différentes (souvent plus chères).

    Sachez donc lire entre les lignes et évitez les économies qui n'en sont pas comme l'achat très peu cher d'un vieux cheval que vous ne pourrez plus utiliser dans 2 ou 3 ans. Quoiqu'on vous dise certains paramètres vont couter cher :

    • Un cheval "entier" (c'est à dire un mâle non castré) est plus difficile à gérer, et une castration coute cher, pouvant aussi provoquer des problèmes de santé - Préférez donc un hongre ou une jument (un hongre est un cheval castré)
    • Un poulain ou une pouliche va vous couter en élevage ce qu'il ne vous coute pas à l'achat, et en plus, vous n'êtes pas du tout certain que ce sera un cheval beau et agréable une fois adulte. Vous devrez en plus vous occuper du débourrage et du dressage.
    • Un cheval est rarement utilisable au-delà de 20 ans (ou bien en se limitant beaucoup). Lorsque vous achetez un cheval de 15 ans, il vous reste statistiquement 5 ans pour en profiter pleinement.
    • La règle "A vieux cavalier jeune cheval et A jeune cavalier vieux cheval" ne doit pas être un argument de vente pour vous refiler n'importe quoi.
    • On n'achète pas un cheval boiteux ou malade ou maigre. SI le vendeur vous explique que ce n'est rien, repassez donc dans 1 semaine sans prévenir et voyez ce qu'il reste du "rien".
    • Attention à l'âge présumé des chevaux sans papiers. On peut vous refiler un cheval de 20 ans pour un cheval de 15 ans. A vous la retraite....
    • Une poulinière pleine n'est pas égale à 2 chevaux, mais à une jument qui va peut-être faire un poulain qu'il faudra soigner et élever.
    • Enfin, redoutez la soi-disant bonne affaire réservée aux initiés : le super cheval qui n'a pas eu de chance et qui est tombé chez le vilain monsieur... La plupart du temps, les bonnes affaires partent à un prix normal. Les affaires en or sont souvent assorties d'un problème à résoudre et elles sont réservées à des professionnels ayant du temps et des compétences.

    Et même les professionnels y perdent souvent leur latin.... Cet article ne traite pas du prix des chevaux en général. Nous pourrons "bloguer" à ce sujet ultérieurement.

           A quoi ressemble l'annonce "normale" :

    Vend cheval hongre âgé de 9 ans, monté, Selle-Français, passe partout et gentil, a fait des concours club - 2.000 euros

    Ou

    Vend jument de 12 ans, bonne randonneuse, 1.200 euros (avec photo)

    Ou

    Vend double-poney de 7 ans, ONC (origine non connue),  gentil avec les enfants, monté en promenade, 1.500 euros

          A quoi ressemble l'annonce attrape-sauveur :

    Vend très gentille jument, idéale pour tenir compagnie, 500 euros (puis, plus bas en très petites lignes, 18 ans)

    Prête ou Cède poney gentil mais (très) craintif qui a été battu et cherche un foyer plein d'amour

            Comment se présente l'annonce "menteuse" :

    Vend cheval gentil et bon coup de saut, 8 ans, pleins papiers, 1.500 euros

    Ou

    Jument pur-sang arabe plein papier, 5 ans, débourrée, grand-mère par Persik, 2.000 euros

    Ces chevaux seraient de vraies bonnes affaires. La plupart du temps ces annonces flatteuses et idéales nous font sauter sur notre téléphone et tomber sur une personne charmante qui nous répond qu'il ou elle est déjà vendu (forcément...), mais qu'il y en a encore 2 autres à acquérir. Et là, c'est souvent moins flatteur ou bien plus cher. Le cheval gentil de 8 ans à 1.500 euros voit son prix doublé et la jument ressemble désormais à une pouliche au même prix. Pas de chance ! A fuir aussi, toutes les annonces très flatteuses pour lesquelles le prix indiqué est "à partir de". Ce sont les annonces professionnelles qui proposent leur plus beau produit au prix du produit le meilleur marché.

    En conclusion, soyez vigilant. Il n'y a rien à dire sur la façon de faire des professionnels qui font de la vente, si ce n'est qu'ils sont tenus de vous faire un contrat dans lequel l'usage du cheval ainsi ses capacités sont stipulés. Une inadéquation dans les 2 ans qui suivent peut vous autoriser à rendre le cheval, vous faire rembourser le prix du cheval ainsi que les frais engendrés. Attention donc au contrat signé qui dirait tout le contraire de ce que vous a raconté le vendeur verbalement (par exemple un contrat pour un "cheval de compagnie" alors qu'il vous a venté les qualités de celui-ci en compétition d'endurance). Il existe dans toutes les professions des gens honnêtes et d'autres qui le sont moins.

    Certains "vendeurs" utilisent encore une autre technique, redoutable avec les enfants : ils laisse l'enfant s'attacher au cheval, lui faisant monter quelques fois à discrétion (c'est à dire souvent et gratuitement). Il le complimente sur sa bonne entente avec ledit cheval, n'hésitant pas à flatter son égo en lui expliquant que ce cheval n'est pourtant pas facile. Puis vient le jour de la mauvaise nouvelle : il doit le vendre, s'en séparer. Devinez ce qui risque de se passer ? C'est souvent ainsi que partent à des prix franchement haut dessus de la réalité commerciale des chevaux qui n'ont pourtant rien d'exceptionnels.

           B Le coût d'entretien

    L'entretien d'un cheval peut avoir un coût très variable : qualité des installations ou du travail chez un professionnel ou dans un centre équestre (ou une pension), qualité des prestations chez un privé qui vous fait une petite place, coût des matières premières et des investissements chez vous. Les prix que nous allons vous donner sont indicatifs à l'heure d'aujourd'hui. Ils seront peut être faux demain. Dans l'attente, ils constituent une référence.

    Ce sont des prix à la "campagne". Il va de soi qu'un cheval à Genève ou Paris coute plus cher qu'à Trifouillis les oies....

    • Centre équestre avec 1 leçon par semaine : 370 euros par mois environ
    • Demi-pension (votre cheval est partagé avec 1 autre cavalier) : souvent plus de 200 euros par mois
    • Cheval dit "au pair" (monté par les élèves durant les leçons ) : très variable, mais cette formule qui était gratuite ne l'est plus
    • Cheval "au travail" chez un professionnel qui va le sortir en concours : 450 euros par mois environ
    • Cheval en pension chez un privé qui dispose d'une carrière, de paddocks et d'un rond de longe : 240 à 270 euros par mois
    • Pension dite au pré : 100 euros par mois
    • Pension au paddock : 150 euros par mois

    Considérez tous ces tarifs comme des moyennes provinciales. Ils n'ont rien de choquant et souvent frisent la non rentabilité car les professionnels doivent rendre la TVA, payer des charges, etc... Un particulier qui vous loue un bout de pré gagne souvent mieux sa vie qu'un pro qui vous fait une pension et doit lui-même payer ses structures.

    Si vous optez pour le "tout à la maison", ce n'est pas gratuit pour autant. Si vous voulez que votre cheval soit nourri à 100% par un pré, comptez 2 Ha par cheval. En dessous, il risque de ravager la surface et vous finirez par le nourrir dans le pré avec du foin qu'il aura fallu acheter à coté. Un Ha se loue à l'amiable environ 40 euros par mois l'Ha. Sachez aussi qu'un cheval devra être complémenté au pré si il a une activité sportive.

    Un cheval qui travaille va manger de 2 à 6 kilos de compléments par jour. Le prix est d'environ 12 à 14 euros le sac de 25 kilos. Si nous faisons une moyenne de ces éléments et que nous ramenons cette moyenne au mois, ça donne environ 65 euros par mois.

    Si vous optez pour une formule sans surface, avec un boxe ou un paddock et du foin, un cheval consomme environ 15 kilos par jour, soit, au cours du jour, pour 45 euros de foin par mois.

    Rajoutez l'eau (40 litres par jour), la paille (20 euros la botte) et les quelques bricoles qui trainent pour faire un total de coût mensuel "à la maison" oscillant entre 80 et 120 euros par mois, voire 150 pour un cheval qui fait de la compétition.

    Si vous êtes "fauché" et que vous comptez loger votre cheval dans le petit bout de pré attenant à votre grange avec le foin de votre voisin agriculteur, sachez quand même que vous ne ferez pas mieux que 2 grosses bottes de foin par mois, soit 40 euros au strict minimum. Il vous restera tout le reste (maréchalerie, vétérinaire, soins courants). Pour des raisons que nous expliquerons plus tard, nous sommes très méfiants concernant la formule botte de foin dans la grange d'à coté.

    Les frais annexes obligatoires :

    • Le maréchal ferrant, 4 fois par an : 4 * 50 euros au minimum, soit environ 15 euros par mois
    • Le vermifuge, 4 fois par an, 20 euros à chaque fois chez le vétérinaire, soit environ 6 à 8 euros par mois
    • Les vaccins, environ 5 euros par mois,
    • Les petits et gros soucis : pas de limite ! Une grosse colique peut couter plusieurs milliers d'euros de façon imprévisible !

    Il est nécessaire de compter dans son budget une "réserve" pour les coups durs. Ce que vous n'aurez pas dépensé, vous en disposerez plus tard pour acheter du matériel qui ne manquera pas - de vous manquer -

    4°) Combien de temps ça prend ?

    Avoir son cheval à soi prend plus de temps que de se payer 1 à 2 leçons par semaine. Dit comme ça, c'est évident, dans la réalité, il faut ajouter le chapitre cheval à celui de la maison, des enfants, du travail, etc...

    Avoir son cheval chez soi, prend encore plus de temps que d'avoir son cheval simplement à soi...

           La première formule : mon cheval chez un pro !

    C'est la plus "facile", pendant mes absence, Monsieur cheval est géré à 100% et lorsque je suis là, je ne fais pas les corvées (nettoyage par exemple), en plus de tous ces avantages je ne suis pas contrainte 7 jours sur 7 de me libérer 2 ou 3 fois par jour pour vérifier qu'il a à boire et à manger ou faire un soin supplémentaire.

    Vous allez me dire que rien n'est une corvée, mais ça se discute dans le temps.... Quant à la disponibilité 7 jours sur 7, croyez moi, il vaut mieux y réfléchir AVANT;

    Donc il ne me reste qu'à bichonner mon cheval, ce qui est très confortable, mais néanmoins assez obligatoire vu que j'ai pris l'obligation de 'en occuper... Un cheval qui sort en compétition a besoin d'une dizaine d'heure de travail par semaine (variable bien entendu), sans compter le temps passé à soigner, panser, faire les sabots, etc.... C'est déjà un GROS temps de loisirs. Un cheval qui n'est utilisé que pour la promenade peut se contenter de 2 à 3 ballades par semaine, à condition que quelqu'un le fasse sortir chaque jour hors de son boxe.

    Bien que la plus couteuse, cette formule vous permet de profiter pleinement de votre cheval sans qu'il ne devienne une contrainte absolue.

           La formule intermédiaire : mon cheval en pension chez un privé

    Moins onéreuse que la première formule '(d'environ 100 euros au pré à 250 euros au boxe + paddock, mais ce n'est qu'une indication), cette formule vous permet d'échapper à la contrainte permanente (c'est à dire 365 jours sur 365). Elle ne vous dispense pas de faire l'effort de venir vous occuper de votre cheval, surtout si c'est une formule pré et que votre compagnon n'est que très peu surveillé.

            La formule la plus "intime" : mon cheval à la maison

    Un mot, un seul : du temps et de la motivation - C'est tous les jours sans exception et la moindre de vos absences doit être organisée. Les vacances d'été sont un casse-tête car il vous faut trouver une personne fiable ET compétente....

    Le minimum, c'est 2 fois par jour, souvent 15 à 30 minutes auxquelles il faut ajouter le temps imparti à vos ballades ou à votre entrainement. Mais la vraie contrainte n'est pas qu'une question de temps, mais aussi une question de disponibilité dans votre tête.

    La chose est 100% répétitive, vous ne pouvez pas du tout y couper et vous allez en plus profiter des conditions connexes qui n'arrangent rien :

    • Les horaires hivernaux et la nuit qui se couche tôt
    • Le froid glacial et le gel, l'humidité absolue
    • La chaleur estivale et la sècheresse
    • Les autres secteurs de votre vie (travail, enfant, maison, compagnon) qui ne disparaissent pas
    • Les vêtements, qu'il faut changer (on ne va pas au travail comme on va au fond du pré...)

    Comme ça, ça fait un peu rabat-joie, mais croyez en notre expérience, il vaut mieux en parler avant ! Nous connaissons tous des gens qui ont craqué et quand ils ont les moyens de mettre en pension, c'est bien, mais quand ils n'ont pas les moyens, c'est plus difficile et ça se finit parfois par la revente du cheval.

    5°) Quel matériel faut-il avoir et quelles structures ? Pour quel prix ?

    Si vous comptez aller en "pension", il ne vous faut, au début, qu'une selle et un filet, un licol, une longe et rapidement vous vous dresserez la liste des équipements (cheval et cavalier) obligatoires (casque) ou complémentaire (grande longe, protections).

    La liste des équipements est sans fin et les prix très variables. Si vous voulez une selle de qualité correcte, comptez 500 euros, voire 700 pour un cuir convenable. Les filets sont de qualité très variables et les très petits prix doivent être très entretenus pour durer un peu. Un budget total de 900 euros est vite atteint sans faire de folies. Le casque est un investissement primordial, mais un casque aux normes n'est pas automatiquement cher.

    Si vous comptez vous installer chez vous, structures et matériel peuvent prendre une place fondamentale. Un professionnel a des milliers d'euros de matériel (à commencer par un très bonne selle), mais bien des équipements ne sont achetés qu'une seue fois et servent à tout le monde.

    Prévoyez donc pour le petit équipement :

    • Selle et 2 tapis de selle (1 au lavage + 1 disponible)
    • Filet (mors simple brisé en général)
    • Licol (+ 1 de rechange en cas de casse)
    • Longe (idem)
    • Couverture pour temps très froid
    • protections de travail (guêtres, ou bandages de polo, cloches)
    • protections de boxe ou de voyage (bandages de repos, 4 + leurs cotons, protections de voyage (pas indispensable))
    • Grande longe (pour longer le cheval)
    • Petite pharmacie de base (désinfectant, pommade anti-allergique, compresses, 1 vermifuge en stock)

    Prévoyez du petit matériel ou stock pour l'écurie :

    • Désinfectant pour les structures (de Type Crésyl)
    • Balais, fourche, raclette
    • Stock de foin, granulés, paille (ou autre substrat pour le boxe si boxe)
    • Plusieurs seaux pour l 'eau

    Prévoyez enfin vos structures :

    • Un abri pour le foin, la paille
    • Un coffre étanche pour le grain (sinon les rats vont s'en charger)
    • Une arrivée d'eau à proximité et un abreuvoir assez grand pour ne pas devoir être rempli tous les jours (en paddock, une formule de plusieurs centaines de litres est nécessaire à cause du gel en hiver)
    • De la lumière pour y voir clair à la mauvaise saison
    • 2 Ha de pré par cheval si vous organisez votre formule pré
    • 1000 m² de paddock si votre cheval est alimenté à 100%
    • 1000 m² de paddock + 1 ha pour une formule intermédiaire
    • Le boxe est facultatif, mais en cas de problème on est content de l'avoir ( on peut aménager un 3 x 3 sous une grange)
    • Un rond de longe constitue une base de travail essentielle (budget 2.000 euros au minimum en kit métallique)
    • Une carrière est un gros plus (budget 15.000 euros à ce jour pour un fait soi-même de 60 x 30)
    • Un manège est un luxe apréciable (budget à discrétion)
    • Un van (de 3 à plus de 10.000 euros), pratique pour emmener Monsieur cheval, pas obligatoire
    • L'accès à des structures extérieures (chez d'autres propriétaires) est un service qui se paye en général, le prix est très variable.

    Toutes ces données sont très facultatives et elles sont plutôt offertes à titre indicatif. Dans les faits nous connaissons des gens qui ont un bout de grange, un bout de terrain et un vieux cheval heureux à l'intérieur. Le tout est de s'en occuper et de répondre à ses besoins. Si vous ne montez pas, le budget selle est économisé bien entendu. Notez qu'un boxe en kit (marques très connues sur le web) n'est pas cher du tout en regard du matériel utilisé si vous deviez vous le procurer. Un boxe est soumis à autorisation de travaux et la mairie est en  général regardante sur l'implantation des boxes au coeur d'un village.

    6°) Comment s'y prendre ?

    Depuis l'achat jusqu'à l'arrivée et les soins quotidiens, la découverte ne manque pas de vous surprendre ! Nous n'évoquerons que très peu l'arrivée du cheval en pension (ce n'est pas vous qui le gérez), sauf pour la partie contractuelle.

    L'achat :

    On achète aujoud'hui un cheval pour un usage qui doit être spécifié par le professionnel qui le vend (cette règle ne vaut pas chez un particulier). Ce contrat de vente vous protège, pendant 2 ans, d'une arnaque. Le contrat stipule les éléments suivants :

    • Date
    • Acheteur et Vendeur (avec adresses)
    • Nom du cheval, âge et sexe + race éventuelle (par exemple, Tainbus, Hongre âgé de 4 ans, PSA)
    • Ses "coordonnées", c'est à dire n° SIRE, puce, origines, date de naissance.
    • Si il n'a pas d'origines connues, il doit être spécifié ONC sur le contrat de vente. Il doit néanmoins être pucé et référencé au SIRE et avoir un "document d'accompagnement" qui le suit partout dans ses déplacements.
    • Il doit être pucé et vacciné (obligatoire), ces mentions figurent sur le livret signalétique (autre nom pour document d'accompagnement)
    • Usage : Ballade, Randonnée, CSO (telle performance attendue), concours complet, dressage, etc.. (chaque discipline possible avec la performance ou niveau du cheval si il en a), reproduction, monté ou non monté
    • Déclaration éventuelle des vices rédhibitoires (emphysème pulmonaire, tic à l'air etc..) et des particularités

    Si il est avéré que vous vous êtes fait "avoir", le vendeur doit vous reprendre le cheval (ou vous l'échanger), et éventuellement vous rembourser les frais engagés (cette clause n'est jamais appliquée). Ne soyez pas malhonnête et ne rendez pas un cheval qui ne vous plait plus.

    La visite d'achat peut être accompagnée d'une visite vétérinaire. Mais ce n'est pas indispensable grâce à la loi des 2 ans. Par contre c'est souhaitable chez un particulier (qui n'offre pas les mêmes garanties), surtout si vous n'y connaissez rien. Les très mauvaises affaires se font surtout entre particuliers n'y connaissant rien des 2 cotés.

    Veillez surtout à écouter votre bon-sens : le cheval doit être poli et bien élevé, se laisser emmener en main avec un simple licol et une longe, donner ses 4 pieds, son poil est raisonnablement brillant, il n'est ni maigre ni boiteux ni blessé, si il est destiné à la monte, vous devez l'essayer avant l'achat.

    L'achat comprend ou non la livraison, mais ne négligez pas ce détail car si vous habitez loin, vous n'allez pas le porter sur votre dos. Peut-être avez vous un van ou un camion ? Une fourgonette ou une bétaillère ne feront pas l'affaire en général.

    La signature du chèque doit donner lieu à la remise des documents officiels de vente des haras nationaux (échange de la carte de propriété). Ce transfert est gratuit sur internet, sinon il coute une dizaine d'Euros pour avoir une carte papier. Cette procédure administrative est obligatoire.

    Le choix d'une pension :

    Quelle que soit votre option choisie, l'important est de clarifier vos besoins, les tarifs, ce que vous avez exactement pour ce prix là.

    Une pension sérieuse vous fera signer plusieurs contrats :

    • 1 contrat de pension stipulant les droits et les devoirs de chacun
    • 1 contrat autorisant le gérant des lieux à soigner votre cheval en cas d'urgence et en attendant le vétérinaire
    • 1 contrat autorisant le gérant à transporter par ses soins votre cheval

    Nous vous conseillons de partir d'un constat commun de bonne santé apparente de votre cheval. En cas de problème ce constat vous permettra d'établir les responsabilités de chacun.

    Vous trouverez presque dans tous les contrats des clauses qui risquent de vous surprendre comme le type  (et la quantité) d'alimentation ou de détention. Vous n'irez donc pas vous plaindre si votre cheval maigrit à l'entrainement alors que vous avez refusé de payer pour qu'il reçoive le moindre granulé.

    La plupart du temps c'est une question de dialogue et d'entente. Voyez exactement ce à quoi vous avez le droit (place dans la sellerie, place en boxe ou non, installations disponibles ou non, heures d'accès autorisées, accès à la douche, etc...)

    Le cas spécifique de la pension au pré :

    Ce type de pension est très peu onéreux (comptez 100 euros/mois), mais il n'y a en général aucune installation sophistiquée (manège, carrière). A ce prix vous pouvez bénéficier d'une sellerie commune, d'une douche pour les chevaux et de soins si nécessaire. Certains agriculteurs proposent un simple pré pour 70,- euros par mois.

    1 chose est fondamentale : l'équipement du pré et la qualité de l'herbe. L'agriculteur ou le propriétaire doit absolument vous garantir qu'il complètera au foin si l'herbe devient rare ! Le pré doit avoir une réserve d'eau disponible et propre (sans être non plus maniaque) et ses clôtures devraient ne pas comporter le moindre fil de fer barbelé !!! 1 barbelé = 1 blessure potentielle. L'usage des barbelés est interdit pas les 3/4 des compagnies d'assurance. La clôture idéale est électrique avec une double clôture de fils non barbelés ou bien mieux une haie. Fuyez comme la peste les installations trop approximatives.

    En cas de différent - La Justice :

    C'est d'abord très dommage d'en arriver là, ça veut dire qu'on a soi-même raté quelque chose dans l'observation et le dialogue. Sachez que la jurisprudence favorise aujourd'hui le "bon sens" en terme de pension, mais la stricte application de la loi pour le transport et les soins. La justice est plus sévère avec les professionnels (sensés connaître leur métier) qu'avec les simples associations de propriétaires ou les particuliers.

    La clause la plus courante trouvée dans les contrats stipule que le gérant devra prendre soin du cheval en "bon père de famille". Avec cette formule tout est dit car il est très difficile de tout légiférer : chaque cas est particulier.

    Soyez donc vigilant, c'est le premier rempart contre les ennuis. La qualité de votre choix de départ (observation, questions posées) constituera une partie du succès à l'arrivée. N'écoutez surtout pas les habituelles langues de vipères qui hantent les pensions ! Nombreux sont les propriétaires capricieux qui changent de pension tous les ans et qui, après une période "tout nouveau tout beau" trouvent finalement tout moche... N'écoutez que votre coeur et votre bon-sens.

    7°) Les grandes joies et les gros soucis

    Un cheval, c'est toujours une joie, c'est aussi toujours une source d'inquiétude. Le nier, c'est aller au devant de graves ennuis.

          Les joies d'abord :

    • Se lever le dimanche matin, aller en pyjama lui donner son foin et son grain potentiel, ou enfiler son jean et aller se faire une promenade avec lui dans les bois, quelle joie !
    • Tisser dans le temps un lien intime et fort, se sentir uni à son cheval, mieux qu'un ami, un membre de sa famille de coeur, être en mesure de dire qu'on le connait, ne jamais en avoir peur, savoir à la seconde près ce qu'il va faire, comment il va réagir, et l'accepter comme il est, quelle joie !
    • Le caresser au soleil en admirant son profil, en profitant de la douceur de son poil soyeux, en respirant l'air qui est le sien et en sentant sa douce odeur de cheval, quel bonheur !
    • COmpter sur lui, et partir en randonnée, à l'aventure, savoir qu'il est un partenaire fiable et attentif, comme c'est bon et rassurant !
    • Se sentir responsable et savoir qu'on sera toujours là pour lui, comme c'est motivant !
    • Gagner en compétition ou tout simplement participer à l'émulation générale, l'entrainer toute la semaine et sentir que l'on se rapproche de l'objectif, c'est tout simplement géant !
    • Soigner sa retraite et aimer son cheval comme on aime un grand-parent : c'est formidable
    • Mieux encore et le meilleur pour la fin : voir naître un petit poulain et le regarder s'éveiller, lui enfiler son premier licol et avoir envie de le serrer dans ses bras : Presque aussi bien qu'un bébé !

           Mais les peines aussi ou les contraintes :

    Un cheval, ce n'est pas que joie - pas plus qu'aucune aventure humaine

    • Quand il pleut des cordes et qu'il faut quand même s'en occuper
    • Quand on a pas de sous et qu'il faut acheter à manger pour lui
    • Quand l'hiver dure depuis 5 mois et qu'on est vraiment très démotivé
    • Quand il fait des coliques et qu'on ne sait pas si on va le sauver et qu'on se paye en plus une note vétérinaire monstrueuse
    • Quand il a pris peur et qu'il a démoli les clôtures
    • Quand il s'est blessé en randonnée et que nos vacances se sont stoppées là
    • Quand le Maréchal ferrant nous dit qu'il a vraiment de mauvais pieds
    • Quand son boxe est sale et qu'il  faut tout nettoyer, mais que le voisin râle que notre tas de fumier, il sent mauvais
    • Quand on prépare une compétition et qu'il se tord le boulet 15 jours avant
    • Quand il a décidé le contraire de ce que nous avions décidé (et finalement on ne sait plus qui décide)
    • Quand il nous fait croire qu'on est devenu un très mauvais cavalier (ou le contraire, ça rend prétentieux)
    • Quand notre petite famille nous explique qu'il y en a mare d'être bloqués à cause du cheval ou de tout faire pour lui
    • Quand notre compagnon ou notre compagne nous explique que nous dépensons trop d'argent ou de temps pour lui notre cheval

    Et la liste est longue.... 

    8°) Les erreurs à éviter

    • Faire des économies qui n'en sont pas..., comme par exemple :
    • Le maréchal ferrant, vous allez me dire que vous ne le montez pas ou que très rarement, mais savez vous que ses pieds poussent qomme vos ongles ? Il faut donc lui faire des pieds nets au moins 4 fois par an ! Si vous ne le ferrez pas et que vous montez souvent, il va avoir mal, avant de ne plus pouvoir du tout sortir. Si vous ne vous occupez pas du tout de ses pieds, il va être handicapé, puis handicapé à vie.
    • Acheter pas cher un cheval vieux (pré-retraité) et/ou malade : comme une voiture, vous allez dépenser au garage (chez le vétérinaire) ce que vous ne dépensez pas à l'achat, le tout sans même pouvoir en profiter !!! Sachez qu'un cheval qui a une histoire de souffrance n'est pas toujours facile à vivre. L'accueillir pour le "sauver" n'est pas destiné à tout le monde. En tous cas il ne s'agit pas du tout d'une économie.
    • Lésiner sur le foin ou les aliments en général : Sur le moment, ça fait des économies. Quand votre cheval aura perdu du poid et le moral, la marche arrière sera longue ! Il arrive que les séquelles soient irréversibles. Faites donc attention aux prés qui ne sont pas toujours "gras" toute l'année.
    • Prendre un cheval qui vit dehors et le coincer dans un boxe plein de paille fraiche : il va se jeter sur ce petit menu improvisé et peut être vous faire de jolies coliques. Il peut en mourir.
    • Prendre un cheval au boxe et le mettre dans un pré bien vert du jour au lendemain : il va se jeter sur l'herbe et risque de mourir suite à une crise de fourbure majeure. Habituez le progressivement à l'herbe - 1 h/jour - 2 h/jour - 1/2 jour avant de passer à la journée complète.
    • Prendre un cheval encore peu connu et partir seul en ballade sans dire quoi à qui : et si vous tombez ?
    • Acheter un jeune cheval à peine débourré alors que c'est votre première expérience. Ca risque d'être difficile.
    • Laisser votre cheval dans un enclos plein d'objets potentiellement coupants et autres détritus, ou bien entouré de barbelés : les chevaux n'ont pas leur pareil pour "tomber" sur un truc blessant ! Faites le ménage avant d'installer votre compagnon (idem dans un grange)
    • Partir en randonnée avec des gens que vous connaissez peu à cheval : faites un essai sur une grande ballade, il est fréquent que tous n'aient pas du tout la même vision du rythme d'une randonnée, de ce qui est acceptable ou pas.
    • Attention aussi à qui vous prêtez votre cheval : est-il ou elle assez respectueux ?

    La liste ne s'arrête pas là, mais nous ne voudrions pas vous décourager ! Un seul mot : Attention à lui et attentino à vous !

     

     

     

     

     

     

     

  • Le monde du "Bio" : Quel rapport qualité (de vie) / prix ?

    Manger bio, vivre bio, qulle qualité de vie à quel prix ?

    Suivez l'écriture de cet article dans les jours à venir et tenez nous au courant de vos réaction ou de vos informations !

    Panorama général sur la production bio en France en 2011 (source agencebio.org)

    Fin 2011, 23 135 exploitations agricoles étaient engagées en agriculture biologique, soit une augmentation de 12,3% par rapport à 2010 (2 531 exploitation supplémentaires). Les exploitations « bio » représentaient 4,5% des exploitations agricoles en France.

    La superficie en mode de production biologique était de 975 141 ha, dont 699 300 ha certifiés biologiques et 275 841 ha en conversion (28% du total). Les surfaces conduites en bio représentaient fin 2011 plus de 3,5% de la surface agricole de France.

    Entre 1995 et 2010, la surface cultivée s'est à peu près multpliée par 7 - Le marché du Bio est donc en plein développement, suivant un mouvement qui ne s'est pas démenti depûis les 15 dernières années.

     La commercialisation et la consommation des produits bio (source identique)

    Avec 3,75 milliards d’euros TTC de chiffre d’affaires en 2011 (contre 2,1 milliards d’euros en 2007), la consommation de produits bio à domicile a atteint 2,3% du marché alimentaire total (contre 1,3% en 2007).

    Le marché s’est élevé à 3,91 milliards d’euros en intégrant les achats par la restauration collective (158 millions d'euros).

    L'augmentation de la production bio française permet de renforcer les approvisionnements en France : les "importations" au sens large sont estimées à 32% en valeur en 2011, et sont plus ou moins développées selon les secteurs de produits.

    Nous reparlerons par la suite du cas particulier de l'importation, ainsi que des différentes normes et ce qu'elles impliquent. Mais le premier élément de conclusion est assurément le développement incroyable du "bio" et de ce qu'il implique : la recherche d'une vraie qualité de vie, du manger sain, du vivre propre et des valeurs culturelles qui se cachent derrière. Reste à savoir ce que "l'industrie du bio" nous réserve !

    Quelles sont les différents pants de notre recherche ?

    • Comment fonctionne le monde du bio, quelles sont les différentes normes (vous allez être surpris de leurs motivations ?
    • Que souhaitons nous acheter lorsque nous nous rendons dans un magasin bio (et quelles sont les attrapes-clients du bio ?
    • Que voulons nous vraiment, les conséquences sur la vie courante, vivre bio, est-ce que ça s'achète ?
    • Les points forts du bio, en quoi le bio est-il irremplaçable ?
    • Les limites du bio, l'industrie se rachète-t-elle une conduite ou non ? Y a-t-il un vrai bio ?
    • En conclusion, faut-il acheter bio, faut-il tenter le tout bio ? et les achats citoyens ?

    1°) Le monde du bio : ce que nous voulons et les normes proposées

           Que veulent les clients qui achètent du bio ?

    Le bio s'illustre principalement par l'achat de denrées alimentaires, à partir de là, d'autres produits de consommation courante se sont greffés : soins cosmétiques, soins tout court, parfumerie, puis produits domestiques divers et variés et enfin produits rservés au jardin et à la maison, produits alimentaires  réservés aux animaux, etc.. Au point que le monde du bio a développé aujourd'hui ses propres griffes, lignes, circuits de distribution, et même ses rayons dans les hypermarchés traditionnels.

    L'acheteur associe le bio a une certaine qualité de vie et à une certaine qualité tout court : le produit bio est censé être sain, de bonne qualité, exempt de substances nocives que ce soit dans sa fabrication ou dans sa composition (par exemple le café décaféiné ne doit pas être obtenu à partir de solvants qui décomposent la caféine, mais par un processus d'extraction le plus naturel possible).

    Si nous résumons, dans l'esprit des gens, bio = naturel et sain, puis de qualité.

    Ce qui n'est pas exact, le bio correspond à des normes qui ne signifient pas que tout ce qui est proposé en bio est "de qualité". Cet engouement pour le bio (qui nous semble au global positif, puisqu'il consiste à réclamer du sain, naturel et de qualité) rejoint le phénomène des "locavores", soit ceux qui préfèrent acheter local chaque fois que c'est possible : oeufs chez l'agriculteur du coin, boeuf en barquette chez l'éleveur du village et légumes chez le maraicher d'à coté.

    C'est bien, car l'économie locale est préservée, c'est souvent meilleur quand c'est "élevé" proprement et de manière non intensive, mais n'allez pas croire que c'est bio parce que ça sort de chez votre voisin. La vache d'à coté peut avoir été bombardée d'antibiotiques et les légumes du maraicher ont pu être recouverts de pesticides. Les plus gros consommateurs de pesticides et autres produits de traitement sont souvent les particuliers qui suivent le discours commercial des vendeurs de jardinerie et achètent, par sécurité, 3 ou 4 traitements pour leur petit potager :

    • Les limaces
    • Les champignons
    • Les insectes du sous-sol ou les larves
    • Les engrais

    No Comment......

    Donc, nous ne voulons plus de l'image d'une culture intensive qui fournit des produits dénaturés sur une terre usagée et renflouée à grands coups d'engrais diaboliques qui finissent dans les nappes phréatiques.

    Sauf que ce n'est plus toujours comme ça : les agriculteurs font souvent du "raisonné", n'aiment pas épuiser leurs terres et si nous n'avions pas créé l'agriculture performante qui alimente nos tables, bien des gens seraient restés sur un régime alimentaire d'avant guerre.

    Ne croyez pas que nous défendions l'industrie agro-alimentaire : nous la détestons la plupart du temps, mais reconnaissons ce qu'elle a fait de bien avant de tomber dans un excès que les professionnels regrettent presque tous.

    Aujourd'hui les agriculteurs dépendent de l'état à hauteur de 60% (leurs subventions représentent en moyenne 60% de leur chiffre d'affaires), hélas ils doivent donc rigoureusement obéir aux règles dictées, sinon ils se font sucrer leurs subventions et sont conduits à la faillite.

    L'état lui-même dépend de Bruxelle et Bruxelle dépend de "grosses légumes" (pas bio celles là) qui gèrent le monde par groupes de pression....

    Personne ne veut mal faire, mais tout le monde veut tirer son épingle du jeu. Le bio est un nouveau marché qui va devoir, lui aussi, s'inscrire au sein de règles économiques dictées par des hommes de pouvoir.

           Quelles sont les différentes normes actuelles qui régissent le monde du bio

    A - L'étiquetage des produits biologiques :

    L'étiquetage des produits biologiques permet d'assurer au consommateur que le produit respecte les règles de la production et de la transformation biologiques.

    Le respect des règles générales d’étiquetage s’impose.

    Mais la spécificité du mode de production biologique exige également le respect des mentions spécifiques minimum suivantes :

    • La mention "biologique" ou "bio",
    • Le numéro d’agrément de l’organisme certificateur.

     Les logos bio (européen et AB) indiquent que les produits sont 100% bio ou contiennent au moins 95% de produits agricoles bio dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée.

    B - La marque AB

     Les logos bio (européen et AB) indiquent que les produits sont 100% bio ou contiennent au moins 95% de produits agricoles bio dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée

    Propriété exclusive du ministère français en charge de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la marque AB garantit à la fois :

    • un aliment composé à 100% d’ingrédients issus du mode de production biologique ou au moins 95% de produits agricoles biologiques dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée. Le mode de production biologique mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal,
    • le respect de la réglementation en vigueur en France,
    • une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.

    D'après le baromètre CSA/Agence Bio 2012, 93% des Français connaissent la marque AB et 80% des consommateurs l'utilisent comme repère lors de l'achat de produits biologiques.

    C - Le logo Bio Européen

    logoeuropeenpantoneab.jpgLe logo européen "agriculture biologique" , encore appelé "Eurofeuille", a pour objet d’aider les consommateurs à repérer les produits biologiques. Sa présence sur l’étiquetage assure le respect du règlement sur l'agriculture biologique de l'Union européenne. 
     

    Le logo européen  peut être appliqué sur les produits qui : 
     

    • contiennent 100% d’ingrédients issus du mode de production biologique ou au moins 95% de produits agricoles biologiques dans le cas des produits transformés, si la part restante n’est pas disponible en bio et est expressément autorisée, 
    • sont conformes aux règles du système officiel de contrôle et certification, 
    • portent le nom du producteur, du préparateur ou du distributeur et le numéro d’agrément de l'organisme de  certification. 

    Ce logo est devenu obligatoire le 1er juillet 2010 sur les étiquetages des produits alimentaires préemballés. Il est facultatif pour les produits importés.

     Dans tous les cas où il est utilisé, doivent figurer à proximité :

    • l'indication du lieu de production des matières premières agricoles composant le produit sous la forme : «Agriculture UE», «Agriculture non UE» ou "Agriculture UE/non UE", avec la possibilité de mentionner le pays1,
    • le numéro de code de l'organisme certificateur.

     Les logos nationaux et privés peuvent être utilisés en complément.

    Il est possible de remplacer l’indication "UE" ou "non UE" par le nom d’un pays lorsqu’au moins 98% en poids des matières premières agricoles proviennent de celui-ci

           Que nous promet exactement le bio ?

    1. Des produits de meilleur qualité que leur équivalent en non bio et suivant un cahier des charges rigoureux
    2. Des produits plus chers car le cahier des charges augmente le prix de revient
    3. Des produits moins diversifiés car tout n'a pas été produit en bio (et tout n'est pas productible en bio)
    4. Des produits qui suivent des règles dépendant en France de la France, eu Europe de l'Europe, dans chaque pays du pays en question.

    2°) Que voulons nous acheter et que nous propose-t-on ?

    Nous partons acheter de la qualité, produite par l'image d'un producteur sympathique et respectueux de son environnement. C'est un peu le monde des Bisounours.

    Notre rayon bio est peuplé de jolis packaging "nature" de couleurs plus sobres, parfois fabriqués en recyclé, le tout évoquant une nature plus proche. Les couleurs sont souvent le vert (la nature), l'ocre (la terre) le bleu (l'eau). Les objets sont souvent de couleur naturelle (le bois de couleur bois) et l'emballage des conserves est plus luxueux (pas mal de conserves en verre et non pas en métal). Beaucoup de distribution à l'ancienne dans des sachets de papier kraft.

    Nous voilà donc dans un environnement commercial attirant, apaisant, rassurant et très tentant. On y achète des cerises sèches bourrées de vitamine C, du pain bio aux céréales (graines entières) et du shampoing bio dans une jolie bouteille au logo sobre.

    • Nous venions pour être rassuré - c'est fait
    • Nous venions chercher une autre vie - c'est fait, à coup de cures de cerises sèches et de jus de carotte
    • Nous venons pour mieux protéger notre famille, - c'est fait grâce au shampoing, aux conserves, au lait de chèvre et au pain croustillant.

    Le bio nous satisfait car il nous propose pas seulement de meilleurs produits, mais une autre vie, ce qu'il convient de mesurer avec moins d'enthousiasme car vous aurez très vite dépensé 3 fois votre budget et qui plus est cette vie là serait pratiquemetn interdite aux gens modestes. Il convient donc de prendre le meilleur du bio sans tomber dans tous ses pièges commerciaux.

    Le bio est plus cher, c'est naturel car il faut bien "payer" le cahier des charges. Mais comment vivre bio sans y laisser ses économies ?

    Car vivre "bio" ne s'achète pas, entendez par là que vivre sainement ne consiste pas à faire ses courses dans un marché bio - en aucune façon

    Vivre bio, c'est :

    • D'abord ce que vous souhaitez y mettre (librement)
    • Vivre sainement en bougeant son corps (sport ou mouvement)
    • Eviter les excès de  toutes sortes (depuis la TV, jusqu'au Web, en passant par les jeux vidéos, la boisson, la bouffe, le canapé)
    • Manger sainement (pas trop de viande, pas trop de quoi que ce soit, un peu de tout, pas trop de boissons alcoolisées)
    • Un esprit sain dans un corps sain, soit avoir une vie équilibrée dans laquelle vous ne "pétez pas les plombs" tous les 3 jours à cause du stress, du travail, des gosses, etc...
    • Vivre en équilibre avec le monde, apprendre à viser une certaine joie de vivre et savoir renoncer aux pièges du commerce pour gagner en tranquilité

    Cette liste ne peut être ni juste ni complète, c'est une sorte de synthèse des principaux courants actuels.

    Si vous nous suivez, vous venez de comprendre que vivre bio ne consiste d'ailleurs pas à aller faire ses courses, mais à ancrer un nouvel art de vivre. La charte du bio a d'ailleurs ses propres pièges et il convient de ne pas chasser les sorcières en évacuant tous les produits non bio, vous auriez tort.

    3°) Les points forts du bio : une charte irremplaçable

    Le bio est la réponse du berger à la bergère ! Nous en avions  ras le bol de la pollution et des tomates bleues, le bio nous offre des tomates qui sentent bon et nous promet un air pur pour nos vaches. Et il a raison !

    Grâce au bio, l'agriculture intensive qui voit ses clients regarder ailleurs se pose les bonnes questions. Lorsque le consommateur lève la tête de son assiette, les industriels revoient leur copie.

    La charte du bio consitue donc un véritable retour à des valeurs saines qui étaient en train de s'enfuir.

    Le consommer local et le bio sont des acteurs irremplaçables. Leur simple présence dans l'esprit des consommateurs exerce une saine pression dans l'esprit des producteurs qui veulent avant tout garder leurs clients ou se développer.

    4°) Les limites du bio

    Le bio est, en France, hyper contrôlé. Presque Idem eu Europe, à l'étranger, ça nous laisse dubitatif dans les pays à forte corruption.

    • Donc la tomate française bio a toutes ses chances.
    • Le beurre de karité "bio" d'Afrique est peut être plus sujet à caution.

           Il s'agit de la limite humaine

    La seconde limite est environnementale : Comment faire du bio dans un monde sale ? La nappe phréatique est polluée, les parcelles d'à coté sont envahies de pesticides (ltransportés par l'eau de pluie) et de traitements qui volent plus ou moins quand on les répend, l'usine d'à coté est classé Seveso et il parait qu'elle serait polluante.... Je ne vous parle pas du refroidissement de certaines centrales nucléaires....

           Il s'agit de la limite du monde actuel

    Le produit bio est mieux contrôlé, mais il n'est pas parfait. Il est incitatif et c'est déjà très bien !

    L'autre limite du bio est dans la protection contre les prédateurs, insectes et autres maladies. Les traitements naturels sont parfois limités dans leurs actions et il y a des prédations contre lesquelles nous sommes heureux de disposer d'un arsenal chimique en attendant d'avoir étudié une meilleure solution.

    Prenons l'exemple des toxines  mycosiques (autrement dit de la toxicité de certains micro-champignons), comme l'ergot de seigle qui a tué des milliers de gens pendant des centaines d'années avant que l'on ne trouve de quoi stopper sa progression.

    Faire du bio ne doit pas nous conduire à faire de l'arriéré ! Nous devons rester prudent et factuels vis à vis d'un monde qui n'est pas celui des Bisounours. 

           Restons modernes

    L'autre piège qui guette le bio est l'apropriation de ce dernier par l'industrie agro-alimentaire ! Car la productivité industrielle et la notion de profit se marient très très mal avec l'extensif et le propre du bio. A surveiller donc, mais ne laissons pas les maniaques du profit financier grignoter nos petits acquis.

           Restons vigilants sur nos acquis

    Comment se prémunir de ces risques ou limites ? Y-a-t-il un vrai bio ?

    Il semblerait que la solution bio soit tout de même d'acheter en local et chez des petits producteurs certifiés. Nous conservons notre méfiance par rapport aux industriels qui cherchent aujourdhui à marier Bio et Profit, certe ils respectent le cahier des charges, mais que se passe-t-il en amont face à de tels acteurs du pouvoir ?

    Maintenant le vrai bio, vous l'avez compris, est aussi une adhésion à une qualité de vie dans laquelle l'acteur principal est votre conduite générale.

    Vivre bio n'est pas seulement acheter en local et bio, c'est un mode de pensée, un mode d'interaction au monde environnant, une véritable philosophie de vie.

    Nous visons trop souvent l'argent, et nos solutions consistent trop souvent à acheter, et si nous visions le bonheur d'une vie simple et saine ?

           Le prix du bio

    Les denrées bio coutent plus cher que les denrées non bio. Et ce n'est pas anormal, car les moyens sont différents et la production est restreinte. Pa de quoi bondir sur le droit au bio etc.. Si vous voulez du bio pas cher, soit au prix du discount, vous finirez sans doute par de l'arnaque industrielle soit des produits qui jouent avec la charte, mais de quelle façon ?

    La vraie question à se poser est aussi celle des habitudes : nous perdons souvent de l'argent dans le choix de nos achats : les plats cuisinés coutent cher et en général tout ce qui restreint le temps de cuisine coute plus cher que ce qui demande de la préparation. La viande n'est pas nécessaire tous les jours pour notre santé, sauf exception, etc...

    Attention donc aux viandes trop bon marché, aux produits discount, ils ne sont pas tous respectueux de l'environnement !

    5°) En conclusion, faut-il tenter le "tout bio"

    D'abord est-ce possible ? Sans doute non !

    Le bio est limité pour le moment. Et il vaut mieux adopter un mode bio raisonnable que rien du tout. Acheter 100 % Bio n'est pas toujours possible.

    Certains gestes ne sont pas esttampillés bio mais sont pourtant très importants, comme d'acheter des peintures sans solvants par exemple.

    L'achat bio suit donc une réflexion personnelle autant qu'un cahier des charges.

    Et si aujourd'hui vous avez acheté votre baguette au supermarché parce que vous n'aviez pas le temps de faire mieux, ce n'est pas un drame. La bonne question à se poser est "pourquoi en suis-je arrivé à ne plus avoir même le temps de faire mes courses au calme ?"

    Réflechissez donc, ça compte autant que d'acheter !

    Ne sautez pas non plus sur tous les produits "bons pour la santé". De vous payer des jus de carotte ne va pas arranger votre santé si vous continuez à stresser comme un malade. Enfin le soja, bio ou pas, reste du soja...

    Le monde du bio devrait être un monde de remise en question et de réflexion sur soi et les autres. Acheter sa viande de boeuf à coté de chez soi obéit à une logique qui est celle d'une communauté de vie. Et c'est  très important. Car le "bio" n'a pas pour valeurs un simple cahier des charges, fut-il respectable et constructif.

    Le bio c'est aussi :

    • Une certaine solidarité
    • Une vie saine
    • Le goût de la mesure
    • Le respect de l'environnement pour de vrai
    • Un renoncement à l'argent comme unique maître
    • La volonté de  redevenir un acteur intelligent du monde

    et bien d'autres choses....