La Ferme de Gaïa

Les projets post-confinement : le jour d'après ?

Survivre Economiquement après le confinement

 

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Le planning de la petite ferme au printemps : tout un symbole

 

Le « jour d’après » n’est désormais plus une fiction, ce sera, chez nous, le 12 Mai 2020. Il restera dans l’histoire, comme tout le reste de cette sinistre histoire.

Mais l’histoire n’est jamais très dérangeante, il subsiste le souvenir de la douleur, celle de perdre un être cher ou ce à quoi l’on tient. Mais c’est dans l’avenir que nous mesurerons réellement ce que nous avons perdu.

Quid de tous les professionnels qui ont cessé de faire le moindre chiffre ? Des activités interrompues et dont dépendent des secteurs complets de l’économie ? Des pièces de rechanges non fournies ? Au mieux une perte de confort, Mais vraisemblablement bien pire, bien que la bourse soit soutenue artificiellement.

Rappelons que chaque chômeur ou chaque entreprise bouclée va entrainer, dans la suite de cette comète infernale, d’innombrables autres pertes : du chiffre qui ne sera plus fait ailleurs, d’autres chômeurs, d’autres faillites….. Quid de la situation dans 5,12,24 mois ?

Sans doute, dans les pays qui ne sont pas en autonomie alimentaires (seuls environ 35% de la population mondiale serait à même de se nourrir localement), des famines. Ajoutez y une armée de criquets et quelques excès climatiques : plus de froid, plus de chaud, trop de sec ou trop de pluie. Mélangez le tout. Combien de millions de morts ?

Quelles seront les conséquences géopolitiques ? Terrorisme, extrémisme ? Globalement, le règne du « Rienàperdriste » débute. Et il ne s’embarrasse ni de morale, ni de limites. Il touchera les individus, puis les groupes d’individus et sans doute quelques pays.

Les grandes puissances sont affaiblies : prenez l’exemple du porte-avion Charles de Gaulle. A l’arrêt. Affaiblies militairement, économiquement.

Quel prédateur à l’affut va donc s’apercevoir que nous ne sommes plus vraiment à même de lutter sur tous les fronts à la fois : paix sociale, paix avec nos voisins, paix économique ?

Alors quid de ce que nous évoquions il y a encore peu comme une terminologie marginale, voire excentrique ? La Collapsologie.

Nous y voilà. Notre système collapse. Pour de bon.

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Faut-il les croire ? Et croire en leurs solutions ?

 

Quelle va être notre chronologie

25 Avril : Annonce officielle des mesures dites de déconfinement. Les coiffeurs vont retravailler, pas les restaurants, sans doute les hôtels qui vont servir de camps pour malades récalcitrants. Mais nous avons tellement hâte d’en sortir que nous avalons la (grosse) couleuvre et les brides de notre nouveau moteur : cadre à peine plus large, laisse à peine plus longue, mais effort commun au titre du quel nous rêvons encore à demain.

11 Mai : reprise officielle et morcelée, les raleurs râlent, les autres tentent de reprendre le cours de leur vie entre difficulté à suivre les instructions, limites à la liberté individuelle et désir de conserver la normalité

12 Mai : Nouvelles mesures liberticides, début des ennuis. Emergence de règles destinées à éviter ou contenir une seconde vague : attestation de non contagiosité, sérologie, tests, isolement, ausweis amélioré et masques de conformité, les uns sont en projet, les autres sont actés immédiatement.

30 Juin : fin prévisible de la période de déconfinement, ou début de la période des vacances, léthargie intellectuelle des Français. Les projets sont remis en cause, mais nous vivons sur l’espoir, le soutien financier par la France, d’autres projets : plus vastes, plus loin, martelés par les politiques. Le remboursement de la nouvelle maxi dette est évoqué : ça sera un effort commun (encore) pour aider, soutenir, porter, de nos vœux, les malheureux et les héros du covid-19. Mais c’est en Octobre 2020, après une première évaluation budgétaire faite en Avril (oui, vous ne rêvez pas : c’est sans doute en train de se faire), que le gouvernement pour statuer sur votre sort en 2021.

Juillet et Août : il fait chaud, trop chaud. A la rigueur financière, le gouvernement ajoute la rigueur climatique. Les incendies font rage. Les éleveurs agonisent dans certaines régions du monde et demandent de l’aide dans d’autres. Avec un prévisible 35°C à l’ombre et une sécheresse à tout casser, le prix de l’eau flambe et les communes stoppent la surconsommation. Le potager familial coute éventuellement très cher, les vacances sont mortes, les banques renâclent sur les crédits bien que le gouvernement ait annoncé dès Juin que l’entreprise serait promue, aidée, soutenue.

La vie semble avoir repris : peu de pénuries, mais tout ne tourne pas rond. Ca va sans aller, quelques mouvements de foules isolés.

L’été, c’est l’occasion de mettre au point quelques mesures importantes : comment va-ton nous fliquer ? Portables ? Drones ? Tests ? Dénonciations ? En mariant le tout au droit de faire ses courses ou toucher ses APL ?

Septembre : la Rentrée ….. Les programmes scolaires sont réaménagés car 75% des élèves ont décroché durant le confinement. La rentrée est un casse-tête financier : entre chômage technique et mort subite financière, les vêtements des gosses et leurs loisirs passent au second plan. L’état promet une prime spéciale d’aide aux parents impactés. Pendant que sont étudiés de nouveaux taux de TVA (sur les produits non indispensables, notion sur laquelle nous avons largement progressé), de nouveaux impôts (sur le foncier ? Après tout, il faut aider ceux qui n’ont justement pas les moyens d’en avoir), un « effort national » demandé à tous ?

Octobre : la bourse est décalée, le pétrole est décalé, l’industrie automobile est à la peine, les gens ne veulent plus bosser, ils consomment moins, ont effectivement appris à obéir bêtement, mais aussi à se passer de trucs moins utiles. L’effet domino est enclenché. L’inflation exerce un vrai début de dictature et l’on consomme encore moins. La machine à remonter le temps nous ressort de sinistres photos de mecs qui transportent les billets dans des brouettes pour payer leur pain. La grogne monte. Les syndicats appellent au calme sans appeler au calme tout en appelant au calme. L’après Covid se dessine. Et la France va-t-elle prendre feu ?

La Russie et la Chine veulent avoir l’air d’aider. Les USA communiquent sur la reprise. L’Inde planque la famine. Les dictateurs Africains ratissent large.

La géotraçabilité et la récupération des données des portables sont rentrées dans les meurs. 80% de la population plie sans broncher. 15% plie en râlant. Mais 5% plie très mal ou en faisant de la casse. 5% des Français moins les enfants et moins les vieux, ça fait du monde dans les rues : un potentiel de 1,5 millions de rebelles. Re les gilets jaunes ? C’est possible.

Mais si la répression est rapide, sous prétexte de contagion, la maladie risque d’être mortelle ….

Novembre : climat social acté, tout comme les mesures post confinement. Le virus a sans doute bien battu en retraite, mais pas Napoléon.

Décembre : l’économie mondiale est en vrac, mais la comm bat son plein autour de Noël. Il n’y a pas de semaine sans que vous n’appreniez quelque mauvaise nouvelle. Tout le monde réclame la trève. La guerre économique est effroyable : chacun surtaxe les produits de ses voisins, le protectionnisme s’envole, les excès nationalistes avec. Les généraux transpirent, les soldats s’exécutent et il est encore possible de voir se dessiner de grands conflits.

24 Décembre : le monde entier parle de paix, la paix, il faut la paix, Paix sur terre et sur les hommes, etc….. Le petit Jésus est dans la crèche et quelques extrémistes font sauter quelques crèches, tandis que quelques nationalistes les font pousser plus vite que les dealers ne cultivent leur cannabis sous abri.

31 Décembre : l’état lâche du lest sur la communication. Les Français prennent une cuite. Ils tentent d’oublier, ils repoussent à demain la réflexion transcendantale sur l’économie ménagère : un choux coûte 5 euros, combien de choux vais-je acheter avec 4 euros ?

8 Janvier 2021 : début des soldes avec plusieurs jours d’avance pour relancer l’économie et gros cadeaux fiscaux pour les commerçants. Ils sont moribonds. Macron distribue les derniers sacrements.

31 Janvier 2021 : les soldes sont un désastre. La viande est hors de prix, la cantine augmente, les légumes sont importés et inachetables, même les nouilles sont chères.

15 Février 2021 : Il fait froid, d’autres incendies dans d’autres logements devenus insalubres. La délinquance explose. Tandis que les honnêtes gens suivent aveuglément les procédures pour ne pas se faire piquer ce qui reste par des amendes ignobles.

21 Mars 2021 : premier jour du printemps. Le monde a changé, les restaurants sont vides, beaucoup ont fermé. Amazon a survécu, ainsi que Mac’Do. Le salaire universel est en projet de loi. La propriété est lourdement taxée. 2020 a vu son premier mort par balle dans un potager, surpris à voler par le propriétaire des tomates.

Un an s’est écoulé. Tout a changé en fait. Sauf vous peut-être qui avez appris et avez entamé votre première démarche collapsologique et qui avez appris à être heureux, autrement.

Le « jour d’après » sera le 21 Mars 2021 et non pas le 12 Mai 2020. Commencez à vous préparer si ce n’est pas déjà fait.

 

Que prévoir ?

Une toute petite minorité aura prévu :

  • un potager
  • un micro-élevage
  • un réseau de fournisseur
  • des habitudes de troc
  • De l’entraide
  • Des placements astucieux
  • Des outils, des moyens
  • De l’apprentissage et des compétences

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Serre en activité à la petite ferme

 

Une autre petite minorité (je l’espère) aura prévu :

  • La dénonciation
  • Le vol
  • La brutalité

 

Et vous ? Qu’avez-vous prévu ?

Jules a la ferme 

La vie à la ferme : pas toujours reposant, souvent heureuse, surtout à la belle saison

Que faut-il faire maintenant ?

Pendant que c’est possible, il est indispensable de se procurer les moyens qui vont servir demain :

  • Terrain, ou petits bouts de terrain
  • Outils
  • Semences
  • Souches d’élevage

Dans un an, votre argent ne servira peut-être à rien. Si ce n’est à payer taxes et impôts.

 

Elevage ou Maraichage ?

Les 2 mon commandant si vous pouvez : la diversité ! Toujours la diversité !

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Les oeufs de la petite ferme

 

Existe-t-il d’autres solutions ? Les citadins ? Ils seront aidés, soutenus. Et sauf guerre civile ou militaire ils vivront presque normalement. Netflix, et le reste. Le gouvernement va tout faire pour garantir une relative paix sociale. Mais si ces ultimes barrières pètent, nous risquons le règne du chaos.

Vous qui me lisez, prévoyez pour vous, prévoyez pour votre famille et même 2 familles si vous pouvez. Personne ne va vous écouter maintenant car tout le monde rêve d’un train-train qui reprendra le 12 Mai. Mais après Mai il y a un Mais.

 

Comment raisonner ?

Sans doute de façon plurielle. Il n’est pas possible de sacrifier toutes ses habitudes en hypothéquant l’avenir. Donc prévoyez votre vie comme un voyage :

  • Plan A, Paris  Berlin par TGV : tout se passera bien, la reprise finira par arriver et sera même suivie d’un boum économique. Inutile de s’en faire : je prévois donc de continuer la vie de la même façon et j’oblige les enfants à travailler à l’école, de même que j’entretiens mon appartement et finance ma voiture.

 

  • Plan B, Paris Berlin en Tram : les choses vont être longues, je maintiens le cap, mais  je prévois de soutenir l’économie familiale par des petites mesures de prudence : peu de dépenses imprévues, pas d’emprunts inutiles, recentrage des dépenses sur les choses importantes. Les caprices des enfants et mes besoins de consommation n’ont qu’à bien se tenir.

 

  • Plan C, Paris Berlin en charrette : le choses vont être difficiles et le trajet pénible. Je prévois une économie de secours basée sur un système parallèle dans lequel je sais que même le strictement habituel risque de ne plus l’être.

Ce qui demande une vraie souplesse intellectuelle. Une véritable capacité d’adaptation et une aptitude à rebondir à chaque nouvel épisode de la sage du coronavirus.

 

Et ici, à la petite ferme ?

Ici, nous nous préparons à résister : à un ausweis électronique, à un flicage excessif, à la perte des libertés, aux taxes atomiques, au manque et aux pénuries et à la connerie qui risque d’ être inversement proportionnelle à l’offre de biens et services.

Nos plants sont en godets, 15 jours après les premières germinations. Nous avions doublé pour prévision d’échecs : c’est vrai que beaucoup de semenciers vendent de la merde …. Achetez donc 2 fois vos quantités et si ça a foiré : il est encore trèèès possible de tout recommencer !

  • Nos godets sont en serre avec une forte hygrométrie, ce qui réclame un suivi important à cause des risques sanitaires. Mais ça pousse … super bien et super vite.
  • Le second lot de semences est à la germination et quelques graines expérimentales
  • Notre système d’aspersion est en place et en route
  • Les rames (haricots, pois, fèves) sont fabriquées
  • Nos pommes de terre sont plantées pour un prévisionnel de 400 kilos (dont la Yona + 2 espèces précoces) : si je sens un coup de gel arriver, le voile de forçage (et de protection) est là, il sera posé 48 heures avant.
  • Les lapines ont été saillies (espèce géant papillon)
  • Les agneaux sont nés et poussent (laitière Manech à tête rousse et Charolais)

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Portée de lapinoux

Et non je ne suis vraiment pas décidée à faire une vidéo.

 

Que faut-il travailler ?

Je crois que le travail principal est le travail sur Soi : Souplesse mentale, entrainement physique de bonne santé, aptitude à ne pas obéir jusqu’à la stupidité à des règles et valeurs qui ne vous appartiennent pas.

Le reste se fera dès l’ors que vous aurez fait votre propre choix conscient et cohérent d’une ligne de conduite vous correspondant quelle qu’elle soit !

Elizabeth sieste 02 

Travailler comme on doit, se reposer comme on peut

 

Le jour d'après;déconfinement;survie agricole:autonomie alimentaire

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