La Ferme de Gaïa

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  • Il est temps de ..... se préparer à .....

    Le temps de ….. se préparer à ….

     

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    Aurèle, membre de la petite ferme, co confineur et team responsable de toute la partie bricolage qu'il maîtrise, ainsi que les soins aux animaux ! Car une bonne équipe est pluridisciplinaire, il est ici en compagnie de Galghaï, le petit Berger d'Asie Centrale, quelques jours après son arrivée à la petite ferme


    Alors que notre économie Française (et pas que) entre officiellement en récession, et que, confinement oblige, faire ses courses devient parfois un casse-tête, vous avez sans doute remarqué que les prix (de la bouffe) augmentaient fâcheusement !

    Le second casse-tête, c’est celui de la mère de famille qui va remplir son frigo et se demande bien comment :

    • Eut égard au chômage technique ou partiel de son homme
    • Eut égard à l’absence de cantine
    • Eut égard au fait que le meilleur truc qu’il reste à faire c’est de bouffer

    Elle va y arriver avec moins de sous, et des aliments qui flirtent avec l’inflation !

    Se procurer à manger va devenir une priorité vitale ! Ca l’a toujours été, mais on va en prendre conscience. Les citadins iront à la campagne négocier quelques paniers garnis et les campagnards occuperont leurs temps morts (si il en reste) au jardin.

    Dans un second temps, il est fort possible que nous voyions resurgir les petits jardins de ville dans toutes les zones vertes inoccupées.

    Dans un troisième temps, que je n’appelle pas de mes vœux, il est possible que les larcins de jardins ou de fermes se multiplient. Plusieurs affaires récentes (vol de brebis, vaches dépecées) me laissent à penser que nous risquons d’en arriver là plus vite que prévu. A moins que les poulets, pardon les keufs, zut les flics, bref les gendarmes, ne  fassent autant de zèle pour nous soutenir que pour nous confiner.

     

    Alors que faire en URGENCE :

    Si rien n’a été prévu, ça va être compliqué ….

    Mais sinon :

    1°) Faire vos derniers semis de printemps


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    Petits pieds de tabac, strictement pour consommation personnelle : germés depuis 15 jours, ils font 1 cm et ont été replantés en godets individuels pour une croissance idéale. La graine de tabac est minuscule, la plantouille est tout aussi petite, mais j'ai été surprise, en procédant au repiquage, de voir qu'elle était saine et solide :) - voilà une économie facile à faire pour l'homme de la maison (qui fume)

     

    2°) Repiquer en godets individuels les germes devenus grands :

     

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    Voici quelques godets à plusieurs stades de croissance, tous jouissent d'un climat privilégié sous serre pour le temps de la germination et du premier stade de croissance. Mais en cas d'absence de serre, il est possible de travailler dans des mini serres placées derrière ses fenêtres ou n'importe où chez soi, mais avec des néons horticoles qui reproduisent le spectre solaire ! Il n'est pas nécessaire, ni souhaitable, de tout faire en même temps : étalez vos semis et votre travail en fonction des préférences météo de vos choix potagers. Pour les plus pressés, achetez vos plants en jardinerie, mais évitez soigneusement les hybrides "F1" dont vous ne pourrez récupérer les semences !

     

    3°) Planter sous serre les légumes appréciant la chaleur et fuyant le gel

     

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    Une serre de 3 sur 6 qui contient 36 pieds de tomates, une plate bande d'ail et 3 celeris raves : le tout est serré et chaque centimètre est optimisé, mais par expérience, ça tient très bien grâce à un suivi strict qui relève de la micro agriculture intensive et de la permaculture. Les essences de l'ail participeront à la prévention sanitaire globale et j'ajouterai sans doute quelques fleurs à peine plus tard.

    4°) Planter les pommes de terre si ce n’est pas déjà fait (elles devraient être sorties de terre et pour les grandes précoces, vous donner quelques satisfactions)

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    Buttes de pommes de terres dont les rangées sont visualisées par des fils bleus tendus, le paillage naturel à base de foin moisi est nettement visible et en haut à gauche de la photo, 3 carrés de jardin recouverts de voile de forçage pour les semences précoces qui jouissent d'une terre plus chaude et nous permettent de consommer rapidement un peu de fraicheur !

     

    5°) Finir de préparer vos portes rames pour les haricots et pois à rame (soit grimpants)

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    Portes rames en bambous sur buttes avec paillage naturel. Les bambous sont issus du jardin et les rames sont faites à base de fil à foin : gratuites donc .... , de quoi planter environ 600 pieds de pois, haricots et confrères de plusieurs sortes qui nous nourriront bien et longtemps, le sol a été fumé l'été dernier et laissé au repos plusieurs mois afin que les petits vers du fumier et de la terre finissent le travail sous une couche de foin moisie et avec des lasagnes de BRF/compostage : que du bon pour nos p'tits ricots !

     

    6°) Préparer votre sol pour les semis en pleine terre qui ne vont plus tarder (à faire en théorie après le 15 Mai et les derniers risques de gel)

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    Buttes de type lasagne permaculture qui ont été enrichies d'une couche de fumier de cheval encore assez frais, puis recouvertes d'un paillage synthétique : elles seront réservées aux cucurbitacés (courges, et potirons) et aux légumes feuilles cette année. Au premier plan l'antenne d'électroculture avec piquet cuivre et étoile en zinc, puis fil de zinc qui part Sud-Nord pour allonger le champ électro magnétique destiné à potentialiser les cultures

    Ces conseils valent pour un climat tempéré.

    Note importante : à cette date il est encore possible de tout commencer ou recommencer en cas de ratage !!!! Les légumes qui commencent plus tard ont tendance à pousser vite car ils ont de bonnes conditions météo, donc rien n'est perdu et vu les conditions économiques, n'hésitez pas à vous y mettre, mais alors trèèèèèès vite !

     

    Apprendre à manger ce qui est consommable et valorisable !!! 

     

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    Superbe racine de pissenlit qui sera torrefiée au four jusqu'à brunissement et fournira l'équivalent d'une chicorée locale pour pas un rond

    Dans  le même état d'esprit : apprenez à récupérer :

    • les mures sauvages sur les ronciers - abondantes en été
    • les pissenlits charnus à déguster en salade (saveur à peine amère) - Très abondants
    • Les orties en épinards ou en soupe, véritables bombes de micro nutriments (à récupérer en milieu propre, pas en bord de route) - Très abpndantes
    • Les pousses de bambous (sauf les décoratifs à baies rouges, ils sont toxiques) qui se multiplient au printemps et horripilent les jardiniers

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    Salade de pissenlits en préparation, ils seront coupés fins et agrémentés d'une vinaigrette à l'échalotte - Miam

    Récupérez la moindre place utile au jardin : remplacez le strictement décoratif par du gustatif ....

     

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    Une petite place nettoyée à offert un poste à ce jeune argousier épineux, à la fois médicinal et gustatif, comme de nombreux végétaux qui gagnent à être connus

     

    Récupérez auprès des agriculteurs leur foin moisi qui servira à faire un excellent paillage, source de croissance de petits champignons et organismes biologiques transformateurs !

     

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    Botte de foin moisi (350 kilos avant de prendre l'eau) qui constituera le meilleur paillage naturel pour protéger vos cultures, préserver l'eau du sol (milieu humide) en évitant l'évaporation et participer à la création d'une faune et flore riches et propices

     

    Récupérez sous vos gouttières, toutes vos gouttières l'eau de pluie grâce à des cuves plastiques souvent peu onéreuses en récupération

    Cuve blanche reconditionée 1000 lt/palette plastique - ApiSaveurs.fr 

    Cuve standard 1000 litres à laquelle on peut relier un robinet, un tuyeau, de façon à arroser ses potagers ou abreuver ses animaux !

     

    Alors quoi de neuf à la petite ferme ?

    Récupération - Cohérence du système mixte élevage/maraichage et travail en équipe !

    Rien ne se perd, rien ne se créé - tout se transforme !

    Bientôt je vous parle de 2 choses primordiales : l'élevage, digne complément du maraichage pour l'autonomie alimentaire et économique, puis du travail en équipe :)

  • Les projets post-confinement : le jour d'après ?

    Survivre Economiquement après le confinement

     

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    Le planning de la petite ferme au printemps : tout un symbole

     

    Le « jour d’après » n’est désormais plus une fiction, ce sera, chez nous, le 12 Mai 2020. Il restera dans l’histoire, comme tout le reste de cette sinistre histoire.

    Mais l’histoire n’est jamais très dérangeante, il subsiste le souvenir de la douleur, celle de perdre un être cher ou ce à quoi l’on tient. Mais c’est dans l’avenir que nous mesurerons réellement ce que nous avons perdu.

    Quid de tous les professionnels qui ont cessé de faire le moindre chiffre ? Des activités interrompues et dont dépendent des secteurs complets de l’économie ? Des pièces de rechanges non fournies ? Au mieux une perte de confort, Mais vraisemblablement bien pire, bien que la bourse soit soutenue artificiellement.

    Rappelons que chaque chômeur ou chaque entreprise bouclée va entrainer, dans la suite de cette comète infernale, d’innombrables autres pertes : du chiffre qui ne sera plus fait ailleurs, d’autres chômeurs, d’autres faillites….. Quid de la situation dans 5,12,24 mois ?

    Sans doute, dans les pays qui ne sont pas en autonomie alimentaires (seuls environ 35% de la population mondiale serait à même de se nourrir localement), des famines. Ajoutez y une armée de criquets et quelques excès climatiques : plus de froid, plus de chaud, trop de sec ou trop de pluie. Mélangez le tout. Combien de millions de morts ?

    Quelles seront les conséquences géopolitiques ? Terrorisme, extrémisme ? Globalement, le règne du « Rienàperdriste » débute. Et il ne s’embarrasse ni de morale, ni de limites. Il touchera les individus, puis les groupes d’individus et sans doute quelques pays.

    Les grandes puissances sont affaiblies : prenez l’exemple du porte-avion Charles de Gaulle. A l’arrêt. Affaiblies militairement, économiquement.

    Quel prédateur à l’affut va donc s’apercevoir que nous ne sommes plus vraiment à même de lutter sur tous les fronts à la fois : paix sociale, paix avec nos voisins, paix économique ?

    Alors quid de ce que nous évoquions il y a encore peu comme une terminologie marginale, voire excentrique ? La Collapsologie.

    Nous y voilà. Notre système collapse. Pour de bon.

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    Faut-il les croire ? Et croire en leurs solutions ?

     

    Quelle va être notre chronologie

    25 Avril : Annonce officielle des mesures dites de déconfinement. Les coiffeurs vont retravailler, pas les restaurants, sans doute les hôtels qui vont servir de camps pour malades récalcitrants. Mais nous avons tellement hâte d’en sortir que nous avalons la (grosse) couleuvre et les brides de notre nouveau moteur : cadre à peine plus large, laisse à peine plus longue, mais effort commun au titre du quel nous rêvons encore à demain.

    11 Mai : reprise officielle et morcelée, les raleurs râlent, les autres tentent de reprendre le cours de leur vie entre difficulté à suivre les instructions, limites à la liberté individuelle et désir de conserver la normalité

    12 Mai : Nouvelles mesures liberticides, début des ennuis. Emergence de règles destinées à éviter ou contenir une seconde vague : attestation de non contagiosité, sérologie, tests, isolement, ausweis amélioré et masques de conformité, les uns sont en projet, les autres sont actés immédiatement.

    30 Juin : fin prévisible de la période de déconfinement, ou début de la période des vacances, léthargie intellectuelle des Français. Les projets sont remis en cause, mais nous vivons sur l’espoir, le soutien financier par la France, d’autres projets : plus vastes, plus loin, martelés par les politiques. Le remboursement de la nouvelle maxi dette est évoqué : ça sera un effort commun (encore) pour aider, soutenir, porter, de nos vœux, les malheureux et les héros du covid-19. Mais c’est en Octobre 2020, après une première évaluation budgétaire faite en Avril (oui, vous ne rêvez pas : c’est sans doute en train de se faire), que le gouvernement pour statuer sur votre sort en 2021.

    Juillet et Août : il fait chaud, trop chaud. A la rigueur financière, le gouvernement ajoute la rigueur climatique. Les incendies font rage. Les éleveurs agonisent dans certaines régions du monde et demandent de l’aide dans d’autres. Avec un prévisible 35°C à l’ombre et une sécheresse à tout casser, le prix de l’eau flambe et les communes stoppent la surconsommation. Le potager familial coute éventuellement très cher, les vacances sont mortes, les banques renâclent sur les crédits bien que le gouvernement ait annoncé dès Juin que l’entreprise serait promue, aidée, soutenue.

    La vie semble avoir repris : peu de pénuries, mais tout ne tourne pas rond. Ca va sans aller, quelques mouvements de foules isolés.

    L’été, c’est l’occasion de mettre au point quelques mesures importantes : comment va-ton nous fliquer ? Portables ? Drones ? Tests ? Dénonciations ? En mariant le tout au droit de faire ses courses ou toucher ses APL ?

    Septembre : la Rentrée ….. Les programmes scolaires sont réaménagés car 75% des élèves ont décroché durant le confinement. La rentrée est un casse-tête financier : entre chômage technique et mort subite financière, les vêtements des gosses et leurs loisirs passent au second plan. L’état promet une prime spéciale d’aide aux parents impactés. Pendant que sont étudiés de nouveaux taux de TVA (sur les produits non indispensables, notion sur laquelle nous avons largement progressé), de nouveaux impôts (sur le foncier ? Après tout, il faut aider ceux qui n’ont justement pas les moyens d’en avoir), un « effort national » demandé à tous ?

    Octobre : la bourse est décalée, le pétrole est décalé, l’industrie automobile est à la peine, les gens ne veulent plus bosser, ils consomment moins, ont effectivement appris à obéir bêtement, mais aussi à se passer de trucs moins utiles. L’effet domino est enclenché. L’inflation exerce un vrai début de dictature et l’on consomme encore moins. La machine à remonter le temps nous ressort de sinistres photos de mecs qui transportent les billets dans des brouettes pour payer leur pain. La grogne monte. Les syndicats appellent au calme sans appeler au calme tout en appelant au calme. L’après Covid se dessine. Et la France va-t-elle prendre feu ?

    La Russie et la Chine veulent avoir l’air d’aider. Les USA communiquent sur la reprise. L’Inde planque la famine. Les dictateurs Africains ratissent large.

    La géotraçabilité et la récupération des données des portables sont rentrées dans les meurs. 80% de la population plie sans broncher. 15% plie en râlant. Mais 5% plie très mal ou en faisant de la casse. 5% des Français moins les enfants et moins les vieux, ça fait du monde dans les rues : un potentiel de 1,5 millions de rebelles. Re les gilets jaunes ? C’est possible.

    Mais si la répression est rapide, sous prétexte de contagion, la maladie risque d’être mortelle ….

    Novembre : climat social acté, tout comme les mesures post confinement. Le virus a sans doute bien battu en retraite, mais pas Napoléon.

    Décembre : l’économie mondiale est en vrac, mais la comm bat son plein autour de Noël. Il n’y a pas de semaine sans que vous n’appreniez quelque mauvaise nouvelle. Tout le monde réclame la trève. La guerre économique est effroyable : chacun surtaxe les produits de ses voisins, le protectionnisme s’envole, les excès nationalistes avec. Les généraux transpirent, les soldats s’exécutent et il est encore possible de voir se dessiner de grands conflits.

    24 Décembre : le monde entier parle de paix, la paix, il faut la paix, Paix sur terre et sur les hommes, etc….. Le petit Jésus est dans la crèche et quelques extrémistes font sauter quelques crèches, tandis que quelques nationalistes les font pousser plus vite que les dealers ne cultivent leur cannabis sous abri.

    31 Décembre : l’état lâche du lest sur la communication. Les Français prennent une cuite. Ils tentent d’oublier, ils repoussent à demain la réflexion transcendantale sur l’économie ménagère : un choux coûte 5 euros, combien de choux vais-je acheter avec 4 euros ?

    8 Janvier 2021 : début des soldes avec plusieurs jours d’avance pour relancer l’économie et gros cadeaux fiscaux pour les commerçants. Ils sont moribonds. Macron distribue les derniers sacrements.

    31 Janvier 2021 : les soldes sont un désastre. La viande est hors de prix, la cantine augmente, les légumes sont importés et inachetables, même les nouilles sont chères.

    15 Février 2021 : Il fait froid, d’autres incendies dans d’autres logements devenus insalubres. La délinquance explose. Tandis que les honnêtes gens suivent aveuglément les procédures pour ne pas se faire piquer ce qui reste par des amendes ignobles.

    21 Mars 2021 : premier jour du printemps. Le monde a changé, les restaurants sont vides, beaucoup ont fermé. Amazon a survécu, ainsi que Mac’Do. Le salaire universel est en projet de loi. La propriété est lourdement taxée. 2020 a vu son premier mort par balle dans un potager, surpris à voler par le propriétaire des tomates.

    Un an s’est écoulé. Tout a changé en fait. Sauf vous peut-être qui avez appris et avez entamé votre première démarche collapsologique et qui avez appris à être heureux, autrement.

    Le « jour d’après » sera le 21 Mars 2021 et non pas le 12 Mai 2020. Commencez à vous préparer si ce n’est pas déjà fait.

     

    Que prévoir ?

    Une toute petite minorité aura prévu :

    • un potager
    • un micro-élevage
    • un réseau de fournisseur
    • des habitudes de troc
    • De l’entraide
    • Des placements astucieux
    • Des outils, des moyens
    • De l’apprentissage et des compétences

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    Serre en activité à la petite ferme

     

    Une autre petite minorité (je l’espère) aura prévu :

    • La dénonciation
    • Le vol
    • La brutalité

     

    Et vous ? Qu’avez-vous prévu ?

    Jules a la ferme 

    La vie à la ferme : pas toujours reposant, souvent heureuse, surtout à la belle saison

    Que faut-il faire maintenant ?

    Pendant que c’est possible, il est indispensable de se procurer les moyens qui vont servir demain :

    • Terrain, ou petits bouts de terrain
    • Outils
    • Semences
    • Souches d’élevage

    Dans un an, votre argent ne servira peut-être à rien. Si ce n’est à payer taxes et impôts.

     

    Elevage ou Maraichage ?

    Les 2 mon commandant si vous pouvez : la diversité ! Toujours la diversité !

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    Les oeufs de la petite ferme

     

    Existe-t-il d’autres solutions ? Les citadins ? Ils seront aidés, soutenus. Et sauf guerre civile ou militaire ils vivront presque normalement. Netflix, et le reste. Le gouvernement va tout faire pour garantir une relative paix sociale. Mais si ces ultimes barrières pètent, nous risquons le règne du chaos.

    Vous qui me lisez, prévoyez pour vous, prévoyez pour votre famille et même 2 familles si vous pouvez. Personne ne va vous écouter maintenant car tout le monde rêve d’un train-train qui reprendra le 12 Mai. Mais après Mai il y a un Mais.

     

    Comment raisonner ?

    Sans doute de façon plurielle. Il n’est pas possible de sacrifier toutes ses habitudes en hypothéquant l’avenir. Donc prévoyez votre vie comme un voyage :

    • Plan A, Paris  Berlin par TGV : tout se passera bien, la reprise finira par arriver et sera même suivie d’un boum économique. Inutile de s’en faire : je prévois donc de continuer la vie de la même façon et j’oblige les enfants à travailler à l’école, de même que j’entretiens mon appartement et finance ma voiture.

     

    • Plan B, Paris Berlin en Tram : les choses vont être longues, je maintiens le cap, mais  je prévois de soutenir l’économie familiale par des petites mesures de prudence : peu de dépenses imprévues, pas d’emprunts inutiles, recentrage des dépenses sur les choses importantes. Les caprices des enfants et mes besoins de consommation n’ont qu’à bien se tenir.

     

    • Plan C, Paris Berlin en charrette : le choses vont être difficiles et le trajet pénible. Je prévois une économie de secours basée sur un système parallèle dans lequel je sais que même le strictement habituel risque de ne plus l’être.

    Ce qui demande une vraie souplesse intellectuelle. Une véritable capacité d’adaptation et une aptitude à rebondir à chaque nouvel épisode de la sage du coronavirus.

     

    Et ici, à la petite ferme ?

    Ici, nous nous préparons à résister : à un ausweis électronique, à un flicage excessif, à la perte des libertés, aux taxes atomiques, au manque et aux pénuries et à la connerie qui risque d’ être inversement proportionnelle à l’offre de biens et services.

    Nos plants sont en godets, 15 jours après les premières germinations. Nous avions doublé pour prévision d’échecs : c’est vrai que beaucoup de semenciers vendent de la merde …. Achetez donc 2 fois vos quantités et si ça a foiré : il est encore trèèès possible de tout recommencer !

    • Nos godets sont en serre avec une forte hygrométrie, ce qui réclame un suivi important à cause des risques sanitaires. Mais ça pousse … super bien et super vite.
    • Le second lot de semences est à la germination et quelques graines expérimentales
    • Notre système d’aspersion est en place et en route
    • Les rames (haricots, pois, fèves) sont fabriquées
    • Nos pommes de terre sont plantées pour un prévisionnel de 400 kilos (dont la Yona + 2 espèces précoces) : si je sens un coup de gel arriver, le voile de forçage (et de protection) est là, il sera posé 48 heures avant.
    • Les lapines ont été saillies (espèce géant papillon)
    • Les agneaux sont nés et poussent (laitière Manech à tête rousse et Charolais)

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    Portée de lapinoux

    Et non je ne suis vraiment pas décidée à faire une vidéo.

     

    Que faut-il travailler ?

    Je crois que le travail principal est le travail sur Soi : Souplesse mentale, entrainement physique de bonne santé, aptitude à ne pas obéir jusqu’à la stupidité à des règles et valeurs qui ne vous appartiennent pas.

    Le reste se fera dès l’ors que vous aurez fait votre propre choix conscient et cohérent d’une ligne de conduite vous correspondant quelle qu’elle soit !

    Elizabeth sieste 02 

    Travailler comme on doit, se reposer comme on peut

  • Coronavirus, confinement, et sécurité des biens et des personnes

    Alerte Coronavirus ?

     

    Les sept premières leçons à tirer de la crise du coronavirus - Le ... 

    Je suis personnellement bien moins effrayée par ce fichu virus à l'origine incertaine que la par la crise économique qui va suivre et signe sans doute la fin d'une époque - pas forcément si heureuse que ça d'ailleurs !

    L'image est énorme ? Le truc aussi d'ailleurs ..... Non je ne vais pas vous signer un truc conspi ou complotiste, c'est aussi inutile que sans intérêt, mais je regarde ces temps arriver, sans doute différent, depuis ma petite ferme qui  m'occupe assez pour oublier le confinement .....

    Quoi de neuf sur ce virus ?

    Il tue de façon ciblée (les chauve-souris sont sélectives, tout comme le pangolin ....), les hommes de plus de 65 ans et les obèses hypertendus et diabétiques (soit le profil même de l'obèse d'ailleurs). D'une contagiosité redoutable, aéroporté, mais pas que, il n'est finalement que faiblement mortel sur la population lambda. Beaucoup de pros considèrent qu'il rejoint, en ce cas, les statistiques de nos grippes sévères.

    Le débat fait rage entre les médecins qui soignent (soit la ligne de conduite du Professeur Raoult, mais pas que) et les médecins qui cherchent (et défendent l'idée de privilégier les études cliniques).

    L'Italie commence à entrevoir d'autres pistes (notamment la thèse d'une action bénéfique des anti inflammatoires (oui je sais ????) qui préviendraient la tempête de citokines (soit la tueuse). Et de nombreux médecins soignent plus ou moins sans le dire (j'en connais) avec une seule antibiothérapie + solupred (et ça marcherait).

    Une professionnel de l'Isère témoigne d'essais insuffisants, mais efficaces avec Zytromax et d'autres associent le Zytromax et l'Orelox.

    Je vous invite à aller écouter la vidéo (et surtout à lire ses liens) de Silvano Trotta, qui, même si il profite de l'audimat, fait néanmoins des recherches astucieuses ........

    https://www.youtube.com/watch?v=giyZvits7DU

     

    Quant aux conséquences économiques, je vous conseille l'excellent Charles Sannat, du site Insolentiae.

    C'est en confrontant toutes ces données, que peut-être vous passerez du Mouton au Sanglier, animal nettement plus libre et moins facile à abattre que le premier, et, en tant que micro fermière, je sais de quoi je parle ..... Bien que nos chasseurs soient passés au stade Collabo, préférant tirer sur papier le promeneur impénitent que la gallinette centrée traditionnelle !

    Bref .... N'ayez donc pas si peur, ou regardez bien d'où vient la tempête et comment elle va souffler.

     

    Très choquée

    Je suis choquée du comportement de mes concitoyens, de mon gouvernement, de la situation ....

    Bien que ce site soit apolitique, j'invite ceux et celles qui ont encore un peu de matière grise au milieu des oreilles, à réfléchir aux sinistres ressemblances entre ausweis de 39/45 et attestation dérogatoire, entre dénonciateurs zélés et collabos, voire entre chasseurs et collabos. Et sans doute bientôt, entre la malheureuse étoile jaune et le papier de quarantaine qu'il faudra peut-être afficher sur la voiture ????

    Vous me répondez que le virus est dangereux et qu'il faut privilégier son éradication ? Ah oui .... Mais qui a attendu (sagement, y compris en nous faisant la promotion des riches touristes chinois au 20h) que le virus déraille complet avant de prendre des mesures ??? Aurait-on mieux fait pour "faire péter le pont" ?

    Quid de ma soeur Sophie, soignante, à qui l'on a dit au début qu'elle devait travailler, même atteinte, parce que défaut de personnel ? Depuis bien entendu les choses ont un peu changé, mais trop tard et environ 40.000 vieux ont levé les bottines. De la place en EHPAD.

    Quid de l'interdiction d'hydroxichloroquine le 12 Janvier alors qu'elle est utilisée depuis 50 ans ? Avant même que le virus ne débarque officiellement.

    Quid de la condamnation à mort économique de millions de gens, et de la famine de sans doute plus de 10% des terriens ?

    Alors la peur, me concernant, vous pouvez vous la carrer où je pense.

    Ce matin, je fais mes courses. 90% d'une population apeurée, vous regardant comme le chien qui arrive chez le véto pour se faire piquer, mais qui vient tous les 3 jours à l'hyper parce qu'il ne peut pas renoncer à ses frites surgelées ? Ou à ceci/cela ? Je ne vous parle même pas de ceux et celles qui font des stocks in extremis de Papier H, pâtes et riz, les mêmes qui, 1 mois avant, vous riaient au nez lorsque vous leur affirmiez qu'avoir 15 jours d'avance semblait pas mal ...

    La peur ? La prudence oui, sans doute, mais de là à regarder chacun comme si il était LE contaminateur qui allait mettre fin à votre belle existence de mouton confiné et bientôt tondu de surcroit !

    Tenez, pour finir ce chapitre par la chronique du village ! Mes voisins font la tronche, ils savent que je loge une soignante, mais ils vont discuter avec l'autre voisine qui crache sa toux sur le trottoir en échangeant avec Monsieur le Maire, peut-être sur leurs symptômes respectifs  ? Prostate contre covid ? C'est de l'humour. Je ne me permettrais pas.

    Je ne vous parle pas des mots demandant aux infirmières de se garer ailleurs, ou de déménager, aux homosexuels de disparaitre.

    Ce Virus est un appareil photo de l'âme des Français, et la diapo n'est pas chouette. Certes vous applaudissez à 20 heures.

     

    Le Confinement

    Je confine, tu confines, il confine ..... triste contine d'un printemps étonnant où l'on nous interdit d'aller voir les bourgeons verdoyants de nos sublimes forêts, mais ou l'on autorise les joggers à courir par centaines entre 19 et 20 heures ?

    Je suis sidérée par des mesures telles que l'interdiction de sortir ses chevaux sur les chemins (il faut pourtant bien les sortir) ou de se déplacer pour la seule bonne raison de leur porter de l'eau sur une parcelle éloignée du domicile.

    Sidérée, mais consciente que les campagnards que nous sommes sont des privilégiés vis à vis des citadins enfermés, parfois avec un conjoint non aimé, violent, ou une tripotée de gosses que l'on aime encore plus lorsqu'on n'est pas contraints de se les farcir toute la sainte journée !

    Je ne comprend pas non plus que l'on confine des bucherons (plusieurs bucherons, à côté de chez moi, surpris à bucheronner) à 135 euros par tête de pipe, tandis que mon voisin, largement malade, sort faire ses courses à l'hypermarché du coin, sans la moindre protection, et tousse à côté de la caisse, sans vergogne ni remord (son épouse et lui sont testés positifs). L'hypermarché me semble être bien plus dangereux lors d'un usage immodéré, que le bucheronnage.

    Mais l'on nous répond alors que l'hospitalisation qui guette l'accidenté met en danger à la fois les urgences (effet saturation) et tout le monde, donc que nous devrions confiner en paix devant netflix ou pornhub (qui aurait fait des prix promo) - sauf à se faire une tendinite de la main directrice ..... - Ah les anti inflammatoires ......

    Donc, me voilà ébahie à entendre un reportage de plusieurs minutes sur une chaîne d'infos réputée, sur l'art de peindre une fenêtre pour se distraire, tandis que l'économie agonise et que les petits entrepreneurs crèvent la dalle, ou que la voisine de 87 ans, Mémé de son petit nom, se fait trucider au Rivotril après avis médical de non priorité. Avez-vous pensé à dire au-revoir à Mémé avant que l'infirmière ne passe et téléphone à son médecin généraliste pour requérir le droit de procéder à l'injection sans doute létale parce que Mémé se plaint d'avoir un peu de mal à respirer ?

    Non, le confinement est assez débile ..... sous sa forme Française. Mais j'assure la propriété de mes propos.

     

    De retour à la ferme : quoi cultiver, quand ? Choix stratégiques

     

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    L'heure du planning de printemps et d'été :)

    Ici nous avons choisi la communauté restreinte avec ma soeur, ses enfants (ma soeur Sophie est soignante et donc je garde les gosses), ainsi que mon woofer, Aurèle, mec adorable et efficace s'il en est qui a été adopté par tout le monde, puis enfin ma fille Jade, 21 ans, étudiante en télétravail en fac d'histoire. Nous sommes 6 et oeuvrons tous ensemble à élever les animaux, préparer les potagers, ainsi que s'organiser une vie agréable sur les 3 hectares de base de l'association. Nous sommes heureux, sans idéalisme, simplement à savourer le soleil, l'amitié et la qualité de vie simple, mais agréable. Vivre en communauté demande des efforts d'adaptation, mais ils sont très loins d'être compliqués si chacun fait sa part de chemin vers les autres.

    Vous trouverez sur le site de survivre au chaos, mon article chez Pierre Templar, qui détaille très bien le truc. Communauté or not ? C'est une affaire de choix, mais en agriculture, c'est un choix souvent très pertinent :

    http://survivreauchaos.blogspot.com/2020/02/la-survie-communautaire-vraie-ou-fausse-solution.html

    Ayant souvent vécu en grande famille (plus de 10 personnes à table), ça ne me pose pas de problème et je trouve que le confinement est une chose très triste lorsqu'on est seul.

    Ici, plannings donc ...... si vous agrandissez l'image, vous verrez que mes potagers sont numérotés : 2 serres,  6 carrés en hauteur, 26 bandes (buttes façon permaculture et électroculture) et que cette année, j'ai favorisé, quantitativement parlant les légumineuses et les pommes de terre, en cas de pénuries, même s'il n'y en a aucune.

    De quoi va donc être composé mon "p'tit jardin" ? :

    • Tomates sous serres (mais pas plus de 40 pieds de coeurs de boeuf et d'andine cornue), tabac sous serre pour usage familial
    • Carottes, radis et salade Roquette pour la fraicheur
    • Betteraves crapaudines et miel (en boules jaunes)
    • Epinards et Bettes pour la verdure
    • Légumineuses richissimes : fèves de plusieurs espèces
    • Nombreux cucurbitacés dont le potimarron, la courgette spaghetti, la courge maxima et le potiron géant : tous se gardent et présentent un intérêt calorique certain
    • Grands classiques à taux de protéines végétales intéressant : haricots, pois etc....
    • Les indispensables pommes de terres pour un prévisionnel de 400 kilos

    Voilà, c'est tout et ça suffira. Sur plus de 1.000 m² de bandes et terrain enrichi en "lasagnes" (soit différentes) : couches carbonées, azotées, fumier de cheval, de poules et de moutons (en moindre proportion pour les poules et les moutons), un travail commencé cette année en Juillet 2019 avec remise en ordre de 100% du terrain cultivable !

    J'ai privilégié les légumes qui apportent "à manger", mais sans omettre les pourvoyeurs de fibres, minéraux, vitamines etc.... Mes graines viennent majoritairement de chez Kokopelli, bien entendu sans hybrides (F1) ou de ma propre production.

    Cette année, nous avons investi sur 3 éléments :

    • 1 système d'arrosage par asperseurs Mankind à tête bleue (13 mètre d'aspersion pour 0,4 m cube/heure) et pompe immergée dans un puits. L'arrosage sera donc peu couteux et facile.
    • 1 système de travail hippotracté récent (labours and co) pour lequel nous avons 4 chevaux dressés (1 comtoise, très forte, 800 kilos, et 3 irishs cobs montés et attelés, polyvalents), photos à venir, mais j'ai manqué de temps .....
    • L'électroculture avec antennes de zing sur piquets en cuivre et fil conducteur orienté Sud/Nord sur chaque bande

    Les gros travaux demanderont donc moins d'efforts. Sans dépendre à 200% des moyens étatiques chers (l'eau courante), ou des moyens mécaniques pannables (tracteur and co). Je garde le groupe électrogène (diesel, carburant qui se garde) et le carburant pour un usage limité à l'aspersion par exemple (soit 1 heure par jour tous les 5 jours en pleine saison, pour ordre d'idée)

    Sugar 01 

    Sugar Cube, Irish cob en pleine roulade dans l'herbe fraiche, montée, attelée, hippotractée, elle pourrait même faire le café :)

    Quand ?

    J'ai vu des amis la semaine dernière qui pensent planter leurs légumineuses dès maintenant sous nos lattitudes. Personnellement, souhaitant assurer vraiment la quantité et la qualité des récoltes, je ne prend pas de risques et sèmerai directement en terre au 15 Mai. Les semis sous serre sont fait depuis 1 semaine et sont en début de germination. Les semis en carrés de jardin et sous voile de croissance sont faits à moindre risques (carottes, radis, betterave et roquette).

    Je surveille tout ça comme le lait sur le feu et pire encore .... ayant déjà la main sur le purin d'ortie d'un côté, et sur le souffre ou la bouillie bordelaise de l'autre ......

    Comptez 8 à 15 jours pour la levée des semis, en fonction de la température et hygrométrie (ne semez pas dans une terre à moins de 15, voire 18°C, sauf espèces bien spécifiques)

     

    Les fruitiers

    Nous avons planté plus de 60 fruitiers en 2019 (dont certains très petits comme des framboisiers intéressants, d'où la quantité)

    • Pommiers
    • Pruniers
    • Chataigners
    • Pêche de vigne
    • Kiwi
    • Kiwai
    • Roncier domestique
    • Baie de mai
    • Framboisiers
    • Casseille (hybride cassis/groseille)
    • Figuiers
    • Cerisiers
    • Vigne (modèle grimpant et rustique), dont une sous serre qui occupera l'espace haut

    Rien d'extraordinaire dans ces choix d'espèces bien de chez nous pour la plupart, ou réputées productives/rustiques/résilientes (comme nous) et qui vont produire dans quelques mois à quelques années. D'ailleurs je suis agacée (parfois) par ces youtubeurs fameux qui vous font la promotion d'espèces rarissimes et exotiques réservées à des conditions climatiques parfaites. Choisissez de l'habituel pour 80%, de l'original pour 15%, du rare ou du compliqué pour les 5% restant.

     

    L'élevage

    Nous gardons le traditionnel trio gagnant pour l'alimentation

    • La poule (95% oeufs et 5% viande)
    • Le mouton (50% viande 50% lait)
    • Le lapin (viande)

    Nos chevaux ne sont là que pour notre usage et ne seront jamais consommés.

    Notre cochon domestique assure la garde de la branche Ouest de la maison et se montre féroce avec les inconnus qui ne se présentent pas ....

    Il y a de l'aléatoire, que ça soit pour les légumes ou l'élevage, mais nous choisissons de conserver un peu de diversité pour nous sécuriser .....

    Et nous avons déjà 3 gros noyers, pour les pommes je privilégie les espèces qui se gardent au séchage et j'étale dans le temps la production. Bien entendu nous en avons pris pour quelques années avant que tout ne produise .... Mais nous avons déjà pas mal de trucs classiques en place ...

     

    Je vous ferai des photos de tout à peine plus tard : je cours partout et c'est bien assez pour le moment ......

    Pour tout ça, j'ai 3 hectares + 4 loués

     

    La sécurité .....

    Ah, voilà un chapitre que j'ai peu traité jusqu'à présent.

    Mais les temps changent et le comportement des hommes n'est pas glorieux en temps de crise, ça vole les moutons, ça tue parfois des vaches en plein pré, les légumes disparaissent.

    Les petites fermes comme la mienne craignent plus le "renard à 2 pattes" que le Renard tout court.

    Le contexte ne se prête pas aux rapports de confiance. Je ne compte plus les visites étranges et les regards par-dessus la clôture. Les gens aimables le sont parfois moins, d'autres, méconnus, s'ouvrent, rien n'est vraiment habituel. L'anxiété est un ferment qui a vite fait de faire tourner le lait ou s'aigrir les fruits.

    Je renforce donc mon système de sécurité de plusieurs façon, certaines dont je ne vous parlerai absolument pas, préférant laisser la surprise aux voyageurs de la nuit qui oseraient oser ! Pour le reste, à la petite ferme nous privilégions 2 ou 3 méthodes classiques :

    1°) Le tour de garde, y compris nocturne lorsque ça s'impose

    2°) Des animaux rapprochés de l'habitation pour la nuit

    3°) Un terrain potager entièrement masqué, ce qui ne se voit pas aiguise moins les appétits imbéciles 

    4°) Les animaux gardiens :

              A : Le cochon domestique : il charge, mord, arrache, grogne terriblement et n'a peur de rien à moins que sa peur ne le rende féroce

              B : Le chien de garde : il prévient, garde les moutons (car c'est aussi un Berger), protège

    Quel chien pour quelle garde ?

    J'ai eu personnellement plusieurs races, dont une merveilleuse Cane Corso qui me manque toujours plusieurs années après sa mort (Cancer) - parfaite, elle était parfaite (mais ils sont très loins d'être les meilleurs bergers) - Le Cane n'est d'ailleurs pas du tout recommandé pour le travail sur le bétail

    J'ai eu une merveilleuse Dogue du Tibet, dotée de toutes les qualités, mais là aussi, il s'agit de souches à la Française, qui ont, le plus souvent, perdu leurs qualités d'origine, à savoir le travail sur le bétail dans les villages perchés de l'Himalaya. Ce sont maintenant devenus des chiens de salon, très esthétiques, avec parfois un fort caractère, mais peu de motivation pour se glisser dans un rôle discipliné.

    J'ai eu une croisée "porte et fenêtre", chien de berger et autre chose, adorable, efficace, qui a vécu toute sa vie de chien avec moi à cheval.

    Globalement, il existe souvent une différentiation claire sur le marché :

    • Chien de garde
    • Chien de travail
    • Chien de stricte compagnie

    Le premier n'a pas forcément de qualité pour la surveillance du bétail, voire il le  boufferait bien. Le second n'est pas toujours un défenseur solide - tel le Border Collie, qui n'a pas son pareil, bien éduqué, pour guider le troupeau, mais qui ne fait pas toujours l'affaire face à un loup. Le troisième peut faire un peu de garde naturelle, rarement travailler, quoique .... Ma chihuahua pousse très bien les moutons !

    Pour des raisons pratiques et avec une population de loup qui prend 20% tous les ans dans le Jura (et des meutes bien constituées dans le Doubs), je fais donc le choix, j'ai fait le choix d'une race solide, tenace, et réputée : le chien de berge d'Asie Centrale. Bien que l'espèce soit nouvelle pour moi, mes 2 chiots, un mâle et une femelle, sont surprenants : calmes, adaptables, à l'écoute, y compris de leur prénom, marchant sans laisse au pied (mais oui, sans dressage), attentifs à leur environnement et plutôt très silencieux. Comme c'est bon de dormir avec eux à la belle étoile ..... les sentir là, tout contre moi, dans un sommeil qui n'ôte rien à la fonction de garde, mais aimables avec leurs moutons, vivant en paix avec chevaux et poules.

    Il existe plusieurs races de chiens de Berger qui "vont au loup" ou à l'Ours. Des Courageux, éduqués, mais non serviles. Des amis, et non des "salariés". Reste à savoir qui est le patron tout de même, mais en matière d'élevage, c'est un peu souvent ça quand même.

    Je vous mets quelques photos, pas toutes récentes, de mes gardiens/bergers lorsqu'ils sont arrivés :

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    A moins de 3 mois, tentant d'avoir l'air féroce :)

     

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    Avec une brebis Manech à tête rousse curieuse

     

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    Un air décidé et une vraie personnalité

     

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    Des moutons et des chiens .......

     

    Voilà maintenant le site de l'éleveur : Legend of Kangall

    https://thelegendofkangal.chiens-de-france.com/berger-asie-centrale.html

    Alabai, plus qu'un simple chien, une passion 

    Sublime sujet adulte au regard profond, qui trahit un esprit vif, capable d'indépendance, autant que de protection

    Au moins, si nous avons commencé cet article par la marque de mon désarroi face à la crise actuelle, le terminerons nous par cette note d'espoir : nos merveilleux amis animaux ! Vous devinez ma passion pour mes amis à 4 jambes ou 4 pattes (chevaux ou chiens, et chats, mais pas que).

    Si la crise qui s'en vient nous amène à une relative insécurité, au moins morale, mais parfois matérielle immédiate, la campagne a toujours su s'entourer de protections diverses et variées, depuis l'agriculteur revêche qui tire au "gros sel" (voir pire) à celui qui laisse ses oies le prévenir, en passant par nos redoutables chiens de ferme et bien d'autres choses croustillantes.

     

    En conclusion :)

    La crise vient, mais attendons là de pied ferme, comme nous savons le faire, avec courage et détermination. Et non pas peur ou lacheté.

     

    (voir mes précédents articles, notamment sur la collapsologie et la ruralité)

  • Les recettes de la création d'une communauté réussie

    La vie communautaire : vraie ou fausse solution ? A quoi ressemble la communauté efficace des années 2020 ?

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    Qui dit ferme résiliente renvoie très vite à la notion de vie communautaire !

    Et là, dans notre société hyper consumériste et individualiste ou « JE » décide de tout, de ce qu’il mange, de ce qu’il écoute à la télé, de ce qu’il fait et de ce qu’il fait de SON argent, cette idée de communauté dérange …..

    • Le groupe va décider pour moi
    • Je ne vais pas pouvoir choisir mon programme télé tous les soirs
    • Mes affaires ne seront plus mes affaires
    • Etc…..

    Ce qui n’ est pas faux …. Car une communauté doit être centrée autour d’un certain nombre de points communs, bien qu’il s’agisse plus de valeurs, que d’objets, ou de choix de programmes télévisés …. Et surtout, lorsque tout va bien, c’est la grande famille, mais quid des inévitables crises ? Conflits ? Également inévitables au sein de nos familles occidentales.

    J’ai animé des groupes pendant presque 20 ans de ma vie, le temps est sans doute venu de partager ces expériences, tout en invalidant les idées reçues, mais en plaçant en exergue les points qui m’ont semblés cruciaux pour la réussite d’un projet communautaire.

    Retour aux années 60 ?

    Certainement pas …. Les mouvements communautaires des sixties avaient leurs propres systèmes de valeurs et elles ne se sont pas avérées solides dans le temps. C’était le grand partage, dont on sut plus tard qu’il fut excessif ! La grande non jalousie, autre mythe non viable ! La libération sexuelle – vaste débat, mais réservée à la stricte intimité et non au groupe ! Et l’absence totale et présumée de droit à l’individualité dans de nombreux groupes, ce qui fâche 100% des égos dans le temps !

    10 règles de réussite durable !

    1°) Le système de valeur

    Il n’y a pas 1 système de valeur tout à fait universel, mais un système de valeurs par communauté ! Le tout étant que tous y adhèrent sans exception.

    Par exemple :

    • Amitié
    • Tolérance
    • Partage
    • Famille
    • Solidarité
    • Empathie
    • Ruralité
    • Accueil

    Mais vous pourriez aussi bien avoir :

    • Priorité à nous
    • Modernisme
    • France et Français
    • Droit à la défense de ses intérêts
    • Survie de soi face aux autres, soit eux ou nous

     

    Ou encore un mélange des 2 et bien d’autres modèles d’ailleurs ……. Je ne sais pas vous dire quel modèle serait le plus adéquat. Mais si tous n’adhèrent pas au même, cela constituera un inévitable sujet de friction ….

     

    2°) La place de l’individu au sein du groupe

    Chaque personne compte ! Pour autant que son voisin ! Ce qui lui donne des droits et des devoirs, l’accès aux mêmes ressources, mais l’obligation de partager aux tâches communautaires en fonction de ses compétences, mais à effort égal. Il n’existe donc aucun système de favoritisme dans une communauté équilibrée. Un membre l’est à part entière ou pas du tout.

     

    3°) La nécessité d’un espace individuel

    C’est une nécessité qui, hors situations d’urgence, est vitale. J’ai vécu à plusieurs reprises dans de très grandes familles ou communautés et je sais par expérience qu’il n’est pas possible de priver durablement quelqu’un de son droit à la solitude autant que de son espace strictement privé ( dans lequel il fera ce qu’il veut hors mis ce qui est interdit par le règlement, comme de sodomiser une chèvre par exemple)

    Dans la plupart des communautés, cet espace privé est la chambre. Et seulement la chambre.

     

    4°) Le règlement intérieur

    Il est inévitable ….. Souvent, il traduit nos valeurs par des règles plus fines. Si la communauté ne s’est pas créée en une seule fois, ce sont les premiers constituants qui ont pu en figer les bases. Le règlement intérieur n’est d’ailleurs pas rigide, mais il est stable.

    De quoi parle-t-il ? De petites choses comme le partage du choix des médias, du travail sur place, des apports financiers, du matériel commun (ou non), de l’obligation de propreté, de la résolution des conflits, des sanctions potentielles en cas de débordement grave (violence, vol par exemple), de la constitution d’une forme d’autorité (tournante ou non, sur élection ou avérée) de réflexion ou de décision etc…..

    La plupart du temps, c’est l’expérience qui le fera s’améliorer au fil du temps, des ententes et des conflits

     

    5°) Un exécutif fiable, expérimenté et remportant l’adhésion

    Dans la plupart des films, quelques héros tiennent le rôle ! De façon générale, il y a toujours un père et une mère de famille …. Personnellement, je ne préconise pas l’exécutif mono-individu, mais plutôt le « Conseil des Sages » avec un minimum de 3 personnes (chiffre impair pour les votes) et tournant, si possible 1 fois par an !

    Je suis tout à fait contre un exécutif figé avec un leader charismatique et tyrannique si possible ! Cela fait d’immenses dégâts dans les associations.

     

    6°) Un listing des tâches obligatoires, récurrentes ou saisonnières, avec la constitution d’un planning auquel tous participent à valeur égale !!!

    Dans certaines communautés, cette valeur est chiffrée en heures, là aussi tournante : ce ne sont pas toujours les mêmes qui nettoient les chiottes ou les étables

     

    7°) Un partage financier

    Dans notre société, les finances restent un sujet à fâcherie ! Même au sein des familles, alors à fortiori au sein d’une communauté. Il existe donc des pôles de dépenses communes qui doivent être partagées de façon équanime :

    • Electricité
    • Eau
    • Téléphone/Wifi etc…
    • Taxes foncière ou impôts locaux
    • Chauffage de quelque méthode que ce soit
    • Alimentation
    • Travaux de la communauté
    • Achats visant au bien-être ou à la survie de tous : poules, semences, aussi bien que télévisions etc….
    • Voiture communautaire

    De la même façon que sont partagées les rentrées communes

    • Accueils payant extérieurs (chambres d’hôtes par exemple ou gite rural)
    • Vente d’œufs ou de légumes, ou encore de viande et de fromage
    • Prestations de services proposées par la communauté

    Tant que le monde tourne rond, il peut y avoir un stricte individualité sur certains points :

    • Achat des vêtements ou éléments de conforts personnels, friandises,
    • Voiture perso etc…
    • Alcool pour consommation personnelle ou cigarettes

    Mais attention à l’effet toxique que constitue une situation personnelle privilégiée. Et si le monde ne tourne plus rond, certains ne pourront pas avoir leurs clopes et d’autres pas.

    Il va de soi que les pilleurs de ressources (frigo, chauffage électrique etc…) seront sources de grogne et doivent être gérés.

     

    8°) Un système de sanctions

    Hélas. La perfection n’étant pas de ce monde, il peut y avoir, malgré nos valeurs communes, malgré le choix du départ et malgré toute notre bonne volonté, des erreurs, puis des fautes avérées. Parmi elles : le vol et la violence.

    Dans une communauté très large (village) il peut même y avoir la reconstitution d’un système complet. Mais au sein d’une petite communauté, la sanction ne peut s’orienter que vers 2 solutions :

    • La réparation (si possible)
    • L’exclusion (après avertissement ou non selon la gravité)

    Ce mérite un livre tant le sujet est complexe. Que faire d’un problème psychiatrique par exemple ? ou du vol d’un résident qui semble largement favorisé par ses moyens financiers ? Que peut-on pardonner ou non ? Et surtout y a-t-il risque ou non de récidive ? S’agit-il d’une erreur ou d’une faute (soit sans ou avec intention). Un enfant est-il en cause ? Etc….

    Il va de soi qu’une erreur, même non grave, peut dégénérer en conflit destructeur si une famille finit par accuser l’enfant d’une autre famille au sein de la communauté. J’ai vu des associations sauter en éclats pour des partages de sandwichs.

    Le rôle des leaders sera sans doute crucial : prévenir – dialoguer – apaiser

     

    9°) Prévoir des procédures

    Le terme fleure bon l’Industrie ou la société actuelle, il est pourtant inévitable :

    A partir de quel moment un malade peut-il cesser de travailler et pour combien de temps ?

    Quoi faire en cas de graves intempéries (hommes et bêtes)

    Plan d’action de fuite en cas d’incendie, d’inondation, ou de troubles civils/militaires

    Comment gérer la mort

    Qui prévenir en cas de quels évènements

    10°) Répartir les compétences

    Tout le monde ne saura jamais tout faire. Il sera donc inévitable de travailler plutôt avec les différences, qu’en les fustigeant ! Si Albert sait faire de la plomberie, il vaut mieux qu’il répare la plomberie pendant que Jean fait la vaisselle.

    Mais les compétences ne doivent pas constituer une excuses pour fuir certains travaux pénibles.

    Il existe des différences litigieuses :

    • Qui a de la force ou pas
    • Qui est vieux ou pas
    • Les enfants ont-ils le devoir de participer ou non et à quoi
    • Les lourdaux peuvent-ils participer aux tâches physiques ou non
    • Existe-t-il des membres qui sont un frein et ce frein est-il acceptable
    • Une femme enceinte peut-elle participer et à quoi

    Vous allez me dire que tout ça est du bon sens. Oui, dans une certaine mesure et dans une communauté peu élargie. Quid d’une grosse communauté ou la femme d’Albert passe son temps à faire des gosses qui mangent comme 4 et ne branlent rien ? Ceci parait exagéré, mais bon ….. Viendra sans doute un temps où la communauté aura trop grandi et deviendra ingérable en tant que telle. On refera un village !

     

    A combien de membre se monte la communauté idéale ?

    C’est une question de places en chambres, mais pas seulement !!!

    Il me semble que c’est aussi une question de vie familiale. 10 membres, mais constitués de 2 couples et 6 enfants me semblent très compliqués à gérer car inévitablement chacun voudra le meilleur pour ses petits. 10 membres célibataires ne le resteront pas. On fait quoi des entrants ? Ce qu’il faut prévoir. Idem pour la place du couple au sein de la communauté.

    Il n’existe pas une solution, mais plusieurs. Adaptées au cas par cas.

    Attention aux tromperies conjugales dans le groupe !!!!!!

    Albert a couché avec Marie, la femme de Jean ? Et le groupe explose ….

    Ce n’est donc pas facile.

    Personnellement, je n’ irai pas au-delà de 8 à 10 personnes dans une grosse ferme. Ou un grand bâtiment, voire un immeuble. Au-delà, il me semble raisonnable de scinder la communauté et de créer un petit pôle collectif, comme le jardin ou l’élevage.

     

    La recette du succès

    Tolérance, finesse des choix, main de fer mais gant de velours, choix des entrants, pertinence de la réflexion ?

     

    Je suggère tout de même quelques éléments fondamentaux :

    1°) Pas d’idéalisme ni d’idéologie

    2°) Bien connaître les entrants, bien se connaître avant de décider quoi que ce soit

    3°) Être en mesure d’accepter soi-même la vie commune avant de se lancer dans ce type de projet. La seule volonté d’échapper au système ne suffisant pas.

    4°) Ne jamais idéaliser qui que ce soit en début de relation.

    Et il me semble qu’il existe une « communauté de valeurs communes » à tout groupe résilient : Solidarité – Empathie – Partage (au sein du groupe)

     

    Pour un avenir meilleur, plus radieux ….

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    Coronavirus et Résilience : faut-il avoir peur ?

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    La peur n'évitant pas le danger, je ne suis pas certaine qu'il faille avoir peur. Et le coronavirus n'est sans doute qu'un symptôme de plus sur notre société malade et notre planète fatiguée. A l'heure actuelle, alors que le permafrost décongèle un peu partout, de très anciens virus, tout à fait inconnus, sont en train de faire leur "coming-out". Ce n'est pas le cas du coronavirus, né à l'insu du plein gré du labo haute sécurité de Wuhan .... Mais ce n'est sans doute pas la dernière fois que cela se produit.

    Les conséquences seront sans doute économiques pour commencer, même si la progression d'heure en heure fait particulièrement peur :

    hier soir 20500 cas et 450 morts à la louche, ce matin 25000 cas et 500 morts à la louche ....

    Je crois que ce qui me fait le plus tiquer, ce sont les mesures de propagandes de notre bien-aimé gouvernement : tf1 hier-soir, on filme des touristes chinois souriant et trimballant des courses de chez Vuitton, rappelant que le tourisme Chinois, c'est 3 milliards d'Euros par an en France. Puis on nous dit que si la situation est terrible en CHine, il n'y a rien à craindre en France, alors que nous maintenons nos lignes régulières avec cet ami privilégié.

    Ca me rappelle Tchernobyl : le nuage qui s'arrête à la frontière .... Les mêmes mots. Les mêmes maux.

    Et Marseille tente de contenir une épidémie d'infection à pneumocoque sur ses chantiers marins ..... Mauvais hasard

    Ajoutons H1N5 et la peste porcine qui galopent à toute vitesse en massacrant tout à la fois les réserves de porc et de poulet, toujours en Chine. Sachant que H1N5 est accessible à l'homme et hautement mortelle. Pauvre Chinois. Sans doute pas les mêmes que ceux de chez Vuitton.

    Et encore des Chinois filmés en Autriche dans le village de la reine des neiges.

    On est en train de nous enfumer.

    Ceci dit, je ne pense pas que la peur soit le bon article à importer de Chine pour le moment.

    Pour information : faites confiance aux huiles essentielles, à la fois bactéricides et anti-virales, trèèèèès efficaces. Je vais travailler cet Après-Midi sur une formule spécifique aux maladies virales respiratoires que je mettrai en ligne à la page aromathérapie.

    Voilà le lien vers le soin : Allez tout à fait en bas de page : j'ai conçu ce soin à ce jour !

    Santé Nature : l'aromathérapie

    Pourquoi peaufiner sa résilience ?

    Pour plein de raisons, la première étant que vos retraites sont loins d'être acquises, que le travail se fait rare et cher, la dernière étant que l'économie risque de très mal prendre l'extinction prolongée du poumon industriel du monde : la Chine. Les bourses chinoises ont chuté de 8% (c'est juste hallucinant) et toutes les BCE serrent le cul pour se préparer à soutenir les autres bourses en cas de frémissement.

    Quant à la dangerosité du virus en question, je crois que nous sommes sur une exponentielle, mais qu'elle ne fait que compléter un tableau collapsologique très sombre. S'alarmer ou paniquer est inutile. Faut-il vous rappeler que pour Tchernobyl, les extinctions thyroidiennes ont été multipliées par 100 dans le Jura sans que jamais nous ne soyons prévenus ?

    Par ailleurs la Chine est également grande productrice de médicaments, aussi simples que le Doliprane (90% de la production mondiale)

    Hélas, et même si je fais la promotion de la vie à la campagne, je sais que beaucoup sont citadins. Quoi faire donc ?

     

    Comment peaufiner sa résilience :

    1°) 15 jours de stocks pour les produits alimentaires

    2°) 3 jours d'eau potable en bouteilles

    3°) 1 paquet de capsules micropur (ou de même type)

    4°) Favorisez une alimentation locale (petits producteurs locaux de viande, d'oeufs et de légumes)

    5°) Créez vous un cercle de relations rurales avec qui entretenir des rapports commerciaux qui vous seront utiles

    6°) Achetez vous la liste des huiles essentielles nécessaires (et citées pour la recette ci-dessus référencée), plus celles que vous jugerez utiles sur la page d'aromathérapie

    7°) En cas de maladie, commencez par vous reposer afin de faciliter le travail de régénération et évitez d'embrasser vos proches.

     

     

    Quant aux ruraux, lisez les articles précédents qui expliquent comment mettre en place un système résilient durable partageable pour plusieurs familles éventuellement. Prochainement, un article sur la permaculture qui n'a tout de même rien inventé si ce n'est d'appuyer là où ça fait mal : l'appauvrissement général de nos terres ......

  • Sommes nous en danger : collapsologie et Ruralité ?

    Collapsologie et Ruralité : sommes-nous en danger, quelle solution ?

    Savez-vous ce qu’est la Collapsologie ? C’est la terminologie adéquate et politiquement correcte pour les théories de l’effondrement civilisationnel.

     

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    Pourquoi nous effondrerions-nous ? Sommes-nous en danger ?

    OUI

    Pour de multiples très bonnes raisons parfaitement analysées par un certain nombres de scientifiques, d’assureurs (qui ont peur d’avoir un peu trop à payer) et d’hommes politiques bien informés.

    Argumenter sur le « est-ce juste » ou « c’est n’importe quoi » me semble compliqué et inutile, je vais donc vous donner 2 sources qui me sembles fiables et même édifiantes, à la fois politiques, scientifiques et recoupées :

    Yves Cochet : ancien ministre de l’environnement, ayant eu en sa possession de nombreux rapports alarmistes, ancien vice-président de l’assemblée nationale, il n’a aucun intérêt personnel à nous prévenir, il est âgé de 74 ans et a personnellement pris ses dispositions. Si cet homme, qui n’est pas un imbécile, renouvelle ses derniers temps, l’ensemble de ses avertissements, c’est probablement parce qu’il est convaincu que « ça urge »

    Voici un lien vers l’une de ses vidéos ultra récentes :

    https://www.youtube.com/watch?v=g58FCakyYEE&t=1955s

    Pablo Servigne, conférencier et auteur Français, spécialisé dans la collecte des informations sur les phénomènes d’effondrement, il a écrit de nombreux ouvrages, mais un seul pourra éventuellement vous suffire : le « comment tout peut s’effondrer » que j’ai personnellement lu. Ses sources sont crédibles, étayées, vérifiées.

    Notez bien que les chaines de télévision nationales ou privées telles que Tf1 et A2 ne se privent plus de faire des reportages sur ces phénomènes de recherche de résilience face à la menace de l’effondrement.

    Et que dit le gouvernement ? Il propose de faire un « sac de survie », donne des instructions claires et propose d’adopter des conduites réfléchies en cas de catastrophe. Le lien ci-dessous n’a rien à envier aux sites « survivalistes » habituels :

    https://www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-kit-d-urgence

    A présent, vous venez de lire tout cela et songez avec effroi que nous risquons l’effondrement pour des raisons anthropiques, soit à cause de notre faute, notre très grande faute : pollution, réchauffement, épuisement des ressources …..

    Est-ce la seule raison ? NON certainement pas.

    Savez-vous que nous avons entamé notre sixième extinction d’espèces ? C’est dire qu’il y en a eu 5 durant l’histoire de la terre et que, de façon récurrente, nous essuyons des déluges de toutes natures.

    Je vous conseille la lecture de l’excellentissime Immanuel Velikovski « Mondes en Collision » qui vous guérira tout à fait de l’idée absurde que la Terre, le Soleil ou le Cosmos sont stables.

    Par exemple : le volcan Yellowstone, gigantesque Caldeira de l’Ouest des USA, explose tous les 6 à 700 000 ans. Ca fait actuellement plus de 700 000 ans qu’il n’a pas explosé. En cas d’éruption majeure, l’ensemble des USA subit un hiver nucléaire, une bonne partie devient inhabitable, le monde entier se refroidit de plusieurs degrés et la plupart de nos terres cultivables ne le sont donc plus.

    Notre ère actuelle, l’Holocène, réputée pour sa stabilité climatique, est en train de prendre fin. Les désordres climatiques sont de plus en plus nombreux, irréfutables, inévitables. Des villages Français rasés par les tornades aux régions côtières dévastées par les inondations en passant par les incendies en Australie, comment pouvons-nous encore douter ?

    Quelle est notre véritable capacité à vivre durablement dans ce monde ?

    FAIBLE

    L’ensemble des acteurs, qu’ils soient survivalistes farfelus, ou scientifiques rationalistes, en viennent à peu près tous à la même conclusion, en cas de véritable catastrophe, les magasins ont 24 à 48 heures de stocks, les citadins disposent de quelques jours dans leurs placards,  à peine plus d’une semaine en campagne (où faire ses courses demande plus de temps de déplacement).

    Mais bien au-delà de ces faibles réserves alimentaires, nous dépendons entièrement de l’approvisionnement électrique, en cas de panne majeur, même l’eau potable ne coule plus au robinet.

    Ceux qui disposent d’une voiture ont en général ½ plein d’avance, moins si pas de chance

    En clair, en cas de catastrophe, nous sommes dans la m***e la plus noire en moins d’une semaine. Plus d’eau potable, plus de chasse d’eau, plus de nettoyage des poubelles, plus de chauffage, plus de repas chaud, puis plus de repas du tout, surtout en ville.

    Relisez bien les consignes gouvernementales. Pensez-vous vraiment qu’elles ont été écrites au pif ?

    Notre capacité actuelle, occidentale et Française, à se débrouiller, est de l’ordre de 0.

    Existe-t-il une solution facile ?

    NON

    Pendant les situations de guerres ou de chaos, il est notoirement connu que les citadins disposant d’une famille à la campagne partent faire leurs courses. Ceux qui n’en ont pas passent, au début, par le marché noir. Ceux qui n’ont rien ne passent par rien du tout et viendront s’ajouter aux problèmes d’approvisionnement des hôpitaux, la famine et la maladie des pauvres gens dépourvus.

    Et non, la ville est tellement peuplée (explosion démographique de la seconde moitié du 20ième siècle) que, contrairement aux situations antérieures (guerre de 39/45), la campagne ne pourra pas nourrir l’intégralité de la ville.

    En cas de catastrophe, nous risquons :

    1. Le Chaos
    2. L’arrivée du trio infernal : Famine Maladie Violence
    3. Une réduction drastique d’une partie de la population que Yves Cochet (ainsi qu’un certain nombre de scientifiques, militaires, etc….) ont estimé à 50% …….

    Il n’existe donc quasi pas de solution, quelques palliatifs qui permettront aux plus prévoyants, malins et autres écureuils de s’en sortir. En espérant que ceux qui s’en sortent soient solidaires et tendent la main à quelques malheureux – en sachant qu’ils ne pourront pas tendre 1000 mains, mais juste 2.

    Quelles solutions concrètes

    PLUSIEURS

    La ruralité est, d’avis d’expert, la meilleure des solutions en Occident ! La plus complète, la plus durable. Une famille bien organisée dans une micro exploitation agricole, peut tendre la main à 15 familles qui s’installent. Elle ne peut pas les nourrir, mais peut les aider à devenir eux-mêmes de petits exploitants. Ce qui semble réaliste, étant donné qu’en cas de chaos, les grosses exploitations de type agro-industrielles seront à l’arrêt, contraintes à l’abattage des ¾ du bétail ou incapables de maintenir une culture intensive. Les terres seront donc rapidement et hélas disponibles en cas d’arrêt du circuit.

    Première et meilleure solution : l’investissement courageux et résilient dans une petite fermette en sachant que 1000 m² de jardin, 4 lapins et 2 chèvres peuvent faire des miracles. Mais en travaillant, en acceptant de manquer de confort etc…..

    Comment prévoir, prévenir le temps d’adaptation ? Tout le monde ne pouvant acheter une fermette à la campagne, il est indispensable de prévoir sa propre résilience citadine :

    1. Cultures en toitures
    2. Cultures à organiser dans les jardins publics et semences à stocker, jardins ouvriers, quelques m² suffisent ….
    3. Stocks alimentaires d’au moins 15 jours au strict minimum
    4. Stocks hydriques à l’identique
    5. Stocks de gaz (cuisson, conservation, chauffage), de bougies, 1 jerricane de carburant renouvelé régulièrement
    6. Médicaments d’avance, pathologies en cours, mais aussi bobologie et désinfection

    Ne faites pas trop confiance à vos congélateurs : ils dépendent de l’électricité. Prenez des basiques : du riz, des pâtes, bien emballés à l’abri des mites alimentaires, des couvertures pour avoir chaud.

    C’est ainsi qu’un petit immeuble bien organisé peut rapidement produire ses légumes solidaires et partager ses ressources, le temps que le système redémarre.

    Et il redémarrera. Inévitablement.

    Alors prêts ?

    Formez-vous, Informez-Vous, Bougez-vous !

    Formation, woofing, vidéos, réfléchissez pendant qu’il est temps.

     

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  • Bienvenue chez nous ? La comparaison qui ose tout : Petite Ferme Versus Ibis

    BIENVENUE CHEZ NOUS !!!!!

    Chambre d’hôtes à la « Petite Ferme de Gaia » versus l’Ibis de Dole - Jura,

    La comparaison qui ose tout et qui renverse les bases de l’émission !

     

    Le concept de chambre d’hôte, Bed and Breakfast, n’est pas récent.

    Il s’agissait, la plupart du temps, d’une modeste chambre, douillette mais simple, dans une maison rustique qui comptait plus de place que nécessaire. Je me rappelle d’une nuit chez l’habitant dans une vieille ferme de Forêt Noire, de la grosse couette de plume dans une maisonnée peu chauffée, de la maîtresse de maison qui parlait peu, mais faisait une excellente brioche. Il n’y avait pas de télévision, et internet n’existait pas. Nous étions en 1981, j’avais 18 ans.

    30 ans ont passé et la rapidité des transports, la facilité d’accès à tous les services via le net, ainsi que cette culture occidentale du voyage et de la découverte, ont popularisé le concept de maison d’hôte – alternative à une hôtellerie souvent froide et efficace.

    Perte de chiffre d’affaire aidant, les lobbys hôteliers sont sans doute à l’origine de cette mauvaise télé réalité qui lança l’émission « bienvenue chez nous », dont l’objectif non avoué ne peut être que de faire grimper le niveau d’exigence des « invités payants » : pour un prix défiant toute concurrence, votre maison, pleine de charme et de caractère, accueille, bichonne et amuse d’exigeantes personnalités qui s’acharnent à chasser le grain de poussière ou l’imperfection.

    Comment vous dire ? C’est tellement navrant …. Tellement loin du concept d’origine qui mettait en rapport des hommes et des femmes différents, partageant, le temps d’un séjour, un univers personnalisé ou atypique, sans l’ultime prétention de faire mieux que l’hôtel voisin.

    Pour mettre cartes sur tables, faisons un comparatif !!!

    L’hôtel de référence : l’Ibis de Dole, moyenne gamme, faisant partie du groupe ACCOR, aucune mauvaise surprise prévue

    La chambre d’hôte de référence : Petite Ferme de Gaïa, moyenne gamme, chambre Georges Sand

     

    Ce qu’un hôtel vous offrira toujours :

     

    Une formule 100% stéréotypée, complète et prévisible au détail prêt. Votre petit-déjeuner est servi entre telle et telle heure, vous n’y rencontrerez personne, il n’y aura pas de feu et pas de cheminée. Votre chambre a une surface garantie contractuellement et une femme de ménage passe une fois par jour faire votre lit et nettoyer votre salle de bain. Tout est propre en général – voire aseptisé. Rien ne manque, 0 imprévu. Vous serez accueilli à votre arrivée et l’on prendra les références de votre CB parce que oui, il y en a qui se tirent sans payer, parfois avec le linge …. Le café et le thé hors plateau bouilloire dans la chambre sont payants. Manger, même simplement, a également un prix. Les choses sont contractuelles – définie, claires. Il n’y a pas non plus de poils de chats, les chambres sont fumeurs ou non-fumeurs et il est possible d’avoir un lit anti-allergie. L’espace collectif est garanti non-fumeur, vous disposez des basiques, wi-fi, télé, et d’un bar (payant), ainsi que d’un restaurant (payant)

     

    Hôtel 1 

     

    Pour à peine plus de 66 euros, vous avez une chambre double d’une surface de 15 m² et un petit déjeuner inclus pour une valeur d’environ 6 euros.  Vous n’y recevrez aucune compagnie, mais ne manquerez de rien.

    Le menu de base sans les boissons est à 19 euros, entrée, plat et dessert. SI vous ajoutez un café et 1 verre de vin, vous tournerez autour de 25 euros.

    Pour ce prix-là et ces conditions, vous pouvez séjourner en couple sans sortir la voiture et disposer de tout le confort.

    • Points positifs : bon rapport qualité/prix de la cuisine, possibilité de faire une étape de repos total, chambres garanties contractuellement, services standards, petit-déjeuner Européen abondant.
    • Points améliorables : le cadre général est celui d’une zone commerciale de banlieue citadine – pas glamour ! Si vous êtes seul, vous ne parlerez à personne ou presque durant le temps de votre séjour, les chambres sont aseptisées et impersonnelles, tout surplus est payant.

    Les grandes chaines proposent des conditions absolument impeccables dans 95% des cas, et choisir un hôtel, c’est la sécurité du contrat.

     

    Ce que la Petite Ferme de Gaia vous offre

     

    Sans doute quasi l’inverse : une formule atypique, dans un cadre original – une maison d’artiste pleine de peintures et à la déco colorée, pleine de meubles anciens ou peints, avec un peu de désordre, quelques toiles d’araignées et sans doute de la poussière ça et là.

    Vue d ensemble 1 

     

    La chambre fait 22 m² et est équipée d’un sauna, mais aussi des basiques, wi-fi, télé, plateau bouilloire …., elle est tenue strictement propre et a sa propre salle de bain avec une vasque posée sur meuble de tek, ses grands miroirs et sa table ancienne pour poser ses affaires perso.

    Je vous accueille en personne et nous allons sans doute échanger un peu, même si je ne fais pas la dame de compagnie. Je vous apporterai des conseils sur le plan touristique et peux même vous accompagner au départ de vos promenades à pied. Ou vous expliquer un détail sur la carte, voire vous montrer le chemin. Les routes sont barrées ? Ce n’est pas un problème, je connais tous les chemins de mon pays J ……

    Votre petit-déjeuner est largement abondant, Européen, devant le feu de cheminée. En hiver le vieux poêle Alsacien rayonne toute la journée et vous avez les ¾ de la maison qui vous sont accessibles : salon de repos, bibliothèque, salon télé/musique et jeux de société, cuisine si vous souhaitez vous faire chauffer un truc perso.

    Votre chambre n’est pas qu’une chambre, c’est un sésame pour une expérience …. Dans un monde non ordinaire

    En été, le jardin, son vaste bassin et ses transats, ainsi que sa terrasse sont disponibles, silencieux, cachés à la vue du monde …

    Le café et le thé sont offerts, pas seulement dans votre chambre, mais dans toute la maison. Mais je ne fais en général pas à manger car ce que les hôtes souhaitent, pour 20 euros, je ne peux pas le faire aussi bien qu’un professionnel de la restauration. Et Dole, c’est environ 95 restaurants !!! Alors pourquoi bouder son plaisir de varier justement …..

    Points positifs : le meilleur rapport qualité/prix, car pour 69 euros, vous avez un sauna et 22m², plus l’accès à toute une maison, un jardin, un vaste espace collectif. Le petit-dej est à peu près le même que dans l’hotellerie, feu de cheminée en plus. La chambre est vaste, très proprement tenue. Ce sont des espaces qui ont une personnalité. Beaucoup de petits plus sont gratuits et vous avez une présence presque permanente à la maison, une sorte de « gouvernante » à votre disposition et qui a à cœur de vous aider lorsque c’est possible.

    Points améliorables : il faut sortir pour dîner ! Il y a des toiles d’araignées, des chats qui courent, parfois de la poussière dans certains coins des parties communes. Il arrive même qu’il y ait des gens que vous croiserez : ma famille, mes enfants. En été le coq chante et les moutons bêlent le matin quand ils ont faim. Il y a des insectes dehors et des oiseaux parfois bruyants. Enfin les arbres perdent leurs feuilles …. Qui cherchent à entrer dans la maison.

     

    Alors, Quid de la comparaison ? Est-ce comparable ? La petite ferme est moins chère, et offre bien plus de caractère, elle ne conviendra jamais à 100% de la population. C’est un mode de vie et pas seulement un lit et une prestation. La petite ferme de Gaia, c’est avant tout une expérience à un prix légèrement en-dessous de celui d’un hôtel de gamme équivalente. Mais les amateurs d’une modernité blanche et impeccable seront déroutés. Comme le citadin qui goute d’un beurre fait avec du lait de vache non pasteurisé …. Expérience forte, trop peut-être ….

    J’ai eu fait des promotions qui attiraient tout particulièrement une clientèle très citadine. Je n’en fais plus, ce type de clientèle est souvent gênée par la réalité de la campagne, elle s’attend à un univers promu par les émissions télé, souvent par méconnaissance culturelle d’ailleurs. Pour rêver de la Petite Ferme, il est nécessaire d’avoir envie de se plonger dans un vaste espace aux frontières temporelles étendues….

     

    De façon générale, que penser de l’émission « bienvenue chez nous » ?

    Alors là, c’est pire qu’une blague ! Pour le prix d’une chambre et d’un repas dans un hôtel équivalent, les accueillants sont priés d’offrir du temps de compagnie, une activité de loisir adaptée, un repas fin servi à l’assiette et faisant la part belle à une cuisine élaborée autant que régionale, proposer un cadre charmant, avec de la personnalité, mais plaisant à tous (ce qui est antinomique).

    Et là vous voyez arriver une meute d’hôtes à l’esprit critique aiguisé par la compétition et la joie de gagner 3 pauvres mille euros avec un peu de pub en sciant la branche sur laquelle ils sont posés : à savoir une hôtellerie amateur qui n’offre pas de service standardisé, mais reçoit chez soi pour une expérience dans un univers personnel.

    Mais a-t-on oublié que nous faisons aussi ça pour gagner un peu d’argent, entretenir et faire perdurer nos « maisons de charme » ? Que penser du prix de revient (et oui, il faut y penser) si, pendant toute votre journée, soit 8 heures standard, vous faites le ménage, la cuisine, la conversation, les loisirs, assurez, rassurez, anticipez les besoins d’un ramassis de capricieux pour qui rien n’est assez ni trop beau dans cette société consumériste exceptionnellement pingre de gentillesse et de reconnaissance ???

    Les « ceusses » qui ont créé l’émission, mettant fin au mythe de l’amateurisme en hôtellerie, doivent bien se marrer du bon coup qu’ils ont fait dans cette histoire ! Désormais, les amateurs doivent faire mieux que les pros, pour un prix souvent inférieur et dans des cadres tout à fait extraordinaires que les pros ne pourront jamais créer, vu que ça couterait « une blinde ».

    Alors à tous ceux qui rêvent de transformer leur maison en chambre d’hôte pour agrémenter, voire obtenir, leur retraite, n’oubliez pas de faire vos comptes et de savoir ce que vous pouvez offrir sans y laisser votre chemise. Le prochain article fera pour vous ces calculs de base, investissements, petits frais, consommables qui peuvent transformer votre beau projet en ruine-budget. Puis nous aborderons également la notion de service : où commence-t-elle ? Où doit-elle finir ? Ce que nous vendons, ce que nous donnons et comment le prévoir. Restera à parler des hôtes accueillis et des hôtes accueillants : portraits, attentes etc…..

     

    A bientôt très chers ….. texte co-signé par toutes les araignées de la maisonnée :-) 

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  • Woofing mode d'emploi

    QU’est-ce que le Woofing ?

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    Potimarron de Romange, le légume merveilleux dela soupe hivernale

     

    Le woofing est un mouvement mondial !

    Il permet à tous de voyager chez l’habitant, agriculteur, permaculteur, adepte d’une nature préservée ou d’un élevage en bio en échange d’un petit coup de main.

    C’est ainsi que savoir-faire et compétences variées, mais éthiques, peuvent traverser la planète à moindre coût et dans les meilleures conditions.

     

    Comment ça marche ?

    Le woofer ou woofeur s’installe au domicile de son hôte pour une durée fixée contractuellement et variable. Il est nourri, au sein de la famille, logé tout à fait dignement, comme tout le monde dans la maison. En échange il offre 25 heures par semaine de son temps pour participer aux travaux de la ferme. C’est ainsi qu’il s’informe ou apprend tout en rendant service et sans que cela ne lui coûte !

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    Forêt vierge de légumes maison dans notre serre

     

    Quelles démarches ?

    Le woofing répond à une démarche structurée. Afin que tout soit encadré et légal (et surtout afin d’éviter d’une part le travail au noir et d’autre part toutes les formes d’abus de part et d’autre), il est nécessaire que l’accueillant et l’accueilli se retrouvent sur une plate-forme commune :

    https://wwoof.fr/

    Cette plate-forme exige que les hôtes soient inscrits et agréés, reconnus pour leur éthique agricole et leur savoir-faire.

    Elle exige, de la part des futurs woofers, qu’ils aient réglé une petite adhésion, et clarifié leur identité, leur motivation.

    Dans cet esprit, le site propose une charte :

    http://docs.wwoof.fr/documents/charte-wwoofing.pdf

     

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    Poupoule maison en devenir

    Quels avantages ?

    C’est du gagnant/gagnant, le woofer apprend, s’informe, capitalise un certain nombre de connaissances didactiques sur le terrain. Donc concrètes ! Pendant cet apprentissage, il est pris en charge, il peut  se former gratuitement ou presque.

    L’hôte, agriculteur, manque la plupart du temps de fonds pour se payer des coups de main qui ne nécessitent d’ailleurs pas, ni ne justifient de salarié. Il est souvent seul dans son travail. Grâce à la présence de woofers, il n’est plus seul et peut se faire aider.

    voyage-120.jpg 
     

    Nos chevaux ne sont pas juste là pour le fun, ce sont nos alliés

     

    Quelles limites ?

    Le woofing n’est pas une situation qui doit se pérenniser dans le temps. Les séjours vont de 1 à plusieurs semaines, mais le but n’est pas de prendre racine ….. Le Woofing ne peut donc pas pallier à une recherche de travail d’un côté, ou de salarié de l’autre.

    Il va de soi que cette démarche est basée sur le respect et la tolérance réciproque. Il faut, de part et d’autres, une capacité à l’adaptation et à l’accueil des différences.

    L’agriculteur hôte doit avoir la fibre pédagogique, à défaut de quoi la démarche perd son sens.

    Mouton 01 2012 

    Tonton perso ....

     

    Le Woofing à Romange

    Vue d ensemble 

     

    Ne rêvez pas : la piscine va être transformée en bassin pour la plus grande joie de la nature et des  grenouilles :)

    Ancienne formatrice, je n’ai jamais trop su quitter la fibre pédago, même si je suis tombée très tôt dans l’agriculture et surtout dans l’esprit «permacole » (qui ne s’appelait pas comme ça avant, mais existait déjà)

    Transmettre, c’est l’essence de l’avenir ….

    En même temps, le coup de main n’est pas de trop, aussi et surtout pour le plaisir de travailler à plusieurs.

    Je ne reçois les woofers que un par un pour de banales questions de logement et parce que je me sens plus disponible ainsi. Prochainement seront mises en place des formations, cette fois-ci destinées à accueillir des petits groupes, dans le cadre de la collapsologie et de la permaculture, ainsi que des différentes techniques connexes.

  • L'esprit de Gandhi et le Minimum de la Survie Rurale

    Cet article verra son écriture étalée sur plusieurs jours, il va me demander du temps et des explications : attention modifications et enrichissements tous les jours

    Avertissement : les notions de potager, culture, et élevage sont traités en détail dans les pages connexes

    L'esprit de Gandhi

     

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    Il détestait la violence autant que les abus de violence tout en réverrant un ordre immuable, il pronait simplicité et autonomie, Il fut un fervent lecteur de Tolstoï et sans doute a-t-il mélangé son influence pour toucher Martin Luther King. Tous 2 sont morts assassinés après avoir "combattu" par le verbe, l'obstination et l'exemple une société de castes où ils rêvaient de faire régner l'amour divin en toute simplicité. Utopie ? Peut-être pas totalement.

    De la vie à la campagne ..... et à l'ancienne

     

     

     

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    Serge Merlier, Alors Président de l'UIMM Grand Hainault, fervent développeur de l'activité économique éthique et responsable

    Le modèle industriel des 30 glorieuses, ni heureux, ni malheureux, mais souvenir d'un temps où l'on pouvait s'endetter à moindre risque pour créer son entreprise ou acheter son habitat, et non la pollution n'était pas pire et l'être humain était, en France, plus respectée que maintenant.

     

    Qu'est-ce que le minimum survie ? Et pourquoi Rural ?

    Les articles écolo fleurent bon le fumier et son coq qui trône, l'oeuf de poule frais et le civet de lapin tandis que le RSA progresse plus vite que la courbe de chômage

    Source le Figaro : 31/12/2015 : 2.53 millions de foyers au RSA, mais combien de bénéficiaires en fait ? Le double ?

    Pendant que les auto entrepreneurs se lancent à moindres frais dans le business juteux des apparentes facilités : pas de comptes ou presque, pas de compétences obligatoires ou presque, une bonne vieille formation de chez Paul Emploi et vous voilà motivé pour affronter vos concurrents (nombreux), formés. Les (fausses) facilités étatiques pour la mise en place de sa petite entreprise n'ont pas répondu au besoin de faire coïncider chômeurs et nécessité sociale et économique.

    Le rêve de l'autarcie reste un mythe (voir nos précédents articles)

    Le rêve de la prise en charge automatique par la société n'est nécessairement qu'un mythe (et qui produit la Valeur Ajoutée nécessaire à l'entretien des structures communes ?) pour le moment entretenu par le Q.E. (quantitative easing, plus sobrement planche à billets)

    Le minimum survie, de mode rural (possible en modèle semi urbain), c'est la tentative de participer à la création de ressources au pays où elles disparaissent.

       

    Le sujet qui nous préoccupe consiste donc à trouver un mode opératoire réellement survivaliste entre la tenue d'une ferme (demandant des fonds et des moyens physiques importants) et le bricolage personnel néanmoins très productif. (sans céder au syndrome des biquettes dans le Larzac).

     

    II Les moyens à se donner

    Les moyens dont il faut se doter dépendent de nos besoins :

    • Manger (75% de glucides, + ou - 10% de protéines et le solde en fibres, minéraux, etc (légumes verts par exemple)
    • Boire (au minimum 1l d'eau par jour et par personne)
    • Se couvrir (vêtements)
    • Se recouvrir (habitat + ou - chauffé)
    • Se soigner (éviter la souffrance)

    L'autarcie du 21ième et en France n'est guère possible, elle fut pratiquée il y a au moins 1 siècle dans de grandes fermes qui possedaient plusieurs ateliers (forge, tissage, moulin etc.....), mais devient difficile à mettre en oeuvre (ou à un coût prohibitif faiblement rentable sans notion de commerce)

     

    III Traduire ces moyens concrètement

    Il va de soi que beaucoup d'entre nous n'ont plus de quoi s'endetter, se loger ou se chauffer dans la dignité, mais négocier avec le maire de sa commune ou un agriculteur (avec un coeur) un petit bout de terre pour y faire son chalet et y installer ses ressources devient possible et d'actualité sans choquer grand monde, l'internet regorgeant d'exemples de ce type.

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    Jardin ouvrier du début du 20ième, on a rien inventé. Tout au plus prenons nous conscience

    Si vous avez la chance de disposer d'une maison (ou un appartement) et d'un lopin de terre (à chercher si appartement), c'est alors très simple. Je ne détaillerai pas en profondeur les modèles d'autarcie, non idéaux en temps de paix ou d'abondance.

     Une fois la base du logement posé (qui peut même se limiter à un logement troglodyte (légal, attention à la protection des sites, attention aussi à la dangerosité de certaines grottes largement inondables ou "friables"), nous allons travailler secteur après secteur.

    • L'eau
    • La chaleur
    • L'énergie
    • L'alimentation
    • Les soins

    De très nombreux articles de ce type existent déjà (dont certains par ma pomme) notamment sur les sites survivalistes de type "survivre au chaos" de Pierre Templar, la formule qui va suivre vise le très faible cout et les petits moyens d'une survie rurale simple rendue nécessaire.

    A - l'Eau

    L'eau c'est la vie,3 journées sans boire, c'est la mort

    Vous devez disposer :

    • Soit d'un stock d'eau propre et buvable en permanence (achetée ou collectée et traitée)
    • Soit d'un système complet de traitement opérationnel très rapidement (taper systèmes de filtre d'eau sur google, voir ci-dessous les modes de traitement)

    Même en difficulté, l'être humain sous nos climats ne descend guère en dessous de 1 litre par jour (cuisson des nouilles comprise, d'ailleurs achetez à ce titre des cuisson 3 minutes). L'eau n'est pas un produit cher, en tous cas pas en regard du cout des cigarettes par exemple.

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    Cuve à eau de type courant à chine d'occasion (n'ayant pas contenu de produit chimique)

    Il est trop facile de s'imaginer que l'eau "de la fontaine" (dite potable), soit si "pure" que ça vu le nombre de pollutions auxquelles sont soumis les sols et les pluies drainantes qui accompagnent. Une eau qui ne peut être contrôlée doit être /

    1°) Décantée

    2°) FIltrée (filtre céramique pour micro-particules souvent les plus dangereuses et passage dans le charbon activé)

    3°) Purifiée, soit désinfectée par rayons UV (3 heures sous rayons ou en plein soleil), chlore, pastilles "micropur", ébullition etc.....

    Certains éléments polluants étant difficiles à extraire malgré tout. L'ébullition, si elle parait à la fois la plus fiable et la moins chère n'est pas si simple en cas d'économie simplifiée car elle consomme du "carburant" que ce soit du bois, ou du gaz, le problème revient au même et non tous les virus ne meurent pas à 60°C .......

    Note : pour un budget souvent simple sur le bon coin ou autre site d'annonce, les citernes d'1 m3 reliées à une gouttière permettent de collecter l'eau de pluie d'arrosage ou plus si affinités (ou besoins)

    En résumé, disposer d'eau courante et propre ou presque est une première nécessité.

     

    B - Chaleur

    Avoir chaud sans risque en hiver consiste à disposer d'une cheminée et/ou d'un poële à bois, ça ne s'invente pas et inutile de penser ré utliser sans recyclage du circuit les poëles anciens qui laisseraient votre pièce pleinede monoxyde de carbone à la première occasion !

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       Poële Alsacien ancien (mon modèle perso, avec four à pain intégré)

    Un Poële ancien en état de fonctionnement ou remis en état est une pure merveille dans une maison de campagne ou il permet de faire la cuisine en même temps avec une grande facilité, attention : la plupart des modèles "beaux" d'apparence ont un ou plusieurs éléments importants brisés.  

    La cheminée est ce qu'l y a de mieux pour éviter les intoxications à condition de gérer le risque d'incendie et là aussi un conduit propre et sans fuite (ramonage)

    Les modèles de poëles à bois modernes présentent souvent tous un inconvénient majeur, ils s'allument électroniquement et sont donc quasi inutilisable (système dévacuation des gaz ventilé par électricité, chargement semi automatisé pour les pellets, four inaccessible pour un allumage manuel) en cas de défaillance  du système électrique

    Le carburant : vous l'avez compris, c'est le bois (et non les pellets dont production et prix constituent une imprévisible variable)

    Le Bois : Sorte de carburant local universel en présence de forêts, il reste accessible, transportable et reconstituable !

    Dans les pays Nomades aux rares forêts et climats rudes comme la Mongolie, la Bouse de Yak remplace le bois sans perte de chaleur après avoir été "aplatie" et séchée pour ressembler à de grosses galettes plus difficiles à enflammer mais néanmoins efficaces (La bouse de Yak se remplace chez nous par de la bouse de vache)

     

    C - Energie

    Dans nos pays, vivre sans électricité est une gageure ! Tous nos appareils sont électriques, et même la douche dépend de la chaudière dont l'allumage est électronique. La recharge du téléphone portable est devenue une priorité, ainsi que de l'ordinateur "Maison" qui équipe environ 95% des foyers occidentaux.

    Il est obligatoire de revendre l'éventuelle énergie produite à l'état et de racheter la sienne à un fournisseur agréé ....... (quid des systèmes personnels)

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    Eolienne de type privée Haut Jura (gite l'éolienne)

    Néanmoins, il est possible de s'équiper :

    • De capteurs solaires ( à recycler tous les 10 à 15 ans)
    • D'une éolienne individuelle (attention à l'arrimage)
    • De petits chargeurs personnels de voyage qui peuvent être utilisés pour les recharges modestes (portable et ordi)
    • D'un groupe électrogène de type Gazole (la conservation et la disponibilité du carburant est aisée dans nos campagnes)

    Ces systèmes ont un coût certain au départ et leur "rentabilité" est souvent très aléatoire sur de la maison ancienne et non isolée. Le petit chargeur dépanne largement, mais son objectif s'arrête là. Le groupe est facile et accessible pour une installation de dépannage (sauver les congelateurs et faire fonctionner la chaudière), mais il est bruyant et donc peu utilisable la nuit sauf exception.

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    Chargeur solaire de Voyage pour périphériques de type USB

    L'éolien industriel est très contesté et dénoncé pour un certain nombre de problèmes touchant autant la rentabilité que la santé publique et l'environnement. L'éolien personnel ne présente sans doute pas les mêmes inconvénients, il existe de nombreux modèles à découvrir sur le net.

    Personnellement je dispose d'un groupe 5 kw pour les urgences (au gazole), d'une cheminée et d'un poële alsacien remis en état.

     

    D - Energie et chaleur personnelle : couvertures et vêtements

    Il est possible de passer un hiver rude avec un chauffage modeste, un automne pluvieux avec de quoi se sécher, mais vivre en pagne et petit Bikini n'est absolument pas envisageable sous nos latitudes.

    FIler la laine et faire ses couvertures, ou ses pulls, semble une opération tentante, mais elle est fastidieuse ....... pour un résultat auquel nous ne sommes pas habitués (allergies, odeurs, démangeaisons d'ordre mécanique)

    Par contre la couture et récupération des anciens textiles partiellement abimés est une option intermédiaire intéressante, un simple set de couture et pourquoi pas une machine à pédale suffisant à faire l'essentiel, sans omettre aiguilles à tricoter et crochets pour retransformer la laine récupérée !!!

    Les soirées d'hiver seront donc partiellement occupées à ces taches patientes, mais utiles. Au coin du feu bien entendu !

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  • JOIE DE VIVRE : gérer son stress

    JOIE DE VIVRE : Gérer son stress !

     

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    Qu'est-ce que le stress ?

    Le stress est une réaction de votre organisme à une situation d'urgence nécessitant de trouver rapidement les ressources pour s'adapter (ou sauver sa peau). Le stress n'est donc ni bon ni mauvais en soi et correspond plutôt à une nécessité vitale. On l'appelle aussi parfois avec humour le syndrome du mamouth, car l'homme préhistorique qui partait à la chasse et tombait sur un mamouth devait trouver l'énergie et le réflexe de courir très vite pour se sauver et se mettre à l'abri !

    On parle bien entendu de bon stress quand il rend service et permet de trouver en soi la force et le courage nécessaire pour exécuter des taches. On parle de mauvais stress quand la souffrance s'installe et les dégâts dus au stress souvent chronique (durable) ou aigu (violent) : maladies cardio-vasculaires, problèmes digestifs, dépression, anxiété (angoisse) etc... Cette réaction au stress est à évaluer individuellement car nous ne réagissons pas tous de la même façon face aux mêmes évènements. Ce qui pour l'un est bénin, peut être grave pour l'autre. Question souvent de culture, d'habitude, d'éducation, de génétique, etc...

     

    Comment le stress se met-il en place ?

    La situation créatrice de stress est perçue par le biais de vos 5 sens (VIsuel, Auditif, Kinesthésique ou TOucher, Olfactif et Gustatif) et analysée par votre cerveau en fonction de vos paramètres personnels (4 sources principales : votre génétique, les conditionnements de la petite enfance, les conditonnnements culturels (géographiques, familiaux, religieux, politiques, etc...) et les conditionnements expérientiels). Autrement dit ce n'est pas vraiment la situation qui est en cause, mais l'éclairage que vous vous en faites. La plupart de vos paramètres, également appelés "conditionnements", s'auto renforcent dans le temps, vous sensibilisant de plus en plus aux mêmes agressions qui parfois deviennent intolérables et mêmes phobiques (une phobie étant une peur, parfois panique, irraisonnée).

     

    Quels en sont les signes extérieurs du mauvais stress ?

    Nervosité, Angoisse, Palpitations, noeud à la gorge ou boule à l'estomac, aigreurs d'estomac ou difficultés à digérer, transpiration, sentiment de malaise, hypo ou hypertension (surtension ou tension trop basse), tête qui tourne, vertiges, douleurs inter-costales bêtement situées près du coeur, mais aussi insomnies, cauchemards, et même diarrhée ou constipation, infections urinaires, maux de dos ou douleurs sur les trapèzes (les muscles de chaque coté des cervicales et sur les épaules), lombalgies, et encore tremblements, incapacité à se concentrer, grande fatigue, mauvaise humeur, réactivité accrue etc.... La liste est longue ! A  terme un stress durable et non géré peut être à la source de très graves problèmes de santé avec toute la gamme des maladies cardio-vasculaires et parfois même la mise en place d'un diabète insulino-dépendant ou d'ulcères à l'estomac. Dans tous les cas, il convient de se soigner dès la mise en place des premiers symptômes et d'éloigner si possible la source de stress. Il est assez souvent impossible de supprimer purement et simplement la source du stress car elle est exogène (extérieure à notre volonté et à nous-même), mais il faut dans ce cas considérer la vie comme une balance plus et moins et rééquilibrer cette balance malmenée par les évènements.

     

    Quels sont les avantages d'un bon stress ?

    Le bon stress est avant tout une réaction d'adaptation due au travail des glandes surrénales qui donnent à votre organisme de meilleurs ressources pour "s'en sortir" : Vous avez brutalement du courage, de la tonicité, de la volonté. Vous y voyez clair et votre cerveau analyse vite et bien la situation, vous vous sentez motivé pour des choses qui d'ordinaire vous ennuient, vous êtes meilleur sur le plan sportif, etc.... De nombreuses personnalités ne travaillent bien qu'avec une relative "pression" qui met en route ces mécanismes et les rend performant. Mais attention à la fatigue dans le temps !

     

    Comment gérer son stress ?

    Il existe de nombreuses méthodes et plusieurs très bons ouvrages dans le commerce, mais considérons plusieurs approches de base :

    1°) Agir sur la situation stressante : la supprimer ou s'en éloigner si vous ne la  tolérez pas est la première et la plus rapide des solutions. Par exemple, faire les courses toute seule vous occasionne un grand stress car la tache est énorme est fatiguante : vous la redoutez ! Eh bien, tentez de négocier avec un membre de votre petite famille pour vous faire aider, c'est tout à fait légitime. Ou bien encore votre voisin est collant et débarque chez vous à toutes heures du jour en occasionnant un grand dérangement : expliquez lui que vous n'êtes pas disponible tout le temps, c'est votre choix libre d'adulte que de ne pas tolérer de trop grande intrusion dans votre vie. Idem pour la meilleure amie qui vous appelle 10 fois par jour et par nuit pour vous raconter ses misères (et qui n'écoute pas les votres d'ailleurs). Mais hélas cette méthode n'est pas toujours possible : l'exemple le plus flagrant est la vie professionnelle, les collègues ou la hiérarchie, la mauvaise ambiance ou les cas de harcèlement. Comme vous avez besoin de travailler, vous subissez une situation dégradée et il n'est pas toujours possible ou facile d'y mettre un terme rapidement. D'où l'activation d'autres méthodes.

    2°) Ré équilibrer la balance plus et moins de la vie: la vie est souvent heureuse ou malheureuse en fonction de ce calcul simple : avez vous plus d'aspects positifs ou négatifs dans votre quotidien ? Il existe 2 moyens de faire la part des choses : un aspect objectif et évènementiel, ce qui m'arrive concrètement, et un aspect subjectif et personnel, comment je le perçois. Dans cette première partie, il s'agit simplement de ré équilibrer la balance à l'aide de petits moyens objectifs et simples à mettre en oeuvre, Des moyens simples et concrets pour améliorer son existence :

    • Des soins personnels, savoir prendre soin de soi (depuis les soins au corps (spa ?) en passant par ceux de l'esprit (psy ?), et ceux de la maison (Feng shui par exemple ou rangement/déco).
    • Des actes de pur plaisir : se payer un bon café, un bon livre, un ciné, une après-midi de sport avec un ami, etc... Ce n'est pas nécessairement coûteux, ni long, mais c'est agréable POUR SOI (et non pas pour son conjoint, sa famille, ses amis ou ses enfants).
    • Des décisions saines quant au "management" de son existence : si "untel" me pourrit la vie, je ne vois pas pourquoi je m'infligerais 3 après-midi de sport avec lui dans la semaine, où si faire à manger le soir me cause une v raie fatigue, dois-je vraiment le faire ? Et au nom de quoi. Le sens du devoir Oui, mais quand le devoir devien un vrai sacrifice à sens unique, est-ce justifié ? A vous de voir ce que vous mettez dans cette balance sacrificielle peuplée de "Je dois" et "il faut". l existe aussi des personnes stressées de façon chroniques et résistant à tous les moyens mis à leur disposition pour s'en sortir. Ces grands stressés sont souvent devenus des pessimistes notoires, habitués à subir et ayant bien du mal à s'en sortir. C'est à eux que s'adresse notre troisième acte de gestion du stress :

    3°) Changer son éclairage sur la situation afin de la rendre moins ou pas du tout stressante !

    Plusieurs études ont permis de se pencher sur l'effet directe de l'analyse faite par notre cerveau sur les évènements de la vie, sur la qualité ou la durée de celle-ci. Certains, à situation égale, voient le verre à moitié vide, d'autres le perçoivent à moitié plein. Certains sont "optimistes" (on va s'en sortir !), d'autres sont pessimistes (c'est cuit !). Statistiquement, il est dit que les premiers survivent mieux que les seconds, car partant du principe qu'ils vont s'en sortir, ils mettent en oeuvre plus de ressources dont notre merveilleuse créativité, pour arriver à leurs fins. Chez les animaux il est courant de voir des battants résister vaillament à une maladie, même grave, alors que d'autres se laissent mourir malgré nos efforts et notre aide. Cette particularité s'appelle "l'éclairage". Elle est individuelle et personnelle. Inutile de vous blâmer si vous êtes un pessimiste notoire, entrainez vous plutôt à voir le verre à moitié plein sur des choses simples. Cette capacité est le fruit de vos "conditionnements". Comment faire concrètement ?

    Analyser la situation avec un regard neutre : que penseriez vous de cette situation si vous étiez : votre meilleur ami, votre frère, votre parent, votre chef, votre collègue, etc... Et même que penseriez vous de cette situation si vous étiez un Américain, un Africain, ou...un extra terrestre ! Faites cela par écrit en prenant des exemples de plus en plus éloignés de vous-mêmes et vous constaterez à quel point votre objectivité ne l'est pas tant que ça. Puis regardez le résultat avec cet oeil différent :

    • Quelle est concrètement la situation à présent (ne mettez aucune émotion dans cette description)
    • Que ressentirait cette autre personne qui la voit de l'extérieure
    • Qu'est-ce que je ressens moi-même (mes émotions)
    • Pourquoi je peux voir les choses autrement : la situation nouvellement analysée
    • Que dois-je faire concrètement au quotidien pour garder un esprit neutre et plus distant par rapport à cette situation

    Prenons un exemple : l'ambiance déplorable avec ma collègue "Untelle" au travail me met hors de moi et je vais au travail pleine d'angoisses. Chaque jour c'est l'engueulade à la machine à café car "untelle" attend de m'y voir y aller pour y aller aussi et m'agresser dès que je reprend mon gobelet (en me disant que je passe 8 heures par jour à la machine à café). Donc je n'ose plus le prendre quand elle est là, je le bois froid 10 minutes plus tard en regardant autour de moi avec l'oeil inquiet. 

    1. Un extra terrestre regarde la scène et dit : que ces humains sont bizarres à émettre des sons aussi violents. C'est  très fatigant ! Ne pourraient-ils pas s'occuper chacun de leurs affaires ?
    2. Votre chef regarde la scène et dit : Pourquoi untelle se mèle du café de sa collègue ? Et pourquoi sa collègue la laisse-t-elle faire ? Elles ne vont pas tarder à venir m'ennuyer avec leurs histoires. Je répondrai à untelle que ça ne la regarde pas (c'est moi le chef) et je dirai à sa collègue qu'elle n'a cas trouver le courage de l'envoyer paitre, si moi (le chef) je ne dis rien, c'est qu'il n'y a rien à dire - et voilà !
    3. Vous-même et vos émotions avant de modifier l'éclairage de la situation : c'est affreux, untelle est une sale chipie qui me pourrit la vie et à cause d'elle j'ai mal à l'estomac rien qu'en passant devant son bureau !
    4. Vous-même après avoir "écouté" ces nouveaux guides intérieurs imaginés par le biais d'un "extra terrestre" et de "votre chef" (ce que eux vous diraient) : C'est vrai que je n'ai pas à écouter cette chipie et ce qu'elle dit n'a pas à influencer ma vie. Si j'ai envie de boire un café elle n'a rien à dire. Ce qu'elle pense ou dit m'est égal puisque ça ne représente aucun danger pour moi.
    5. Ce que je vais faire concrètement avec ce nouvel éclairage : à la prochaine agression de sa part je vais lui expliquere calmement et pour la dernière fois les choses : soit nous faisons la paix et le service retrouve son calme, soit elle accepte au moins de se mêler de ses affaires car je ne suis pas disposée à écouter ses récrimnations sur mon café : ça ne la regarde pas !

    Toutes les situations ne permettent pas aussi simplement d'en changer l'éclairage, mais entre l'une et l'autre de ces méthodes, vous pourrez sans doute évacuer 80% des stress quotidiens simples, ce qui n'est déjà pas si mal. Face à une situation ingérable, faites vous aider par un professionnel, le jeu en vaut souvent la chandelle !

    Vous n'êtes pas seul !

  • Poules et Oies : Favoriser la ponte et limiter l'agressivité des mâles, le tout sans se facher avec ses voisins.....

    "Les jars sont agressifs et dangereux (il parait même qu'ils peuvent vous casser une jambe)...... Mon coq était tellement mauvais qu'il a fini aux Morilles....Mes oies ne pondent pas...... Mes poules ne pondent plus...... les coqs se battent entre eux.... les voisins sont réveillés à 5 heures du matin..."    

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    C'est la mode de la basse-cour, mais avec pas mal de préjugés !

     

    Revenons à la réalité du terrain ! Nous avons envie d'avoir plein d'oeufs et peu de soucis

    Plan de bataille :

    • Ne pas facher ses voisins
    • Faire pondre sa basse-cour
    • Ne pas se faire agresser par son coq ou son jar

    I La campagne - les voisins et le bruit

    Un coq chante, mais il est plutôt facile de le faire taire (opération fiable à 95% chez les espèces de taille petite à normale, plus délicate chez les très petites espèces de type Sebright ou Sabelpoat).

    Joli coq Sabelpoat en train de faire son cocorico du matin

    sabelpoat-coq-cocorico-1.jpg

    Mais ce n'est pas le seul souci de notre jolie campagne.

    Les gens sont stressés, fatigués, ont leurs propres problèmes (chômage, divorce, ou tout simplement difficultés financières, de santé, etc...), ce qui les rend nerveux

    Aux dernières nouvelles nous avions reçu les informations suivantes :

    • Les maires des petits villages contraint d'éteindre le clocher de leur église le samedi et dimanche matin
    • Les agriculteurs contraints de retirer les cloches des vaches (elles servent à signaler leur présence)
    • Les plaintes anti-coq se multiplient

    Pendant que Téléphones portables, ondes Wifi et autres prédateurs de nos neurones continuent très silencieusement de nous griller les cellules....

    Ne serions nous pas en train de nous tromper d'ennemi ? Débat ouvert. Dans l'attente nous vous conseillons :

    1. D'ouvrir plus tard à votre basse-cour le dimanche matin (10 heures ?)
    2. De les mettre dans le noir pour la nuit (ça limite les chants nocturnes qui peuvent se manifester à 2 ou 3 heures du mat.)
    3. De partager le fruit de votre bonheur : les oeufs ou la viande, ça aide à redonner à nos basse-cour une place dans notre société.
    4. De maintenir de bons rapports basés sur le dialogue et la courtoisie : nous avons tous des raisons d'être grognons.
    5. D'avoir des animaux propres : pas d'odeur svp !

     

    II Faire pondre sa basse-cour : poules et aussi les oies

    Les poules et les oies ont des oeufs et des performances différentes, mais ils ont des besoins assez similaire pour pondre :

    ferme-5-1.jpg

    1. Les animaux n'aiment pas pondre dans la Merde : nettoyez régulièrement vos poulaillers et mettez leur de la paille fraîche, vous allez vite voir que les performances s'améliorent.
    2. Poules ou Oies pondent pour se reproduire, s'ils n'ont pas de coq ou de jar, les femelles vont pondre, mais moins car elles ne sont pas sollicités d'un point de vue hormonal. Mettez un mâle et regardez la différence : le poulailler est paisible, les poules confient la surveillance à leur coq et pondent en paix. Idem chez les oies.
    3. Dernier critère important : l'alimentation, vos poulaillers ne sont pas des poubelles et vos poules autant que vos oies ne consomment pas exclusivement vos déchets. Elles doivent disposer, à volonté de céréales, de protéines et de verdure pour les oies. A défaut de temps, acheter un aliment industriel vaut mieux que de ne rien leur donner ou que des déchets.
    4. Attention aux animaux fatigués : ils ne pondent pas, en cette saison, coccidiens, parasites internes et poux de poules peuvent stopper la ponte en quelques jours.

    (nous ferons bientôt un billet complet sur l'alimentation des poules, oies et chevaux ainsi que lamas)

    Lorsque ces 4 critères sont respectés, la ponte doit monter rapidement si vous n'avez pas un temps trop chaud ou trop froid.

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  • L'alimentation des poules : faire bien, simple et sans dépenses inutiles

    Comment on les nourrit ?

    Cette question, je l'ai 500 fois par an et quand j'y répond, j'entend tout de même, invariablement, yaka...

    • Yaka lui donner nos déchets
    • Yaka lui laisser de l'herbe
    • Yaka lui donner du Maïs ou du blé

    Eh bien non, c'est à la fois tout vrai et tout à fait Faux...

    Comment bien la nourrir ?

    I Quel est le régime alimentaire de la poule ?

    La poule est relativement omnivore. C'est à dire qu'elle mange de tout. C'est aussi dire qu'elle a besoin d'une alimentation variée et qu'elle n'est pas herbivore. Le régime de la poule est comparable à celui de l'homme :

    • 1 Une part de protéines, trouvée dans les insectes au sol notamment, ou les déchets de viande/poisson, légumineuses, mais aussi dans du soja à défaut d'autre chose
    • 1 part de glucides, le plus souvent trouvée dans les céréales (maïs, blé, orge)
    • 1 part de lipides, le plus souvent dans les insectes au sol, et les déchets carnés ou les oléagineux végétaux, pourquoi pas dans une huile végétale
    • Quelques fibres, de l'herbe par exemple, le son du blé
    • Des vitamines, minéraux etc.... grâce à la variété de l'alimentation !

    II Ce que la poule ne mange pas ou très peu

    La poule ne consomme pas beaucoup de cellulose, donc l'herbe ou le son de blé par exemple ne sont pas des nutriments valables pour la poule. On dit même qu'ils peuvent, à cause de leur action sur la digestion, ralentir l'assimilation des autres nutriments. Inutile donc de couper de l'herbe à votre poule pour "lui faire plaisir".

    La poule n'apprécie pas du tout les épluchures de pomme de terre. D'abord elles sont toxique à bonne dose, puis elles sont sans intérêt, et enfin ce n'est pas très bon au goût

    La poule ne mange pas non plus les déchets qui ne contiennent plus rien comme : un os de poulet parfaitement propre. Ou une épluchure d'Orange.

    La poule ne mange pas bien l'avoine à cause des extrémités pointues des grains. De la même façon, les grains de maïs bruts sont un peu gros à consommer...

    Les déchets ménagers non compostés ne sont pas tous consommables :

    III Ce que la poule aime

    La poule consomme en général  très bien :

    • Un mélange de céréales (presque toutes, y compris les céréales moins connues)
    • La viande et tous les déchets qui en contiennent, le poissons
    • Le poulet cuit (elle ne sait pas que c'est un confrère)
    • Les restes de légumes crus (sauf pelures de pomme de terre, qui sont toxiques)
    • Les fruits
    • Les restes d'aliments familiaux cuits et mélangés
    • Les plats de pâtes, riz, etc...Chaud en hiver, miammm !!!
    • Le soja
    • L'huile végétale (colza notamment)
    • Les oeufs pondus en excès, cuits et donnés épluchés (afin qu'elle ne prenne pas, dans l'avenir, ses propres oeufs pour un repas)

     

    IV Ce dont elle a besoin

    D'une alimentation variée avec environ 21% de protéines. Des aliments de qualité lui apporteront minéraux et vitamines. Lorsqu'une poule ne reçoit pas d'aliments variés, elle peut être complémentée avec des mélanges de minéraux et vitamines commerciaux.

    La poule a besoin, pour une ponte saine, de pouvoir bénéficier d''un apport de calcium. C'est assez facile avec ce que l'on appelle le Krit (coquuillages broyés).

    La poule a viscéralement besoin de gratter dans le sol pour y chercher quelque petit ver qui traine par là.... ELle a donc besoin, pour son équilibre d'un "parcours", si possible herbeux (non pas pour manger l'herbe) afin d'avoir une certaine richesse en insectes.

    V Donc, que faut-il faire ?

    Pour une alimentation "0 risque", faisons simple :

    80% de céréales et 20% de tourteaux de soja (qui apportent les protéines) pour le mélange quotidien. Evitez de faire 100% ci ou ça, c'est peu équilibré dans le temps..

    Si vous préparez votre mélange, il doit être concassé et réduit en miettes si c'est pour des poussins (qui mangent comme les adultes, mais vous pouvez monter les protéines à 24%)

    Ajoutez, au sol, une poignée de Krit par semaine à disposition des pondeuses (1 poignée pour 4 ou 5 poules)

    Mettez leur à disposition un parcours correct (idéalement, 8 m² par poule dit-on), quelques m² suffisent si votre poule jouit d'une bonne alimentation et d'un poulailler sain et propre

    Ici et en plus d'une alimentation saine, nous faisons 2 cures de vitamines de 2 semaines par an : 1 en amont de l'hiver pour se préparer et 1 au printemps pour s'en remettre.

    Les déchets alimentaires sont un plus, mais ils ne remplacent en général pas le reste (sauf famille jetant beaucoup)

    Poule dans l'attitude typique de recherche d'insectes dans le sol : une fine observatrice !

     

     

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